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Dimanche 18 octobre 2009

Tout a été dit sur l'ascension fulgurante de l'icône en vogue de la méritocratie républicaine, Jean Sarkozy. Vingt-trois ans, une année de fac de validée (et une de ratée), et le tour est joué, l'EPAD c'est lui.

Jean Sarkozy nous insupporte. Il a une tête de petit con neuilléen fringué en Ralph Lauren. Polo rose et cheveux longs, champagne et scooter, école privée et femme friquée. Ce gosse mériterait des claques à plusieurs titres, tant le péché des origines n'est pas le seul motif de hargne que les Français lui vouent. Car si Jean Sarkozy avait travaillé, réussi des concours, fait des études, on se réjouirait peut-être de sa chance à la naissance : il aurait aurait fait fructifié les nombreux talents reçus et aurait mérité son succès, conformément à la parabole. Hélas, bien au contraire, l'ensemble des gens sérieux et travailleurs (et en particulier des étudiants qui étudient) est horripilé par cette affaire et on les comprend. Les interventions télévisées de Jean Sarkozy aggravent son cas : on voit cette tête de prépubère s'exprimer comme un vieux briscard de la politique rompu aux coups tordus, et on est terrifié : la gestuelle comme la langue de bois ne parviennent pas à camoufler le néant total du discours.

L'ombre de la vilaine marraine Isabelle Balkany plane sur cette affaire d'EPAD : le petit Jean est l'instrument d'un règlement de compte qui n'en finit pas, et Devedjian passe encore une fois pour l'idiot de service (certes, à 65 ans sa retraite est légitime).

A la lecture des réactions, la servilité totale des élus de droite fout le bourdon aux hommes honnêtes : aucun n'ose émettre la moindre critique, y compris les plus sérieux. A ce titre, l'interview de Copé au journal Le Monde est à désespérer de la politique : ce genre de mauvaise foi fait le lit de l'antiparlementarisme. Le pompon revient quand même à Thierry Solère, élu mineur des Hauts-de-Seine (adjoint au maire de Boulogne-Billancourt et conseiller général), réussit quand même à parler de talent héréditaire au sujet de Jean Sarkozy, et ce au moyen d'une métaphore surréaliste : le fils de Zidane serait sans doute un grand footballeur : théorie de type raciste qui nous rappelle ainsi les heures les plus sombres de notre histoire (mais, n'étant pas de la race des seigneurs, je fais sans doute preuve de myopie sur la question).

En tout cas, c'est promis, je ne me moquerai plus du Centrafrique de Bokassa.

Par Peronito - Publié dans : Microcosme - Communauté : Les blogs républicains
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Vendredi 11 septembre 2009

La grande idée de communication du Modem consistait à apparaître comme des gens neufs. Après le "ni droite ni gauche" cher au Front National d'antan et qui connut son heure de gloire, c'est désormais François Bayrou "et sa clique" (comme dirait l'agence Chine Nouvelle) qui s'accapare de la même idée. Le PS et l'UMP serait les deux mamelles flasques et usées de la même conception périmée de faire de la politique. Pour le MoDem, le paysage est simple : un décor de vieux partis, vieux lideurs, vieilles méthodes. Et au milieu se dresse François Bayrou, l'homo novus. La posture théâtrale de l'ancien ministre de l'Education de Balladur et de Juppé fait rire, mais elle touche sans doute quelques idéalistes déçus. A défaut de preuve, accordons seulement à Bayrou la sincérité : il a fait son chemin de Damas et croit intimement qu'il est la Bernadette Soubirous de la politique, même si ça nous fait rire.

Les séides de Bayrou, qu'ils croient ou non au discours messianique du chef, le singent quand même volontiers, tant celui-ci fait vendre et attire de nouvelles têtes en politique.

Dans le genre, la palme de la plus mauvaise parodie revient sans conteste à l'inénarrable Quitterie Delmas et à sa bande de copines. Quitterie Delmas est une trentenaire parisienne, jeune maman qui travaille, jolie et moderne. Son credo, c'est la politique autrement, faite par une femme neuve. Son moyen, c'est un blog, popularisé par la presse nationale et des disciples à l'enthousiasme effrayant (jetez un oeil au blog et lisez la prose sucrée de Hervé Torchet, vous comprendrez). Le blog de Quitterie atteint les sommets du parisianisme. Il dégouline de consensus mou très politiquement correct, et les articles publiés sont autant d'indignations soigneusement étudiées et très dans l'air du temps. Un fan-club bruyant assure la bonne garde des commentaires : gare à la leçon de morale lourdingue dès lors que vous témoignerez trop tièdement de votre admiration pour Mrs Q., ou - pire! - que vous oserez mettre en doute ses oracles.

Car il s'agit d'oracles. Les phrases nominales, exclamatives si possibles, marquent une envie de révolte toujours à son comble. Le thérapeute y verrait même volontiers de l'hystérie. On évite en revanche la succession sujet - verbe - complément, structure qui obligerait l'auteur à exposer une pensée cohérente. Sur le blog de Quitterie, c'est le pathos qui règne en maître.

La fraîcheur de Quitterie Delmas sonne faux, archi-faux. Et en effet, derrière l'argument marketing de la femme neuve et moderne se cache l'indicible : Quitterie Delmas, cette jeune et fraîche inconnue, est en réalité l'archétype de la politicienne "ancienne mode": un pur produit du microcosme. Quitterie Delmas, assistante parlementaire de profession et en mal de notoriété, hante depuis des années les couloirs de l'assemblée nationale en se rêvant un destin. Pis, la passionaria des brasseries de la rive gauche porte pour nom de jeune fille Quitterie de Villepin. Elle est la nièce de Dominique de Villepin, celui de l'affaire Clearstream.

Issue d'une famille aristocratique avec tonton politicien, Quitterie passe donc une jeunesse dorée classique. Scolarité dans le privé, du lycée des Yvelines à l'école de commerce en Anjou, puis grouillottage dans le milieu parlementaire. Elle réunit encore son cyber-staff au Bourbon, brasserie chic avec vue sur l'Assemblée : the place to be pour tous les Rastignac de la politique. C'est que, loin des caméras, Quitterie aime à se sentir partie du sérail. Cette vanité à elle seule trahit son image de "nouvelle venue de la politique autrement". Un paradoxe qui confine au foutage de gueule de l'électeur MoDem. Ce parti, quel que soit le verni arc-en-ciel dont il se pare au gré des scrutins, reste indécrottablement ce qu'il est : la version bo-bo de l'UDF des notables, l'hypocrisie en plus et les convictions en moins. Foi de républicain, il fallait faire tomber ce masque hypocrite!

Pour la petite histoire, Quitterie a quitté le MoDem. Elle se répand sur son blog, lyrique et pleurnicharde. On se perd en conjectures sur les raisons de la rupture : ambitions frustrées, besoin d'attention, drame passionnel ou chantage affectif... Toujours est-il que c'est une rupture moderne : on reste amis. Alors Quitterie boude. Sans pouvoir s'empêcher de se raccrocher encore un peu à cette image européenne, jeune, moderne, qui a fait son ascension. Ne dit-on pas que la vanité est le péché féminin?

Adieu, Dame Quitterie!

Par Peronito - Publié dans : Microcosme - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 5 septembre 2009

Les activités de conseil, cycliques par excellence, n'échappent pas à la crise. Les entreprises, qui tâchent de survivre à court terme, ne lancent plus de grands projets de transformation ; les consultants sont désoeuvrés. Inaction, gels des recrutements voire rumeurs de licenciements rendent le consultant morose. Seul secteur qui a encore le vent en poupe : le secteur public. Grande spécialité de BearingPoint, le conseil auprès de l'Etat ne cesse de se porter au mieux : qu'il s'agisse de la RGPP ou de la mise en place du système d'information interministériel Chorus, on est loin de la sous-activité.

BearingPoint France connaît cependant quelques soucis. Ceux-ci sont autant liés aux mésaventures de la maison mère américaine, dont il faut éponger les dettes, qu'à la fameuse crise, toujours la même, qu'on ne présente plus.  La société s'est montré, depuis quelques mois, extrêmement imaginative pour faire des économies dites indolores (entendez : moins douloureuses que des licenciements) : gel des augmentations en mars, mesures de flexibilité en mai, et mesure de chômage technique en août. C'est cette dernière qui mérite notre attention.

Un suspense insoutenable aura accompagné le projet de deux semaines de chômage partiel au mois d'août. L'administration allait-elle autoriser cela? On pouvait raisonnablement en douter. En effet, non-seulement le cabinet restait bénéficiaire à ce jour, mais surtout, le mois d'août est traditionnellement la période de vacances pour les consultants : le client est en vacances, donc le consultant aussi. C'est l'aspect saisonnier du métier. Le financement par l'Etat de la sous-activité estivale était donc une idée de génie. Il suffisait d'y penser. Et la DDTE des Hauts-de-Seine n'a rien trouvé à redire!

Le chômage partiel aura permis à BearingPoint une économie de 1,8 million d'euros, à en croire la littérature syndicale de la maison (les consultants parlent de 2 millions, ce qui donnerait crédit aux propos du consultant de Force Ouvrière - oui, nous en avons trouvé un). La mesure aura permis de verser aux collaborateurs de ce cabinet leur tradionnelle prime de vacances et dont le paiement, fin août, aura rendu à peu près indolore le chômage partiel. On pourra certes objecter que l'abus n'est pas aussi significatif que les primes aux traders (qui jouent avec l'argent de votre compte courant tandis que les contribuables que vous êtes aidez les banques). Il n'empêche : cela ressemble tout de même à une mauvaise blague.

Rendons hommage aux dirigeants de BearingPoint. Non contents de vendre de coûteux projets de transformation à l'Etat, ils parviennent à faire subventionner par l'Etat - c'est-à-dire par les contribuables que nous sommes - les salaires et les primes de leurs consultants. Et ils s'en vantent, fiers d'avoir inventé une politique sociale innovante... avec l'argent des autres! Une telle maîtrise des rouages laisse rêveur.

Par Secrétaire Général - Publié dans : Société - Communauté : Les blogs républicains
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Vendredi 26 juin 2009

Guillaume Peltier, naguère bras droit "jeune" et directeur de campagne de Villiers, finit sa trajectoire de météorite à l'UMP d'Indre-et-Loire.

Après de bons et médiatiques services au MPF, on apprend en effet aujourd'hui que son passage à l'UMP est sur le point d'être officialisé, avec à la clef une candidature possible aux cantonales. Tu es poussière et tu retourneras à la poussière... 

Par Secrétaire Général - Publié dans : Microcosme - Communauté : Libre parole
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Samedi 6 juin 2009

La campagne pour les élections européennes de demain était d'une fadeur rarement atteinte, et dans le fond (que l'on a touché), et dans la forme (soporifique). seul petit piment (d'Espelette) : la sortie de Bayrou face au gauchiste Daniel Cohn. Bayrou, rebondissant sur le terme "ignominie" employé par l'autre, a fait allusion à une vieille histoire : c'était dans les années 70 et Dany le rouge vantait les mérites du sexe pour les enfants. Coup bas objectif de Bayrou, certes, sur un sujet tellement à la mode, certes-bis.

Mais voilà : tout le monde a accâblé ce pauvre Bayrou et l'a traité de monstre, avec une emphase très suspecte. Car enfin, si le procédé employé par le Béarnais est contestable, il n'en est pas moins un "classique" de la politique que tous ou presque pratiquent à l'occasion! Qui ne reparle pas du bruit et de l'odeur à Jacques Chirac? Des points de détail à Le Pen? (etc, etc.). Les réactions excessives de tous les parangons en disent long sur la détestation qu'on porte à François Bayrou. Peu suspects de sympathie politique pour l'homme, l'affaire nous le rend sympathique tant, au-delà du procédé du vieux dossier, le sujet de fond est grave : quand Morin qualifie quasiment Bayrou de fou, d'homme "qui perd tous ses repères", n'est-il pas en train d'inverser les rôles? N'est-ce pas l'apologue de la sexualité infantile qui a, depuis longtemps, perdu ses repères? On pourrait - on devrait, même - exiger de Cohn-Bendit un long développement sur ces thèmes, car c'est bien l'ambiguïté entretenue sur ses théories de jeunesse qui est la cause première des attaques de Bayrou, et non la perte de repères de Bayrou lui-même.

Morin, Bertrand, Bachelot et les autres ne sont animés que par des motifs politiciens : Bayrou est l'homme à abattre et tous les moyens sont bons. Ce faisant, en occultant purement et simplement la question de fond, ils jouent avec le feu et laissent croire qu'ils minorent la gravité du sujet... Tandis que Bayrou, exaspérant qu'il est dans son rôle d'instituteur "IIIème République", a au moins la morale pour lui, nous affirmons, nous, que c'est ce pauvre Morin qui a perdu tous ses repères!

Par Secrétaire Général - Publié dans : Journal de campagne - Communauté : Libre parole
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Mardi 25 novembre 2008

Ségolène n'est pas mon parti [...]. Martine, elle, est archaïque, ringarde, c'est une salope. Elle m'a tué, mais c'est mon parti.

 

Bertrand Delanoë, in Le Canard Enchaîné, 19 novembre 2008 (page 2).

Par Secrétaire Général - Publié dans : Socialisme à visage humain - Communauté : Contre Ségolène Royal et le PS
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Dimanche 23 novembre 2008

Quel heureux dénouement! On pouvait craindre le pire : en opposant deux candidates au tempérament de feu (voire au caractère insupportable), les socialistes se sont offert un beau crêpage de chignons qui aurait pu très mal finir. Or le résultat dépasse toutes les espérances : c'est Margolène Robry qui a été élue.

 

A tous les sympathisants socialistes, à tous les ténors en mal de chef d'orchestre, Margolène apporte enfin clarté et force de volonté. Après la gestion en rondeurs de François Hollande, la ligne claire tant attendue, la voici!

 

C'était un match entre raison et sentiment, entre militants et supporters, entre le centre et l'aile gauche.... La synthèse issue des urnes est parfaite, exemple d'équilibre subtil et de conciliation des contraires : foi et raison, pour et contre le MoDem à la fois, les Chtis et les Provençaux tous ensemble. Aucun doute, le nouveau PS est arrivé.

 

Nous présentons tous nos voeux de succès à Margolène qui, nous n'en doutons pas, va nous faire rêver encore longtemps!

Par Peronito - Publié dans : Socialisme à visage humain - Communauté : Contre Ségolène Royal et le PS
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Mardi 11 novembre 2008

M. le président, félicitations ! Au terme d'une brillante campagne, qui, toute proportion gardée, nous en rappelle une autre, vous avez brillament conquis la Maison Blanche et emporté une victoire historique.
 
Je ne reviens pas sur ce qui a déjà l'objet de nombreuses analyses : un président Noir, 45 ans après le "I have a dream" de Martin Luther King, dans un pays encore hanté par l'esclavage, la guerre de Sécession, la ségrégation et le racisme ordinaire d'une société dite multiculturelle ou multiraciale.
 
Je m'attarde seulement sur l'espoir que suscite votre élection. Un espoir - je le dis pour mes détracteurs et néanmoins amis de la Démocratie Nationale - qui n'a rien à voir avec ce doux parfum léger et bobo qui amène le monde à s'extasier devant le triomphe (néanmoins historique) d'un métis qui a vécu en Indonésie et triomphé des Clinton comme des Républicains.
 
Cet espoir est proportionnel à l'ampleur du rejet, du ressentiment, voire même du dégoût qu'inspire l'Administration Bush au monde en général et à la France (qu'elle soit gaulliste ou gauchiste !) en particulier.
 
Il est également à la mesure de la crainte que pouvait inspirer l'accession d'une nouvelle néo-conservatrice à la vice-présidence et pourquoi pas (à 72 ans, un drame est si vite arrivé) à la présidence. Mme Palin, sans sombrer dans la critique caricaturale, je ne crois définitivement pas que le seul critère pour savoir si une personne est digne ou non d'assumer la direction d'un pays soit sa position sur l'avortement. Pro-life ou pro-choice, qu'est-ce que cela a à voir avec la gestion de deux guerres et d'une crise économique ?
 
Cet espoir est néanmoins raisonné et vigilant. Mr Obama, nous nous y attendons et c'est tout simplement votre mission, vous avez en charge les intérêts suprêmes de l'Amérique et vous les défendrez de toute votre force jusqu'au terme de votre mandat. Vous n'hésiterez pas une seconde à essayer d'affirmer votre leadership et à profiter de votre charisme et de votre aura pour l'imposer. Pas plus qu'hier, nous n'accepterons, nous vieux Français et Européens, d'être des vassaux. Plus qu'hier en revanche, nous vous attendons avec impatience pour éteindre l'incendie financier, faire progresser la paix au Proche-Orient et restaurer avec nous le dialogue des civilisations.
 
La tâche est immense. Vous n'êtes pas un dieu, ni même un surhomme. Vous avez cependant montré à une époque où beaucoup en doutent (j'en ai fait partie) que la volonté politique n'est pas rien et qu'elle peut faire bouger les choses.

Par Kléber - Publié dans : Points de vue - Communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 22 octobre 2008

Toujours désireux d'expliquer à nos lecteurs les maux du monde dans un langage qu'ils puissent comprendre, le RDN est heureux de vous offrir cette parabole pour illustrer les subprimes. Nous sommes sûrs que chacun saura s'identifier sans difficulté aux protagonistes de notre petite histoire et mieux comprendre ainsi les rouages complexes des marchés financiers.

Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée.

Vu qu'elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge. Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).

Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays. Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes. La buvette de Mme. Ginette fait faillite. Et le monde entier l'a dans l'os...

Par Alcoolique Anonyme - Publié dans : Gaudriole - Communauté : Libre parole
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Jeudi 11 septembre 2008
Par Secrétaire Général - Publié dans : Le monde est fou - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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