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Mardi 25 mars 2008

Les premières élections législatives avaient lieu au Bhoutan hier. Jusqu'ici ce royaume himalayen relativement méconnu (si ce n'est des champions du Traveler IQ challenge ou du Trivial Pursuit) était une monarchie absolue. Une sorte de monarque éclairé, le roi Jigme Singye Wangchuck, y prépare depuis 2001 une vraie révolution des mentalités : Sa Majesté a d'abord promulgué une constitution et a confié une partie de ses pouvoirs à un conseil des ministres. Ella a ensuite cédé le trône à son fils de 28 ans, Jigme Khesar Nagmyel Wangchuck, retourné dans ses montagnes natales après un séjour étudiant à Oxford.

C'est donc le parti unifié du Bhoutan qui a gagné les élections, obtenant 44 sièges sur 47 à la toute nouvelle assemblée nationale bhoutanaise. Son chef Jigmi Thinley deviendra donc le premier premier ministre démocratiquement élu. Les électeurs ont joué un bon tour au parti victorieux : "une stupéfaction totale règne au sein du parti. Les résultats dépassent largement toutes nos attentes!", a même déclaré le porte parole du parti - des propos que nous n'entendrions pas dans la bouche de François Hollande (ni de Patrick Devedjian, soyons honnêtes).

Le programme des deux partis en lice était de fait assez proche. Les préoccupations des bhoutanais sont principalement l'économie (un fort taux de chômage touche les jeunes) et le développement d'infrastructures, routières notamment, afin de désenclaver ce pays sans routes (il n'y a pas de feux tricolores à Thimbu paraît-il), dans lequel la télévision n'a été autorisée qu'en 1999, internet en 2000 et le tabac toujours interdit. Dans ses relations internationales, un problème ancien de minorité népalophone parasite les relations entre le Bhoutan et le Népal (pays non frontalier mais néanmoins proche, séparé d'à peine quelques cols). Beaucoup de Bhoutanais parlant népali ont quitté le pays du fait de la politique d'imposition du tibétain (on parle au Bhoutan un dialecte tibétain appelé dzongkha) et perdu leur nationalité. Le problème n'est toujours pas réglé. Malgré tout, ce petit pays est l'inventeur du concept de bonheur national brut, à la popularité bien supérieure à sa valeur scientifique...

Autant dire que dans le Bhoutan de demain, entre le roi et ses sujets, ensemble tout devient possible!

par Secrétaire Général publié dans : Le monde est beau communauté : Relations Internationales
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Samedi 24 février 2007

Nambaryn Enkhbayar est arrivé à Paris mercredi dernier - le 21 février. Au cours de cette visite d'Etat de cinq jours, le président mongol a déjeuné jeudi à l'Elysée. Il était accompagné du champion du monde de sumo, Dolgorsuren Dagvadorj (aucun rapport avec le père de Luke Skywalker).

Le président Chirac a évoqué le sentiment ancien d'amitié et d'admiration envers la Mongolie, son histoire et sa civilisation. Il s'est réjouit en outre de l'étroite coopération archéologique entre les deux pays.

Le Président du RDN, dont la réflexion politique fut jadis nourrie par les cavalcades dans la steppe mongole (qui est quand même autre chose que le far west holywoodien), se félicite d'une meilleure connaissance réciproque entre Français et Mongols et de l'encouragement aux échanges commerciaux que représente cette visite. En effet nous avons à apprendre des mongols! Nous profitons d'ailleurs de l'occasion pour appeler de nos voeux l'importation massive de yourtes. C'est une solution originale, économique et encadrée - en un mot : mongole - à la question des Don Quichotte du canal Saint Martin...

par Président publié dans : Le monde est beau communauté : Démocratie Nationale
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Dimanche 3 décembre 2006

Un argument haïssable que l'on risque souvent d'entendre, c'est qu'être une femme est en soi une bonne raison pour être élu. Comme si une femme candidate, ce n'était pas un homme politique comme les autres, avec ses idées, sa sensibilité, sa compétence (ou son incompétence)! Comme si une femme, du seul fait qu'elle est une femme, apporterait un regard neuf! Cet insupportable cliché a la vie dure.

Au cours de la campagne, l'exaspération aidant, il se peut donc, malgré notre plus grande vigilance, que nous nous laissions parfois aller à des diatribes machistes. Nous nous en excusons d'avance. La faute serait vénielle à vrai dire, dans la mesure où le discours féministe pervertit déjà le débat. A défaut d'être de bon aloi notre machisme passager sera alors de bonne guerre.

Pourtant, au RDN, nous aimons les femmes. Nous sommes si peu machistes que nous serions ravis de voir une femme aux idées saines jouer un grand rôle en politique. Plus que ravis, nous pourrions même être sous le charme si cette femme politique rêvée faisait la démonstration de ses talents de chef, si elle réussissait "l'amalgame de l'autorité et du charme", comme dirait Sardou. Car c'est d'une femme qui "en ait" dont nous aurions besoin, pas d'une potiche qui invoque sans cesse la sensibilité et l'écoute, un leitmotiv creux et vide. Nous sommes trop féministes pour croire à cette définition niaise et vieux jeu de la femme.

Un bon exemple contemporain de la femme politique telle que nous l'aimons pourrait être Indira Gandhi. Ce tyran socialisant (peu suspect de proximité idéologique avec le RDN) est arrivé au pouvoir avec une poigne qui force l'admiration, dans un pays et à une époque où sa condition féminine ne lui était d'aucune utilité électorale. Au contraire, être une femme était son lourd handicap! Son ascension en est d'autant plus admirable. En somme, un parcours à l'opposé de l'effet de mode sur lequel est bâti la statégie de Royal. 

Indira Gandhi fut premier ministre à deux reprises. Elle choisit alors de s'entourer non-pas de gourous qui auraient profité de son sens de l'écoute pour n'en faire qu'à leur tête, mais de ministres disciplinés voire serviles qui ont appliqué sa politique sans broncher. C'est bien la détermination et le talent d'Indira Gandhi, et non sa féminité ou son physique exploités électoralement, qui expliquent son succès. Issue d'une famille d'hommes politiques, la fille de Nehru assumait d'ailleurs très bien sa soif de pouvoir puisqu'elle savait ce qu'elle voulait en faire. Elle finit par le payer de sa vie. Tout le contraire de l'insipide candidat aux accents mielleux que nos socialistes viennent de désigner.

Prêts à tomber amoureux d'une Indira Gandhi de la politique française, nous vomirons sans scrupule son exact contraire en attendant que d'autres femmes, des vraies, se lèvent et se battent. 

Sikh transit gloria mundi, hélas.

par Peronito publié dans : Le monde est beau communauté : Vu de droite
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