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Mercredi 5 mars 2008

undefinedUne déclaration burlesque du FLNC Union des combattants est passée relativement inaperçue. Elle mériterait pourtant que les politiques fassent appel à leur capacité d'indignation car voici enfin une vraie raison d'être scandalisé.

Le FLNC-UC a donc émis mercredi dernier la communication suivante : "Nous conseillons aux Français étrangers aux intérêts vitaux de notre terre de ne pas se rendre aux urnes". La suite est également d'une grande finesse : "la colonie française de peuplement ne peut en aucun cas décider du destin politique de la nation corse".

Qu'est-ce que le FLNC-UC? La énième scission d'un groupuscule mafieux réclamant tantôt l'autonomie tantôt l'indépendance de la Corse, mais surtout de ne point payer d'impôt et d'obtenir des prêts à taux préférentiel de la part du Crédit Agricole. Il s'agit une bande de bergers et de paysans voyous, excités par quelques intellectuels auto-proclamés titulaires d'un DEUG à l'Université Pacale Paoli de Corte (puisque pour dépasser le DEUG il aurait fallu aller sur le continent). En d'autres termes, des brutes bêtes et méchantes - très bêtes et très méchantes même, puisque cette engeance-ci est partisane de la lutte armée même en dehors des périodes de chasse. Leur jargon qui juxtapose des mots lus dans des livres ("colonie de peuplement", "nation", "destin") n'y changera rien : derrière le salmigondis, le petit banditisme.

undefinedC'est dommage. La Corse est une région magnifique, partie intégrante de la République et de son histoire, berceau de Bonaparte et qui préserve une culture riche. Tout cela est gâché par quelques agités du bocal encagoulés qui tentent de faire croire que I Muvrini et eux, c'est le même combat. Au RDN, où l'on écoute I Muvrini en boucle en espérant la réélection de Zuccarelli, on fait cependant la différence.

Jean-Pierre Chevènement est l'un des rares à avoir réagi aussi vivement qu'il le fallait : "Le FLNC est fidèle à lui-même, c'est-à-dire à l'ethnicisme [...]. C'est le refus de la République et ce sont des pressions inadmissibles exercées sur nos concitoyens". Quel réconfort lorsque c'est l'homme de la nation qui parle et non-plus le faire valoir républicain d'un candidat socialiste...

Nous donnerons donc deux conseils : 
- Nous conseillons au FLNC-UC d'aller se faire voir chez Pascal Paoli
- Nous encourageons vivement tous les citoyens français inscrits sur les listes électorale en Corse, de race corse pure ou pas (d'ailleurs comment peut-on le savoir?) de courir aller voter pour le candidat républicain de leur commune

Photo du haut : Emile Zuccarelli, maire de Bastia
Photo du bas : réunion conviviale d'humanistes corses

par Peronito publié dans : France communauté : Les blogs républicains
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Samedi 26 mai 2007
par Président publié dans : France
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Mercredi 9 mai 2007

Une page est tournée, adieu 1981 !

L’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République constitue le signe le plus visible d’une profonde rénovation de la vie politique française déjà entamée il y a quelques années. Les règles du jeu, les citoyens, le monde, tout a changé et remis en cause notre modèle politique fondé sur deux piliers : l’alternance systématique des équipes et la longévité des carrières.

Le maintien à la tête de l’Etat de celui qui a si bien incarné cet ancien modèle – Jacques Chirac qui fut si cher à nos cœurs de jeunes étudiants – a masqué l’entreprise de renouveau déjà amorcée sous l’effet conjugué du quinquennat, du développement d’Internet ou encore de la modernisation de l’ensemble de nos voisins et alliés.

Il aura donc fallu attendre le 6 mai 2007 pour marquer une « rupture » nette et définitive avec deux lois électorales qui ont paralysé et ringardisé notre vie politique.

Rupture d’abord avec celle qui voulait que, pour entrer à l’Elysée, mieux valait s’y prendre à l’avance et souffrir plusieurs défaites comme si les Français n’affectionnaient que les vieilles connaissances et les losers. François Bayrou et dans une autre mesure Jean-Marie Le Pen sont aujourd’hui les seules survivances de cette conception de l’élection présidentielle si chère à François Mitterrand et Jacques Chirac.

Rupture ensuite avec le cycle infernal inauguré le 10 mai 1981 qui voulait que le résultat de l’élection à venir soit l’exacte inverse de celui de la précédente. Chaque scrutin était lié, aucune équipe n’espérait être reconduite, si ce n’est la fois d’après. « Sortez les sortants » ne suffit plus pour remporter un scrutin national.

Ces ruptures aboutissent inévitablement au rajeunissement et au turnover des gouvernants. Le perdant de l’élection présidentielle, surtout depuis qu’il n’est plus le fondateur de son parti, connaîtra toujours le même sort. Le vainqueur, quant à lui, savourera son élection dès la première tentative par la nomination de jeunes ministres depuis peu entrés dans la lumière ou encore inconnus du grand public. En cela, 2007 accentue bien une tendance en germe depuis quelques années, mais cachée par la longévité de cet animal politique qui a joué les premiers rôles depuis 1967. Ségolène Royal, en dépit des espoirs de son clan, rejoindra ainsi Lionel Jospin au cimetière des éléphants ; tandis que le prochain gouvernement sera composé en grande partie de personnes dont l’expérience du pouvoir n’est pas plus grande que celle de Raffarin, Villepin, Perben, Fillon, Copé, MAM et même Sarkozy en 2002.

Une page est bien tournée. Reste maintenant à en écrire une nouvelle. L’avenir dira alors si 2007 a consacré une autre rupture : celle du retour du courage en politique, cette valeur elle aussi perdue depuis plusieurs décennies !

par Kléber publié dans : France
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Lundi 7 mai 2007

 

 

par Président publié dans : France communauté : Vu de droite
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Lundi 16 avril 2007

Le 22 avril, je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy.

Pourquoi ?

Parce que, avec le général de Gaulle, je trouve « très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns (qui) montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.” Que, par conséquent, on ne peut comme le fait Nicolas Sarkozy réduire l’identité de la Nation à une simple « volonté de vivre ensemble », même « en partageant les mêmes valeurs » (Villepinte, 11 avril 2007).

Parce que je crois en une méritocratie républicaine qui mérite d’être restaurée plutôt que remplacée par je ne sais quelle « discrimination positive à la française », même si on la prétend « fondée non pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères économiques et sociaux » (Nice, 30 mars 2007), rhétorique qui ne trompe personne.

Parce que je refuse une « immigration choisie », criminelle et inefficace. Criminelle parce qu’elle revient à priver les pays d’origine des cadres dont ils ont tant besoin pour pouvoir enfin se développer ; inefficace parce qu’elle n’interrompra pas l’« immigration subie », accélérée au contraire par un regroupement familial dont le principe n’est pas remis en cause et par une immigration économique accrue à terme, en provenance de pays privés par cette même politique de leurs perspectives de développement.

Parce que je crois en une Europe des Nations, organisée autour de libres coopérations volontairement consenties et non d’un moule unique et contraignant, et que faire adopter par le Parlement la partie institutionnelle de ce même traité constitutionnel que les Français ont rejeté par référendum le 29 mai 2005 n’est pas exactement s’engager dans cette voie.

Pour toutes ces raisons principales et quelques autres plus secondaires, je ne voterai donc pas pour Nicolas Sarkozy. Tout du moins au premier tour…

par Simply French publié dans : France communauté : Vu de droite
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Mercredi 4 avril 2007

Le TGV a battu hier son propre record du monde de vitesse sur rail : le train de nos vacances a en effet roulé à 574,8 km/h - vitesse extraordinaire (qui fait de Strasbourg la grande banlieue parisienne!) : seul le train à sustentation magnétique japonais a fait un peu mieux. La France, dont les Français adorent dresser le noir portrait, est encore capable de belles réussites technologiques, industrielles et commerciales. Cet exemple de la France qui gagne mérite bien le champagne!

Vive le TGV, vive Alstom, vive la France!

par Peronito publié dans : France
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Mercredi 28 mars 2007

undefinedNul n’a pu y couper : la Nation, son identité, ses symboles, sont les invités surprises de cette campagne. 

A vrai dire, pour l’observateur attentif aux détails, cette surprise n’en est pas vraiment une. La Marseillaise sifflée en 2002 avait à l’époque produit un impact surprenant, amené une loi protégeant le drapeau inimaginable quelques années auparavant et en partie un 21 avril non moins inimaginable.

Les ratés successifs de l’intégration à travers toute l’Europe, les débats sur le voile ou les crimes d’honneur, l’assassinat de Théo Van Gogh par un jeune Marocain exalté et les émeutes d’octobre et novembre 2005 ont permis une première remise en cause des tabous concernant l’immigration, la capacité de l’Islam à se moderniser et en fin de compte un début de réflexion sur notre propre identité face à ces deux phénomènes convergents. Enfin, l’inquiétude des Français confrontés à une mondialisation sur tous les plans que rien ne semble pouvoir contenir ou même encadrer avait déjà fait de la Nation et de la souveraineté les passagers clandestins, avoués ou non, des « non » de droite et de gauche au référendum constitutionnel de mai 2005. Les signes étaient donc là.

Quand Nicolas Sarkozy a osé évoquer un « Ministère de l’immigration et de l’identité nationale », les habituels et vigilants antifascistes n’ont bien sûr pas manqué de protester contre cet honteux amalgame. Mais il a tenu bon. Plus étonnant, Ségolène Royal s’est soudainement déclaré éprise de la Marseillaise et de notre drapeau… Même Bayrou, après moult critiques, s’est senti tenu à une petite déclaration à ce sujet.

 Alors, certes, on ne peut ignorer la part électoraliste et manœuvrière de ces élans soudains, le flou des définitions et les chausse-trappes qu’il recèle. Mais, à peine deux ans après que le Président sortant eut refusé de commémorer Austerlitz ; à peine sortis d’une intense fièvre de repentance coloniale, nous ne bouderons pas notre plaisir devant ce retour de la Nation.

par Minimissimus publié dans : France communauté : Les blogs républicains
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Lundi 12 mars 2007

Le Président Chirac l'a annoncé avec moult trémolos dans la voix : il nous aime. Il aime la France, il nous aime nous - et, plus fou encore, il vous aime vous, chers lecteurs. Il nous aime mais il nous quitte. Nous savons bien au RDN, amoureux de la chanson française que nous sommes, que l'on ne vit pas sans se dire adieu. Mais dans quel champ de ruines nous retrouvons-nous! Faudra-t-il se consoler avec Nicolas, Gogolène, le Françoué ou Jean-Marie? C'est un peu rude. La fin d'une époque, la page qui se tourne, etc. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Légalistes, il nous reste moins de deux mois pour nous défouler et nous lamenter de la misère idéologique de la jeune génération de politiques - qu'il va pourtant falloir supporter quelques années avant l'avènement d'une véritable démocratie nationale. Après la victoire de Sarkozy (dont l'élection ne fait guère de doute, si ce n'est chez quelques uluberlus fantaisistes), nous ferons donc des efforts pour faire preuve de sarko-enthousiasme. D'ici là, Monsieur Chirac, s'il vous plaît, ne me quitte pas!

par Peronito publié dans : France
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Dimanche 17 décembre 2006

Johnny Hallyday s'évade fiscalement en Suisse. Une bonne partie de la classe politique, avec la mauvaise foi dont elle est capable, désapprouve ce comportement incivique. Du bout des lèvres toutefois, car l'idole salut-les-copinesque est aussi populaire que riche : sur un sujet aussi sensible, l'opinion pourrait bien trouver qu'elle a quelques raisons d'ouvrir "les portes du pénitentier". Du reste Johnny Hallyday n'a pas la gueule d'un privilégié. C'est au contraire l'exemple même d'une réussite personnelle. Ce n'est pas comme si l'infâme baron Seillière fuyait l'impôt !

Les politiques prennent donc un ton mielleux (à croire qu'ils furent fans de l'idole des jeunes) pour faire part de leur déception, mais sans reconnaître la légitimité de la question de fond. Comme l'a rappelé Villepin, la fiscalité en France est juste et non confiscatoire : Johnny n'aurait donc rien compris.

Il est tellement plus simple de débiter des fadaises moralisantes que de discuter les principes d'une fiscalité juste!

Si nous étions martiens, c'est-à-dire non concernés par la fiscalité en France et ignorants du sujet, on pourrait peut-être gober la version facile : on a affaire à un parvenu égoïste, enrichi sur le dos des Français - qui ont acheté ses disques et fait sa fortune - et qui une fois riche et à la retraite (ou presque) refuse de participer au rebouchage du trou de la sécu. Mais nous ne sommes pas martiens. Parfois même nous payons des impôts. Alors les réactions de tous bords nous font bien rire. Il n'est pas sûr qu'elles contribuent à résorber l'écart béant qui sépare les politiques du "pays réel".

Tels les David Vincent de la blogosphère, nous en avons cependant croisés, des martiens : quelques uns d'entre eux crèchent sur le blog des socialistes prépubères de la rue Saint Guillaume. Ils y répandent un gloubi-boulga idéologique navrant qui mélange "Johnny l'âpre au gain", les royalties des albums du chanteur, et le jeune beur de banlieue qui a besoin de la solidarité hallydaïenne (celui-là on ne sait pas ce qu'il fait là, mais d'aucuns savent le sortir à tout bout de champ). Laissons là ce pastiche de gauchisme rive gauche, que traitera sans doute efficacement un bon anti-acnéique, et revenons aux impôts de Jonnhy.

Johnny Hallyday a des revenus qui avoisinent les 5 millions d'euros. Son taux d'imposition est aux environs de 80% paraît-il (et c'est probable). Il n'y a pas que Johnny. Il y a tous ceux qui s'acquittent des moult impôts et taxes listés par les Inconnus jadis. Jusqu'au cas cliché du marin de Groix qui se trouve soumis à l'ISF car sa maison a pris trop de valeur. Sans jouer les antifiscalistes idiots, on peut quand même s'interroger par exemple sur un impôt qui taxe lourdement non les revenus mais le patrimoine, de sorte qu'il est facile, à un certain niveau certes, de perdre beaucoup d'argent, trop, avec ce que l'on possède. Fabius, génial inventeur de l'ISF et possesseur d'une jolie (dit-on) collection d'oeuvres d'art, l'a bien compris et a judicieusement pensé à sortir les oeuvres d'art de l'assiette de l'ISF. Sans cela il aurait dû vendre sa collection.

L'ISF n'est cependant que la partie émergée de l'impitoyable iceberg fiscal. Y'aura-t-il de courageux politiques qui oseront donc parler du sujet qui fâche sans jouer les vierges effarouchées devant ce faux crime de haute trahison? Nous serons attentifs au programme des uns et des autres. Celui de l'UMP, entre autres, ne nous fait vraiment pas rêver. Que fait donc Sarko le pote à Johnny?

par Peronito publié dans : France
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Vendredi 1 décembre 2006
Peronito concluait « la dernière lubie de Xavier Bertrand » sur une société qui veut faire notre bien malgré nous et impose tant le culte de la fête permanente, inoffensive et stérile (Muray nous manque…), que le contrôle permanent des citoyens. Il faut reconnaître que l’annonce du décret interdisant de fumer dans tous les lieux publics lui en offrait une belle occasion.
 
Je voudrais poursuivre en ce sens sur cette interdiction du tabac et ses à-côtés aussi ubuesques que liberticides. Certains ont proposé d’aménager le décret, pour permettre aux bars de choisir d’être ou non des établissements fumeurs. C’est impossible. Il se fonde en effet sur un arrêt de la Chambre sociale de la Cour de Cassation du 29 juin 2005, qui impose à l’employeur « une obligation de sécurité de résultat vis-à-vis de ses salariés en ce qui concerne leur protection contre le tabagisme » sur leur lieu de travail, dont la définition est par ailleurs étendue. Aussi ne peut-on permettre à aucun entrepreneur d’ouvrir un établissement fumeur : il exposerait ses employés à la fumée. Poussant la logique jusqu’au bout, l’interdiction est même valable pour les entreprises unipersonnelles : elles pourraient embaucher un jour… Ce qui explique également la « liberté » laissée aux restaurateurs d’ouvrir des fumoirs. Tant qu’aucun service n’ y est fait.
 
Il aurait suffi de modifier les textes sur lesquels s’appuyaient la Cour de Cass’, direz-vous. Ce serait ignorer la lâcheté de certains de nos politiques, qui ne souhaitent pas affronter les associations anti-tabac et peuvent se réfugier derrière l’arrêt quand on les interpelle à ce sujet. Ou le cynisme de certains autres qui, convaincus de la nécessité d’éradiquer le tabac, ne se réfugient pas moins derrière ce verdict pour faire avancer la cause en esquivant le débat.
 
Quoiqu’il en soit, cet arrêt va permettre de pousser bien plus loin l’interdiction. Vous fumez à domicile ? Interdit si vous employez une femme de ménage. Vous mariez votre fille ? Pensez à chasser vos amis fumeurs, les salariés du traiteur pourraient se retourner contre vous. Et bien entendu, rendez non-fumeur votre club privé d’amateurs de puros
 
Si cela vous paraît extrême, cela ne l’a pas semblé aux juristes auditionnés par la mission parlementaire. C’est même un début par rapport aux souhaits des associations de non-fumeurs (car il n’y a qu’un lobby, celui du tabac. Les labos pharmaceutiques financent les actions des associations par pure philanthropie, non pour écouler leurs substituts nicotiniques…).
 
Amateur de cigares mais respectueux des non-fumeurs, vous n’avez rien contre l’interdiction de fumer dans les lieux publics, et vous réunissez de temps en temps avec quelques amis, dans un lieu privé. Bien. Comme vos amis sont dispersés, que vous aimez pouvoir échanger sur votre goût commun, vous avez monté un site Internet, « Ciguerrilleros »* par exemple, dans lequel vous pouvez comparer vos vitoles préférés dans un petit forum. Rien de plus innocent, pensez-vous, c’est l’objet même de l’association ? Non, vous êtes poursuivis par « Droits des Non-Fumeurs ». Motifs : « Sur le site de cette association figure non seulement le logo des marques de cigares, ce qui est interdit, mais également, plus grave, il existe un commentaire sur les cigares, ce qui doit être assimilé à de la propagande. » Et vous perdez.
 
Et tout doucement, l’on bascule ainsi de la protection des non-fumeurs dans la chasse aux sorcières. Et qu’est une fois de plus démontré que nous vivons certes dans une société de liberté, mais méchamment surveillée.
 
* : nom des associations modifié.
par Minimissimus publié dans : France
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