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Points de vue

Jeudi 23 novembre 2006
Je continue de suivre l'actualité et je m'aperçois de l'importance énorme que prend le dossier de l'immigration au plan national, et tout particulièrement en vue des prochaines élections (d'ailleurs, je rappelle au passage que c'est seulemement l'année prochaine, donc j'invite tout le monde à se détendre ! On dirait parfois que c'est pour demain !). Le fait est que ce sujet est très sensible puisqu'il en recoupe (qu'on le veuille ou non) deux autres, dont l'importance est également croissante : l'insécurité et l'Islam...
 
                         On a vu l'émoi qu'ont suscité, et que suscitent encore, l'évacuation du squat de Cachan ou la régularisation de quelques 6 ou 7000 familles (et par conséquent la condamnation des autres)... On a vu au cours de ces dernières années des hommes politiques de tout bord prendre des positions plus ou moins claires sur le sujet, on a vu fleurir les manifestations, pétitions et autres revendications (rarement légitimes), on a même vu certains évêques de France (dont je ne citerai pas les noms, suivez mon regard...) prendre des positions plus qu'étranges sur le sujet, mêlant à nouveau politique et religion, comme il savent si bien le faire, et se posant encore en grands-prêcheurs-moralisateurs-donneurs-de-leçons (politiques cette fois) pour nos pauvres âmes égarées...
 
                         Alors qu' y a-t-il au delà de cette comédie surmédiatisée ? Quel est réellement l'enjeu du problème ?      
 
                         Tout d'abord, je crois qu'il faut se débarrasser de toute la charge émotionelle que comporte ce sujet, si l'on veut pouvoir régler les problèmes posément plutôt que de les aggraver en faisant n'importe quoi. Je suis conscient qu'il s'agit avant tout d'un drame humain et tout particulièrement pour les clandestins eux-même (Bannissez le terme "sans-papiers" de votre vocabulaire, il n'a aucun sens puisqu'il sagit avant tout de personnes qui violent, à tort ou à raison,  la loi. On n'appelle pas un cambrioleur un "sans-clef", que je sache, et pourtant lui aussi peut avoir de bonnes raisons, indispensables à sa survie, pour entrer par la fenêtre).
                        Ces clandestins donc, sont souvent les premières victimes d'un système assez glauque d'exploitation de la misère (passeurs qui s'enrichissent sur leur dos, trafics de drogue ou d'armes, exploitation de la prostitution, patrons sans scrupules qui les emploient au noir, marchands du sommeil...).
                        
                        C'est avant tout le résultat des politiques incohérentes menées par la France au cours des trois dernières décennies. Partagé entre réalisme et humanisme, tour à tour consciente de la nécessité de préserver son intégrité et sa culture, et émue par ce drame humain. Tiraillés  entre la volonté de développer le pays et une volonté d'accueil souvent irresponsable, les différents gouvernements ont alterné expulsions et régularisations massives, fermeté et laxisme.
                       
                        Il est temps aujourd'hui d'adopter une politique stable et claire. Certaines régularisations exceptionnelles sont justifiées au cas par cas, comme par exemple pour les (vrais !) réfugiés politiques, mais le temps des régularisations massives doit cesser. Ces pratiques irresponsables ne font qu'attirer de nouveaux clandestins et submerger notre économie et notre culture de personnes pas forcément de mauvaise volonté, mais qui ne travaillent pas, ne produisent pas de richesses, vivent tant bien que mal sur nos aides sociales, et menacent, consciemment ou non, notre culture en développant, parfois volontairement, mais le plus souvent par nécessité de survie, un communautarisme dangereux.
 
                       Evidemment, la France est attirante, vue à l'extérieur, décrite (à juste titre) comme "le pays où l'on est payé à rien faire". Blindée d'aides sociales à tort et à travers, et dégoulinante de bons sentiments, la France, devenue l'ANPE du monde, est l'Eldorado pour tous les paumés de la terre, avec pour vocation d'accueillir chez elle et de nourrir (gracieusement et à ses frais, bien sûr) toute la misère du monde.             
                      Pourtant aucun pays au monde (et sûrement pas la France) n'a la capacité d'agir ainsi. Et quand bien même ce serait possible, je ne vois pas au nom de quoi elle le ferait. Tous les problèmes de la planète n'ont pas vocation à être réglés sur notre sol. Il y a bien d'autres moyens (comme la vraie collaboration inter-étatique) de lutter contre la pauvreté que de couler son économie par grandeur d'âme (ce qui de toute façon ne règlera rien).         
 
                      Le problème qui se pose en parallèle de cette triste réalité économique est celui de la culture. L'échec des politiques dites "d'intégration" est flagrant. Qu'on ne me dise pas que la recrudescence de la violence et de l'insécurité, la crise des banlieues et l'actualité encore toute récente en matière de délinquance n'y sont pas liées.
                      Alors pourquoi cet échec ? Pourquoi les populations originaires d'Afrique ne parviennent pas à s'intégrer là où d'autres populations ont réussi et réussissent encore ? Croyez-vous que les immigrés que vous croisez dans le métro et qui se baladent voilés, en djellabah ou en boubou se sentent réllement "fr'ançais" pour autre chose que pour toucher des aides et engraisser au frais de la vache à lait ?
 
                     Il est clair avant tout que l'intégration nécessite un effort de la part de l'immigrant et non pas du pays d'accueil. Vous voulez devenir français ? Soit, vous êtes le bienvenu, à partir du moment où vous êtes en règle, mais acceptez et apprenez sa culture et sa langue. Travaillez pour produire des richesses et vous serez récompensés. La France vous accueillera si vous montrez votre bonne volonté, mais pour l'instant, sachez qu'elle ne vous doit rien.
 
                      Je ne parlerai pas de religion, la France étant (heureusement en un sens) un pays laïque. Je crains que malheureusement, le visage de l'Islam que l'on voit aujourd'hui ne soit pas compatible de façon massive avec la culture française. Admettons cependant qu'une certaine forme d'Islam modéré (qui n'existe pas encore et n'existera sans doute jamais, puisque l'Islam, n'ayant pas de magistère, n'est pas appelé à évoluer, ou du moins pas de manière homogène) soit acceptable à grande échelle en France (et très honnêtement, j'en doute). 
                    
                     A force de victimiser les immigrants, on crée du communautarisme. On s'auto-flagelle joyeusement en brandissant bien haut les épouvantails des "crimes" commis par notre pays, de la colonisation (qui, malgré certains abus regrettables, a en réalité largement développé les pays locaux, quoiqu'en disent certains esprits éclairés...) à l'esclavagisme (certes inhumain, mais dont nous sommes autant responsables que les chefs locaux d'alors qui allaient eux-même capturer les esclaves pour nous les vendre, et dont l'Occident n'a pas plus à rougir que les populations arabes, berbères ou bantous, qui l'ont également largement pratiqué).
                    Ceci étant dit, je tiens à préciser que je n'ai jamais réduit qui que ce soit en esclavage et que par conséquent, je ne me sens nullement coupable en entendant les jérémiades de tel ou tel connard, qui lui non plus n'a d'ailleurs jamais été esclave de qui que ce soit...
 
                    Pour conclure (enfin), je me pose la question suivante, en tant que petit-fils d'immigré : Que leur doit la France ? Mon grand-père s'est installé en France pour y trouver du travail et nourrir sa famille dont il était responsable à la mort de son père. Il n'a jamais considéré que quoi que ce soit lui était dû, au contraire. Il a toujours travaillé dur et a appris la langue et assimilé la culture française. Il a épousé une française (elle-même d'origine italienne, c'est vrai) et a élevé ses enfants à la française, se considérant lui-même comme pleinement français.
                    Son cousin (mon grand-oncle) a gagné sa nationalité française dans les rangs de la Légion Etrangère (dont il est d'ailleurs aujourd'hui le doyen) par le sang versé dans les tranchées de Verdun ou d'ailleurs. Ses trois fils (mon père et mes deux oncles) ont combattu pour la France en Algérie...
                  
                    Mais eux, qu'ont-ils fait pour la France, tous ces jeunes qui ne foutent rien et passent leur temps à agresser des vieilles et fumer du shit ? (je ne parle pas de ceux qui cherchent réellement à s'intégrer et qui, en général, y arrivent). Ce que je pense quand je vois des petits cons dirent qu'ils "niquent la France", siffler la Marseillaise et brandir des drapeaux algériens ou marocains, c'est qu'ils devraient au moins avoir les couilles de joindre l'acte à la parole et retourner dans leur pays d'origine qui lui, sans aucun doute, est ouvert, humaniste et tolérant. Moi en tout cas je ne retiens personne... 
Par Ocelot
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Lundi 27 novembre 2006

Le Front national. Ce vieux cadavre au fond du placard de la vie politique française. Souvenez-vous : 1997 ; nous perdons les législatives, non pas par un amour soudain pour le programme affligeant de la « gauche plurielle » ou par un rejet massif du juppéisme réformateur mais bel et bien parce qu'une cinquantaine de nos candidats se retrouvent englués dans de mortelles triangulaires avec des candidats du FN.

On ne va pas refaire l'histoire du Front créé par Mitterrand. D'une part parce que cette faribole est un peu simpliste : je pense que l'émergence du Front fut un problème qui a dépassé la tactique politicienne mitterrandienne pour rencontrer une vraie crise morale et sociale. D'autre part parce qu'il y a deux catégories de gens : ceux qui sont dans l'imprécation et ceux qui agissent ; ceux qui voient le monde tel qu'il est et qui disent « pourquoi ? » et ceux qui le voient tel qu'il devrait être et qui disent « comment ? ». Ici, nous laissons l'incantation et les malédictions aux socialistes.

Faire face au Front, c'est arrêter de tomber dans le piège machiavélique tendu par la gauche morale. Discuter du Front ou de ses idées, pour ces pervers, c'est déjà tomber dans le fascisme nauséabond, c'est devenir la droite faible ou complice comme von Papen l'incarna en son temps en Allemagne. Et la droite, béate, bouffie de bons sentiments, niaise comme elle sait l'être, tombe dans le piège.

Faire face au Front, c'est arrêter de parler au Front sur le mauvais registre, sur le registre qui l'arrange bien. Parler de Le Pen en le stigmatisant et en se focalisant exclusivement sur ses dérapages très calculés, c'est faire exactement ce que le Front attend de nous.

Faire face au Front, c'est lui précisément lui faire face. Lui parler, le considérer comme un autre parti politique. Lâchons le mot : le banaliser. Le jour où le FN sera un adversaire et non plus un ennemi, nous aurons parcouru une bonne part du chemin. Nous l'aurons vidé de son argument victimaire, de son monopole de parti « anti-système » sur lequel il capitalise si bien.

Pour faire cela, il faudra du courage. Le courage de subir le matraquage de la presse bien-pensante qui criera à l'alliance. Le courage de dire à ces mêmes journalistes qu'ils sont complices du Front et de son actionnaire socialiste en ne posant jamais les vrais questions à Le Pen, préférant faire du sensationnel au lieu du journalisme. Quel journaliste parlera de politique monétaire ou de traitement du chômage à JMLP au lieu de ressasser les « Durafour crématoire » à la grande satisfaction du Provocateur ? Quel politique osera parler sérieusement et sereinement de déficits publics avec un représentant du Front sans commencer par « on ne discute pas avec la bête immonde » ?

Ce jour là nous aurons progressé. Le Front cessera de pourrir la vie de la droite. Le pluralisme aura droit de cité et le mécontentement sincère des braves gens malheureux qui votent pour lui sera respecté, canalisé et pris pour ce qu'il est.

Mais pour cela, il faut une vraie révolution des mentalités. Il faut le courage d'être prêts à affronter la grande peur des bien-pensants.

Par Agathon
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Vendredi 8 décembre 2006

Si Jacques Chirac a raison de rappeler la loi, nous réfléchissons aussi aux principes. L'analyse publiée ici il y a quelques semaines garde sa pertinence, c'est pourquoi si vous êtes d'humeur généreuse faites plutôt un don mieux employé, par exemple à la fondation Lejeune.

Selon un sondage paru hier et cité par la presse ce matin, 54% des Français jugent que l'Association française des myopathies doit garantir à ceux qui le souhaitent que leurs dons ne financeront pas la recherche sur les embryons. Nous sommes de ceux-là, et tant que ce n'est pas clair, prudence, prudence, pas de précipitation vers la bonne conscience aveugle...

Par Peronito
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Lundi 25 décembre 2006

Toujours experts dans l'art de donner des leçons et de s'opposer à la toute puissance policière qui fait , comme chacun le sait, de la France un pays ou les droits des citoyens sont chaque jour un peu plus bafoués par les forces de l'ordre; nos amis de la Ligue communiste révolutionnaire viennent de frapper fort en rédigeant, en collaboration avec le RAIDH ( Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme, à ne pas confondre avec le célèbre groupe d'intervention de la Police nationale) un manifeste de protestation contre le Taser.

Aux ignorants et aux naïfs, j'expliquerai simplement que le Taser ou PIE (pistolet à impulsions électriques) est un moyen de force intermédiaire (selon une terminologie propre à la doctrine de la Gendarmerie nationale) qui a l'apparence d'une arme de poing et permet d'envoyer à un individu « récalcitrant » une décharge électrique sans autre but que de l'immobiliser et par conséquent de faire cesser le trouble. La Gendarmerie nationale et la Police nationale vont être progressivement dotées de cet instrument dans les mois à venir en donnant naturellement priorité aux unités intervenant dans les quartiers à risque.
 
Ainsi donc, notre postier de Besancenot s'insurge, dans une lettre adressée au président de la République de la dotation future des forces de l'ordre avec le dit pistolet. Selon le RAIDH, « l'usage généralisé de cette arme (,,,) sur toute personne appréhendée relève d'un véritable retour au châtiment corporel dans notre pays ». Quelle honte pour un pays qui se réclame « patrie des droits de l'homme » de renouer avec d'antiques méthodes au plus grand mépris de la diginité humaine... Pour étayer un peu plus ses propos, Besancenot précise que « électricité et justice n'ont jamais fait bon ménage en France ». La situation dans les banlieues françaises est elle à ce point dégradée qu'elle peut être comparée aux « évenements d'Algérie »? Il est vrai qu'en ces temps de repentante nationale, il est toujours de bon ton de condamner des méthodes qui, comme chacun le sait n'étaient employés que par l'Armée française pendant la guerre d'Algérie.
 
Il est également précisé sur le site du RAIDH que ce pistolet vient tout droit des USA :Les méchants policiers américains, bien évidemment racistes et violents, toujours prompts à s'improviser bourreaux, sont les précurseurs dans l'utilisation de cet engin de torture.
 
Et, c'est bien là le pire, si cet objet est utilisé par les Américains, c'est qu'il est forcément mauvais et diabolique. Si cette arme est l'apanage des « cops » c'est d'ailleurs certainement de la faute du grand méchant Bush et des gourous de la tolérance zéro qui pensent, comble de l'ignorance, que la police doit faire, avant tout, de la répression.
 
Enfin, pour Olivier, « en rajoutant certains problèmes, on va faire qu'empirer les choses »...
 
Finalement, il est vrai que les forces de l'ordre, pour ne pas empirer la situation dans les quartiers sensibles devraient s'abstenir. Les voitures brûlées ( je rappelle qu'il y en a environ 90 par nuit sur le territoire national en période « normale »), les embuscades contre la police désormais menées comme de véritables actions militaires, la circulation des armes ne sont que des cris du coeur de ces gentils délinquants qui réagissent à l'arbitraire policier...
Mais le plus, grave est que le postulat selon lequel la répression est une des causes des troubles croissants dans les banlieues sensibles, que les auteurs ne sont en fait que des victimes n'est pas partagée que par les quelques membres des partis d'extrême gauche. Toute une frange bien pensante de la population émet la même opinion.
Si la gauche est victorieuse en 2007, elle ressortira certainement de ses cartons le concept étriqué de police de proximité, quelle joie pour les forces de l'ordre : à la poubelle tasers et autres flashballs... Et vive les discussions amicales entre policiers et jeunes, les parties de football avec les délinquants. Le gendarme, ainsi débarrassé de toute pression statistique pourra ranger képi (ou casquette) et menottes et se muer en sympathique et bienveillant « grand frère ». Imaginez : un monde ou tout le monde s'aimerait, ou le crameur de bus, soudain soulagé de cette terrible pression policière, de cette répression source de tous les maux, embrasserait sur la bouche le CRS désarmé! Quel bonheur.
 
Et comme vous tous, j'aimerai y croire, malheureusement, l'esprit « antiflic » qui fait régulièrement remonter à la surface le spectre d'un Malik Houssekine; les années de laxisme qui font du délinquant une victime et de la victime une statistique ne nous laissent guère d'espoir sur l'évolution de la situation dans certains quartiers... Rassurons nous,avec ou sans Taser, nous pourrons toujours envoyer les délinquants dans des camps militaires.
Par Gilberto Prevero
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Jeudi 29 mars 2007

On sait depuis longtemps qu’on ne fait pas de bonnes politiques avec de bons sentiments, fussent-il rebaptisés en « droits de l’homme » mis à toutes les sauces. Certains pourtant s’obstinent en cette voie.

Après qu’il a directement provoqué le 21 avril, on avait cru la gauche en particulier et la classe politique en général guérie de l’angélisme. Le PS mettait en avant Manuel Valls, Sarkozy débarquait place Beauvau… Las, il fallut vite déchanter. Le mal était profond.

On a pu croire un paroxysme atteint avec les émeutes de 2005, dont l’origine exclusive est censée se trouver dans le racisme des Français, discriminant à plaisir, et dans le harcèlement policier. Apparemment, que le chômage soit vraisemblablement plus le fait de l’arrivée incontrôlée de population non qualifiée dans une économie déjà morose que de supposées discriminations n’entre pas en ligne de compte. Pas plus que la notion de responsabilité personnelle d’ailleurs, de laxisme ou d’inadaptation des lois, etc.

Mais on a fait mieux par la suite, avec le squat de Cachan, les immigrés clandestins scolarisés, l’école Rampal, et maintenant la gare du Nord.

Or cet angélisme, qui touche toute la classe politique - rappelons nous la suppression de la fort mal nommée « double peine » - fait des ravages, et ce à plusieurs titres.

D’abord parce qu’en installant dans l’opinion l’idée que toutes les difficultés de l’intégration dont dues à des facteurs extérieurs – le racisme invétéré du peuple français, avec toutes ses conséquences –, il victimise les populations d’origine immigrée au lieu de les inciter à produire les efforts supplémentaires de responsabilité, d’éducation, d’adaptation et de travail qui sont nécessaires.

Ensuite parce qu’il rend impossible toute politique de maîtrise de la délinquance ou des flux migratoires. Les affaires de squats ou d’enfants scolarisés en sont un bon exemple. La détresse réelle des concernés, largement exploitée et médiatisée, produit une vague d’empathie dans l’opinion, qui se traduit par un angélisme des responsables publics sur ces questions et finalement par une politique de bons sentiments. Mauvaise par définition.

Ainsi, l’Etat ne peut expulser quelqu’un sans proposer une solution de relogement. Or un logement social ne peut être attribué à un clandestin. Donc l’Etat régularise avant de reloger. A Cachan, plus de 90 % des squatteurs étaient clandestins. Une proportion semblable a été régularisée. Puis relogée. Un squat est donc toujours une bonne affaire : il fournit un toit précaire mais gratuit, et en cas d’expulsion, pour peu que l’on soit ferme, garantit presque à coup sûr une régularisation et un logement social.

De même, la scolarisation est obligatoire en France, aussi tout enfant est-il scolarisé, sans que l’on vérifie la régularité de sa situation. Si, comme le propose Gogolène et dans une moindre mesure l’aberrant Bayrou, la scolarisation devient un critère automatique de régularisation, il sera impossible de lutter contre l’immigration clandestine, puisqu’il suffira de réussir à entrer en France, puis à inscrire son enfant pour être régularisé.

Les médias favorisant de plus en plus l’émotion, plus vendeuse, sur la réflexion, la vogue des bons sentiments n’est malheureusement pas près de décroître. Or l’angélisme en politique nous tue. Espérons que le futur Président aura le courage de l’affronter et saura sevrer le peuple français de cette moraline qui l’anesthésie. Il est permis de rêver…

Par Minimissimus
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Mardi 11 novembre 2008

M. le président, félicitations ! Au terme d'une brillante campagne, qui, toute proportion gardée, nous en rappelle une autre, vous avez brillament conquis la Maison Blanche et emporté une victoire historique.
 
Je ne reviens pas sur ce qui a déjà l'objet de nombreuses analyses : un président Noir, 45 ans après le "I have a dream" de Martin Luther King, dans un pays encore hanté par l'esclavage, la guerre de Sécession, la ségrégation et le racisme ordinaire d'une société dite multiculturelle ou multiraciale.
 
Je m'attarde seulement sur l'espoir que suscite votre élection. Un espoir - je le dis pour mes détracteurs et néanmoins amis de la Démocratie Nationale - qui n'a rien à voir avec ce doux parfum léger et bobo qui amène le monde à s'extasier devant le triomphe (néanmoins historique) d'un métis qui a vécu en Indonésie et triomphé des Clinton comme des Républicains.
 
Cet espoir est proportionnel à l'ampleur du rejet, du ressentiment, voire même du dégoût qu'inspire l'Administration Bush au monde en général et à la France (qu'elle soit gaulliste ou gauchiste !) en particulier.
 
Il est également à la mesure de la crainte que pouvait inspirer l'accession d'une nouvelle néo-conservatrice à la vice-présidence et pourquoi pas (à 72 ans, un drame est si vite arrivé) à la présidence. Mme Palin, sans sombrer dans la critique caricaturale, je ne crois définitivement pas que le seul critère pour savoir si une personne est digne ou non d'assumer la direction d'un pays soit sa position sur l'avortement. Pro-life ou pro-choice, qu'est-ce que cela a à voir avec la gestion de deux guerres et d'une crise économique ?
 
Cet espoir est néanmoins raisonné et vigilant. Mr Obama, nous nous y attendons et c'est tout simplement votre mission, vous avez en charge les intérêts suprêmes de l'Amérique et vous les défendrez de toute votre force jusqu'au terme de votre mandat. Vous n'hésiterez pas une seconde à essayer d'affirmer votre leadership et à profiter de votre charisme et de votre aura pour l'imposer. Pas plus qu'hier, nous n'accepterons, nous vieux Français et Européens, d'être des vassaux. Plus qu'hier en revanche, nous vous attendons avec impatience pour éteindre l'incendie financier, faire progresser la paix au Proche-Orient et restaurer avec nous le dialogue des civilisations.
 
La tâche est immense. Vous n'êtes pas un dieu, ni même un surhomme. Vous avez cependant montré à une époque où beaucoup en doutent (j'en ai fait partie) que la volonté politique n'est pas rien et qu'elle peut faire bouger les choses.

Par Kléber
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