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Mardi 29 avril 2008

Voici un texte qui circule dans l'armée. Il en dit long sur le malaise de nos soldats...

"27 juin 2018, manifestation de passation de management de la base de sécurité et défense de X...

Le commentateur : Mesdames, Messieurs,

La manifestation à laquelle vous allez assister est organisée à l'occasion de la passation de commandance de la base de sécurité et défense de X... Elle est placée sous le haut patronage de M. le Haut manager à la défense, près le ministère de la sécurité.. Sur les rangs, de l'extrême gauche vers la gauche, vous reconnaîtrez : l'agence de management de la base, la task-force de l'out-sourcing, la cellule de benchmarking, le bureau des ingénieurs civils pilotes de drones et robots, le bureau des commandos de la guerre virtuelle, le bureau des experts de systèmes de systèmes, le bureau du contrôle de gestion, les délégations syndicales, la société de transports contractualisés, l'entreprise de maintenance externalisée, le comité local de vigilance contre la résurgence du militarisme, les pompiers de la municipalité, une délégation de la gendarmolice, une délégation de consultants.

Par devoir de mémoire et respect humanitaire, une délégation de l'association des anciens militaires et de drapeaux des anciens régiments et bases aériennes dissous a été conviée. Elle est placée à l'extrême droite du dispositif..

La manifestation commencera par une allocution du délégué à la défense de la préfecture régionale, qui prononcera la formule de passation de commandance : "Vous reconnaîtrez désormais pour manager l'attaché principal d'administration Jean Civil, ici présent, et vous vous concerterez sur tout ce qu'il vous proposera, pour le bien du service, l'observation des lois, le respect de la réglementation et la garantie de la sécurité de la France".

Il est rappelé que :

- par solidarité avec les personnes à mobilité réduite, il est recommandé de ne pas se lever pendant que le DJ fera jouer le MP3 de l'hymne national "La Lilloise" ;

- lorsque que le délégué criera "Et par le ministre", vous êtes invités à répondre, avec les collaborateurs de la base, "vive la sécurité !".

Cette première partie de la manifestation sera suivie d'une marche éco-citoyenne de proximité et de solidarité républicaines, organisée selon le rituel officiel établi par M. Découfflé, président du comité de démilitarisation des manifestations de la défense. Le DJ diffusera la version remixée de l'hymne de la défense "Civils et volontaires". Vous êtes bien entendu invités à chanter en profitant de l'écran géant de karaoké placé en fond de tableau.

Enfin, un buffet payant vous sera servi par la société Sodexho. Une partie des bénéfices sera versée à l'Association de secours aux anciens militaires devenus SDF (ASAM-DSDF), l'autre partie étant au profit des associations Greenpeace, DAL et ATTAC."

par Secrétaire Général publié dans : Politique fiction communauté : Libre parole
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Samedi 26 avril 2008

La cour d'appel de Rennes a condamné Ségolène Royal de ne pas avoir payé ses employées. Royal crie évidemment à l'injustice et se déclare prête à aller en cassation. Un petit rappel s'impose alors : la cour de cassation ne juge pas sur le fond, et si jusqu'en appel Ségolène Royal pouvait se prévaloir de la présomption d'innocence, tel n'est plus le cas aujourd'hui : aux yeux de la justice, Madame Royal est coupable. La pirouette qui laisserait croire que Madame Royal serait rejugée et déclarée innocente sur le fond du dossier est un mensonge choquant - nous ne sommes pas dans une république bananière mais dans un état de droit.

D'ailleurs, si l'on en croit les éléments du dossier parus dans la presse, les témoignages de personnels de l'assemblée national, l'histoire est en effet effarante.

Ségolène Royal est justement à un moment crucial où elle tente de se positionner, pour la tête du PS et pour l'élection présidentielle prochaine (déjà!) - c'est peut dire que l'histoire fait désordre! Alors, elle a beau accuser de diffamations ceux qui constatent simplement sa condamnation, les plus accrobatiques pirouettes n'y feront rien : l'ordre juste ça aurait dû commencer à la porte son bureau.

par Peronito publié dans : Socialisme à visage humain communauté : Contre Ségolène Royal et le PS
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Samedi 19 avril 2008

Des sauvageons ont caillassé le mur de la paix. Ce n'est pas bien. Mais c'est une occasion inespérée pour débarrasser le champ de Mars de cette vilaine verrue. Le mur de la paix était un monument provisoire : happening maçonnique d'une artiste (mal) inspirée, Clara Halter (femme d'un écrivain dont j'oublie le nom). Le provisoire a trop duré. If faut dire que ça devait être si plaisant aux bobos à vélib' d'avoir ce truc en plastique sur le champ du dieu de la guerre et face à l'école militaire.

Je sais bien qu'au pied du mur tous les alcooliques du quartier viennent trinquer à la paix universelle ; je sais bien que la jeunesse encannabissée vient y fumer le calumet de la paix ; je sais que la bourgeoisie locale aime aussi y célébrer la concorde sociale entre gens de même milieu, lors de pique-niques mondains arrosés au champagne.

Mais s'il vous plaît, ce mur est vraiment trop moche. Qu'on l'enlève!

par Peronito publié dans : Culture communauté : Vu de droite
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Vendredi 4 avril 2008

La banderole « anti-ch'tis » exhibée par des supporters du PSG lors du match PSG-Lens le 29 mars semble être devenue une affaire d'Etat: recherche d'ADN, promesses de dissolution des clubs de supporters concernés et « d'éradication de ces gens-là des clubs », jusqu'au Président de la République qui reçoit solennellement le maire de Lens et le président du club...

Tout cela pour une banderole - imbécile, certes - dévoilée entre 22h18 et 22h21... Qui n'avait d'ailleurs rien d'extraordinaire: la compétition est intense sur ce terrain entre supporters, à celui qui trouvera l'injure la plus frappante, la provocation la plus belle... Pourquoi tant d'émotion, alors? En fait, ces réactions sont révélatrices d'une triple évolution, du foot-ball, de la société et de la politique.

Normalisation du football, d'abord. Les clubs de supporters sont les dernières traces d'un foot populaire, où à travers le club le populo trouve à la fois une distraction, une cause de fierté dans un quotidien qui en manque quelque peu et aussi, c'est vrai, le moyen, d'évacuer quelques frustrations, dont l'expression est interdite ailleurs. Or ce foot populaire ne convient pas à ces instances dirigeantes, qui rêvent d'un spectacle aseptisé augmentant l'audience. En plus, ces salauds de pauvres n'ont pas assez d'argent! Leur rêve (à peine secret), c'est l'Angleterre, où le problème du hooliganisme a été réglé moins par des mesures préventives que par l'augmentation du prix de billet; permettant à Manchester d'être si rentable.

Normalisation de la société, dans laquelle toute violence, surtout symbolique, est devenue de plus en plus inacceptable. Il ne saurait guère être question de racisme entre Parisiens et Lensois, mais peu importe: incitation à la haine. Surtout, ne pas risquer de blesser quiconque, d'écorcher quelque moi un peu douillet...

Diversion politique, enfin. Tant que l'on se focalise sur cette banderole, on ne parle pas de pouvoir d'achat, de sécurité, etc. Les Boulogne Boys seront dissous: dormez tranquilles, braves gens!

par Vulgum Pecus publié dans : Société communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 1 avril 2008

Le guide de la révolution verte a reçu le baptême dimanche dernier, des mains du Métropolite Paul, un archevêque de l'Eglise orthodoxe chypriote.

Depuis quelques mois, les observateurs attentifs des discours imprévus de Khadafi avaient souligné l'omniprésence du thème du retour aux racines gréco-romaines et chrétiennes de la Libye - véritable nouvelle lubie du dirigeant fou. Mouammar Khadafi laissait également entrevoir le besoin de combler un vide d'identité : comment refonder une identité nationale et en même temps appuyer la politique extérieure libyenne? La quête de figures nationales suggérait facilement quelques modèles célèbres et/ou honorés (Scipion et Massinissa, Septime Sévère, mais aussi les saints Marc, Théodore...) qui feraient de la Libye un pont entre l'Afrique et l'Europe. En les proposant à son peuple, Khadafi veut redonner une histoire à la nation libyenne. Il justifie en même temps le revirement diplomatique récent de la Libye - illustré par une retentissante tournée en Europe -, et cherche enfin à susciter l'adhésion africaine autour d'un projet novateur - et libyen - pour un continent en déshérence. Tel est le nouveau mythe khadafiste. On ne peut bien sûr exclure une quête personnelle, plus ou moins mystique...

Le choix de l'orthodoxie grecque apparaît alors logique : l'Orient est le parent pauvre de l'Europe. La Libye s'y associe désormais et vient se tenir aux marches de l'Occident (à la culture bien trop libérale, parlementaire, assagie pour que la Libye choisisse Rome plutôt que Constantinople). L'appel au prélat chypriote, successeur méconnu de la série des Makarios lui permet aussi de joindre l'utile à l'agréable : non seulement Khadafi fait un pied de nez remarqué à la Turquie, pays laïc, américanophile et pro-israélien, mais, après l'élection présidentielle chypriote, il offre une revanche aux partisans de l'ênosis et à leur chef le Métropolite Paul, connu pour son activisme. Le synode de l'Eglise chypriote n'avait-il pas voté contre le plan de réunification de l'ONU ? Quant au sulfureux évêque, il menace encore les mauvais réunificateurs de damnation...

Pour redorer leur blason, les partisans de la réunification de Chypre à la Grèce auraient cependant pu trouver meilleur appui que le colonel Khadafi (on déplore qu'un évêque se prête avec autant d'allégresse à cette mascarade!).

La mise en scène burlesque et quasi-christique de Khadafi planté au milieu du fleuve et recevant l'onction du baptême, le choix du prénom chrétien et impérial de Constantin réaffirment les ambitions mégalomaniaques de Khadafi.

Malgré les déclamations grandiloquentes sur l'air de cujus regio ejus religio, il n'est pas certain que l'on assiste à des baptêmes en masse de libyens sincères. Tout au plus peut-on espérer la floraison de quelques églises octogonales décorées de pantokrator à la ressemblance troublante avec Constantin-Mouammar... voire l'écriture d'une liturgie byzantine libyenne innovante, seule digne de chanter ses louanges.

par Secrétaire Général publié dans : Politique fiction communauté : Vu de droite
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Mardi 25 mars 2008

Les premières élections législatives avaient lieu au Bhoutan hier. Jusqu'ici ce royaume himalayen relativement méconnu (si ce n'est des champions du Traveler IQ challenge ou du Trivial Pursuit) était une monarchie absolue. Une sorte de monarque éclairé, le roi Jigme Singye Wangchuck, y prépare depuis 2001 une vraie révolution des mentalités : Sa Majesté a d'abord promulgué une constitution et a confié une partie de ses pouvoirs à un conseil des ministres. Ella a ensuite cédé le trône à son fils de 28 ans, Jigme Khesar Nagmyel Wangchuck, retourné dans ses montagnes natales après un séjour étudiant à Oxford.

C'est donc le parti unifié du Bhoutan qui a gagné les élections, obtenant 44 sièges sur 47 à la toute nouvelle assemblée nationale bhoutanaise. Son chef Jigmi Thinley deviendra donc le premier premier ministre démocratiquement élu. Les électeurs ont joué un bon tour au parti victorieux : "une stupéfaction totale règne au sein du parti. Les résultats dépassent largement toutes nos attentes!", a même déclaré le porte parole du parti - des propos que nous n'entendrions pas dans la bouche de François Hollande (ni de Patrick Devedjian, soyons honnêtes).

Le programme des deux partis en lice était de fait assez proche. Les préoccupations des bhoutanais sont principalement l'économie (un fort taux de chômage touche les jeunes) et le développement d'infrastructures, routières notamment, afin de désenclaver ce pays sans routes (il n'y a pas de feux tricolores à Thimbu paraît-il), dans lequel la télévision n'a été autorisée qu'en 1999, internet en 2000 et le tabac toujours interdit. Dans ses relations internationales, un problème ancien de minorité népalophone parasite les relations entre le Bhoutan et le Népal (pays non frontalier mais néanmoins proche, séparé d'à peine quelques cols). Beaucoup de Bhoutanais parlant népali ont quitté le pays du fait de la politique d'imposition du tibétain (on parle au Bhoutan un dialecte tibétain appelé dzongkha) et perdu leur nationalité. Le problème n'est toujours pas réglé. Malgré tout, ce petit pays est l'inventeur du concept de bonheur national brut, à la popularité bien supérieure à sa valeur scientifique...

Autant dire que dans le Bhoutan de demain, entre le roi et ses sujets, ensemble tout devient possible!

par Secrétaire Général publié dans : Le monde est beau communauté : Relations Internationales
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Dimanche 23 mars 2008

Carla Bruni est enceinte. C'est le quotidien israélien Haaretz qui l'annonçait il y a une quinzaine de jours. L'information, passée sous silence en France, nous vient de journalistes d'un grand hebdomadaire de droite et d'une radio nationale qui diffuse une émission humoristique célèbre à 16h.

Le président et sa femme vont donc avoir un bébé. L'information en soi n'a pas grand intérêt (si ce n'est pour Jean Sarkozy, qui va avoir un nouveau petit frère ou soeur qui pourrait lui ravir la vedette). Ce qui attire notre attention, c'est justement le silence de la presse. Sous la présidence Sarkozy c'est nouveau! 
Pressions, peur, chape de plomb? Probablement pas. Juste un grand désarroi de la part des journalistes qui ne savent comment traiter l'information.

C'est que le précédent du sms présidentiel a fait des ravages. La publication du message était maladroite, indélicate pour la future femme. Elle a aussi été cataclysmique pour la source supposée de l'information sulfureuse. En effet, on a soupçonné David Martinon - quelqu'un de l'entourage du président et proche de Cécilia - d'être la source, ce qui ne serait pas étranger à son éviction de Neuilly et à son départ de l'Elysée. La peur de refaire une gaffe est donc forte. Il faudra attendre un peu pour apprendre officiellement l'heureux événement.

Nous voici revenus à un exercice du pouvoir plus discret. Adieu l'hyper-transparence bling-bling?

par Peronito publié dans : Pipole communauté : Les blogs républicains
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Lundi 17 mars 2008

A Tarbes, Gérard Trémège a été triomphalement réélu contre Jean Glavany, par 54,3% des voix contre 45,7%. Dans cette ville historiquement de gauche, qui avait voté pour Ségolène Royal à 56,6% il y a quelques mois, le maire sortant UMP réussit un bel exploit.

Le RDN se félicite vivement de cette victoire extraordinaire contre l'ancien directeur de campagne de Jospin - victoire qui contredit tous les sondages publiés avant l'élection. C'est ainsi - têtue! - que nous aimons la démocratie.

Nous avions décidé d'apporter un soutien officiel, franc et massif, dans cette ville symbole du sud-ouest, à Gérard Trémège. Nous nous réjouissons de constater que notre appui moral et logistique a porté ses fruits. Les Tarbais, las des ravages du communisme municipal et heureux de la transformation de leur ville sous la première mandature Trémège, ont renouvelé leur confiance à leur excellent maire. Rien n'y aura fait, ni la campagne tristement politicarde de la gauche, ni l'appui éhonté de la Dépêche du Midi : les Tarbais n'aiment pas qu'on leur dicte ce qu'ils doivent penser.

A l'aube de cette nouvelle ère de progrès pour Tarbes, nous réitérons tous nos voeux de succès à la nouvelle municipalité!

par Président publié dans : Elections communauté : Toulouse Politique
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Lundi 10 mars 2008

Malgré le score décevant de la majorité, la claque annoncée n'a pas eu lieu lors de ce premier tour (alors même que les candidats s'apprêtaient à tendre leur joue droite à Besancenot!). Le tour de France en quelques lignes :

Lyon : réélection de Gérard Collomb (PS) au premier tour. Perben est atomisé ; il conviendra un jour de tirer enfin les conséquences du fiasco lyonnais!

Paris : l'avance très nette de Delanoë n'est pas surprenante. Face à la nullité crasse de Panafieu (dont le caprice de petite fille - être candidate envers et contre tous - coûte cher), les Parisiens ont fait le choix de la compétence voire de l'ouverture d'esprit. Après tout, Delanoë n'exclut ni l'idée d'un grand Paris, ni la construction de tours - c'est-à-dire de nouveaux quartiers (d'affaires). Cela reste une maigre consolation face à l'insignifiance et l'indigence de l'opposition municipale.

Toulouse : le résultat de Moudenc (arrivé en tête avec 42,6% des voix contre 39% au PS) nous rend relativement optimistes pour une ville que l'on disait perdue d'avance! Le second tour sera serré, mais jouable! Toi, ô Toulousain qui nous lit, cours voter, et vote bien dimanche prochain!

Marseille : les média s'étaient déchaînés en une caballe anti-Gaudin peu avant le premier tour. Le pittoresque maire de Marseille arrive tout de même en tête du ballotage contre Guérini. Le faible du Front National à Marseille (en moyenne 7%) ne lui permet globalement pas de se maintenir pour jouer les trouble-fête, ce qui privera, espérons-le, la gauche de marche-pied.

Nantes : après avoir fiché (et neutralisé?) les opposants notoires, Ayrault a été très confortablement réélu... malgré sa gestion de la ville jugée assez piteuse.

Bordeaux : la réélection extraordinaire de Juppé restera la meilleure surprise de ce premier tour. Son adversaire, le président de la région Aquitaine (dont j'ai déjà oublié le nom), est déjà en route pour les oubliettes de l'histoire.

Tarbes : le maire actuel Gérard Trémège a reçu plus de 47% des suffrages, contre 38% à Glavany. Quant au candidat MoDem, avec 9% des suffrages exprimés, il ne peut se maintenir. C'est de très bonne augure pour le second tour!

Limoges : le brejnévo-titiste Alain Rodet est réélu dès le premier tour avec plus de 56% des voix. Limoges n'est pas près de sortir du marasme : l'expression "limoger quelqu'un" a de beaux jours devant elle...

Caen : la ville est menacée après le bon score de Philippe Duron, président de la région Basse-Normandie, face au maire UMP sortant. Pas de triangulaire à Caen, tout se jouera donc sur les reports, a priori favorables à la gauche.

Annecy : large réélection de Jean-Luc Rigaut au premier tour. Le candidat socialiste caracole à 15%...

Ecouen : l'indéboulonnable sénateur-maire socialiste est à 40%, auxquels il faut ajouter les 24% d'une liste divers gauche. Jacquet, le candidat UMP, est en difficulté malgré une campagne d'une rare qualité, menée avec entrain et brio.

par Secrétaire Général publié dans : Elections communauté : Vu de droite
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Mercredi 5 mars 2008

undefinedUne déclaration burlesque du FLNC Union des combattants est passée relativement inaperçue. Elle mériterait pourtant que les politiques fassent appel à leur capacité d'indignation car voici enfin une vraie raison d'être scandalisé.

Le FLNC-UC a donc émis mercredi dernier la communication suivante : "Nous conseillons aux Français étrangers aux intérêts vitaux de notre terre de ne pas se rendre aux urnes". La suite est également d'une grande finesse : "la colonie française de peuplement ne peut en aucun cas décider du destin politique de la nation corse".

Qu'est-ce que le FLNC-UC? La énième scission d'un groupuscule mafieux réclamant tantôt l'autonomie tantôt l'indépendance de la Corse, mais surtout de ne point payer d'impôt et d'obtenir des prêts à taux préférentiel de la part du Crédit Agricole. Il s'agit une bande de bergers et de paysans voyous, excités par quelques intellectuels auto-proclamés titulaires d'un DEUG à l'Université Pacale Paoli de Corte (puisque pour dépasser le DEUG il aurait fallu aller sur le continent). En d'autres termes, des brutes bêtes et méchantes - très bêtes et très méchantes même, puisque cette engeance-ci est partisane de la lutte armée même en dehors des périodes de chasse. Leur jargon qui juxtapose des mots lus dans des livres ("colonie de peuplement", "nation", "destin") n'y changera rien : derrière le salmigondis, le petit banditisme.

undefinedC'est dommage. La Corse est une région magnifique, partie intégrante de la République et de son histoire, berceau de Bonaparte et qui préserve une culture riche. Tout cela est gâché par quelques agités du bocal encagoulés qui tentent de faire croire que I Muvrini et eux, c'est le même combat. Au RDN, où l'on écoute I Muvrini en boucle en espérant la réélection de Zuccarelli, on fait cependant la différence.

Jean-Pierre Chevènement est l'un des rares à avoir réagi aussi vivement qu'il le fallait : "Le FLNC est fidèle à lui-même, c'est-à-dire à l'ethnicisme [...]. C'est le refus de la République et ce sont des pressions inadmissibles exercées sur nos concitoyens". Quel réconfort lorsque c'est l'homme de la nation qui parle et non-plus le faire valoir républicain d'un candidat socialiste...

Nous donnerons donc deux conseils : 
- Nous conseillons au FLNC-UC d'aller se faire voir chez Pascal Paoli
- Nous encourageons vivement tous les citoyens français inscrits sur les listes électorale en Corse, de race corse pure ou pas (d'ailleurs comment peut-on le savoir?) de courir aller voter pour le candidat républicain de leur commune

Photo du haut : Emile Zuccarelli, maire de Bastia
Photo du bas : réunion conviviale d'humanistes corses

par Peronito publié dans : France communauté : Les blogs républicains
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