Une déclaration burlesque du FLNC Union des combattants
est passée relativement inaperçue. Elle mériterait pourtant que les politiques fassent appel à leur capacité d'indignation car voici enfin une vraie raison d'être scandalisé.
Le FLNC-UC a donc émis mercredi dernier la communication suivante : "Nous conseillons aux Français étrangers aux intérêts vitaux de notre terre de ne pas se rendre aux urnes". La
suite est également d'une grande finesse : "la colonie française de peuplement ne peut en aucun cas décider du destin politique de la nation corse".
Qu'est-ce que le FLNC-UC? La énième scission d'un groupuscule mafieux réclamant tantôt l'autonomie tantôt l'indépendance de la Corse, mais surtout de ne point payer d'impôt et d'obtenir des prêts
à taux préférentiel de la part du Crédit Agricole. Il s'agit une bande de bergers et de paysans voyous, excités par quelques intellectuels auto-proclamés titulaires d'un DEUG à
l'Université Pacale Paoli de Corte (puisque pour dépasser le DEUG il aurait fallu aller sur le continent). En d'autres termes, des brutes bêtes et méchantes - très bêtes et très méchantes
même, puisque cette engeance-ci est partisane de la lutte armée même en dehors des périodes de chasse. Leur jargon qui juxtapose des mots lus dans des livres ("colonie de peuplement", "nation",
"destin") n'y changera rien : derrière le salmigondis, le petit banditisme.
C'est dommage. La Corse est une région magnifique,
partie intégrante de la République et de son histoire, berceau de Bonaparte et qui préserve une culture riche. Tout cela est gâché par quelques agités du bocal encagoulés qui tentent de faire
croire que I Muvrini et eux, c'est le même combat. Au RDN, où l'on écoute I Muvrini en boucle en espérant la réélection de Zuccarelli, on fait cependant la différence.
Jean-Pierre Chevènement est l'un des rares à avoir réagi aussi vivement qu'il le fallait : "Le FLNC est fidèle à lui-même, c'est-à-dire à l'ethnicisme [...]. C'est le refus de la République
et ce sont des pressions inadmissibles exercées sur nos concitoyens". Quel réconfort lorsque c'est l'homme de la nation qui parle et non-plus le faire valoir républicain d'un candidat
socialiste...
Nous donnerons donc deux conseils :
- Nous conseillons au FLNC-UC d'aller se faire voir chez Pascal Paoli
- Nous encourageons vivement tous les citoyens français inscrits sur les listes électorale en Corse, de race corse pure ou pas (d'ailleurs comment peut-on le savoir?) de courir aller voter pour
le candidat républicain de leur commune
Photo du haut : Emile Zuccarelli, maire de Bastia
Photo du bas : réunion conviviale d'humanistes corses
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Le TGV a battu hier son propre record du monde de vitesse sur rail : le train de nos vacances a en effet roulé à 574,8 km/h - vitesse extraordinaire (qui fait de Strasbourg la grande banlieue parisienne!) : seul le train à sustentation magnétique japonais a fait un peu mieux. La France, dont les Français adorent dresser le noir portrait, est encore capable de belles réussites technologiques, industrielles et commerciales. Cet exemple de la France qui gagne mérite bien le champagne!
Nul n’a pu y couper : la Nation, son identité, ses symboles, sont les
invités surprises de cette campagne.
Le Président Chirac l'a annoncé avec moult trémolos dans la voix : il nous aime. Il aime la France, il nous aime nous - et, plus fou encore, il vous aime vous, chers lecteurs. Il nous aime mais il nous quitte. Nous savons bien au RDN, amoureux de la chanson française que nous sommes, que l'on ne vit pas sans se dire adieu. Mais dans quel champ de ruines nous retrouvons-nous! Faudra-t-il se consoler avec Nicolas, Gogolène, le Françoué ou Jean-Marie? C'est un peu rude. La fin d'une époque, la page qui se tourne, etc. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Johnny Hallyday s'évade fiscalement en Suisse. Une bonne partie de la classe politique, avec la mauvaise foi dont elle est capable, désapprouve ce comportement incivique. Du bout des lèvres toutefois, car l'idole salut-les-copinesque est aussi populaire que riche : sur un sujet aussi sensible, l'opinion pourrait bien trouver qu'elle a quelques raisons d'ouvrir "les portes du pénitentier". Du reste Johnny Hallyday n'a pas la gueule d'un privilégié. C'est au contraire l'exemple même d'une réussite personnelle. Ce n'est pas comme si l'infâme baron Seillière fuyait l'impôt !
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