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Lundi 17 mars 2008

A Tarbes, Gérard Trémège a été triomphalement réélu contre Jean Glavany, par 54,3% des voix contre 45,7%. Dans cette ville historiquement de gauche, qui avait voté pour Ségolène Royal à 56,6% il y a quelques mois, le maire sortant UMP réussit un bel exploit.

Le RDN se félicite vivement de cette victoire extraordinaire contre l'ancien directeur de campagne de Jospin - victoire qui contredit tous les sondages publiés avant l'élection. C'est ainsi - têtue! - que nous aimons la démocratie.

Nous avions décidé d'apporter un soutien officiel, franc et massif, dans cette ville symbole du sud-ouest, à Gérard Trémège. Nous nous réjouissons de constater que notre appui moral et logistique a porté ses fruits. Les Tarbais, las des ravages du communisme municipal et heureux de la transformation de leur ville sous la première mandature Trémège, ont renouvelé leur confiance à leur excellent maire. Rien n'y aura fait, ni la campagne tristement politicarde de la gauche, ni l'appui éhonté de la Dépêche du Midi : les Tarbais n'aiment pas qu'on leur dicte ce qu'ils doivent penser.

A l'aube de cette nouvelle ère de progrès pour Tarbes, nous réitérons tous nos voeux de succès à la nouvelle municipalité!

par Président publié dans : Elections communauté : Toulouse Politique
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Lundi 10 mars 2008

Malgré le score décevant de la majorité, la claque annoncée n'a pas eu lieu lors de ce premier tour (alors même que les candidats s'apprêtaient à tendre leur joue droite à Besancenot!). Le tour de France en quelques lignes :

Lyon : réélection de Gérard Collomb (PS) au premier tour. Perben est atomisé ; il conviendra un jour de tirer enfin les conséquences du fiasco lyonnais!

Paris : l'avance très nette de Delanoë n'est pas surprenante. Face à la nullité crasse de Panafieu (dont le caprice de petite fille - être candidate envers et contre tous - coûte cher), les Parisiens ont fait le choix de la compétence voire de l'ouverture d'esprit. Après tout, Delanoë n'exclut ni l'idée d'un grand Paris, ni la construction de tours - c'est-à-dire de nouveaux quartiers (d'affaires). Cela reste une maigre consolation face à l'insignifiance et l'indigence de l'opposition municipale.

Toulouse : le résultat de Moudenc (arrivé en tête avec 42,6% des voix contre 39% au PS) nous rend relativement optimistes pour une ville que l'on disait perdue d'avance! Le second tour sera serré, mais jouable! Toi, ô Toulousain qui nous lit, cours voter, et vote bien dimanche prochain!

Marseille : les média s'étaient déchaînés en une caballe anti-Gaudin peu avant le premier tour. Le pittoresque maire de Marseille arrive tout de même en tête du ballotage contre Guérini. Le faible du Front National à Marseille (en moyenne 7%) ne lui permet globalement pas de se maintenir pour jouer les trouble-fête, ce qui privera, espérons-le, la gauche de marche-pied.

Nantes : après avoir fiché (et neutralisé?) les opposants notoires, Ayrault a été très confortablement réélu... malgré sa gestion de la ville jugée assez piteuse.

Bordeaux : la réélection extraordinaire de Juppé restera la meilleure surprise de ce premier tour. Son adversaire, le président de la région Aquitaine (dont j'ai déjà oublié le nom), est déjà en route pour les oubliettes de l'histoire.

Tarbes : le maire actuel Gérard Trémège a reçu plus de 47% des suffrages, contre 38% à Glavany. Quant au candidat MoDem, avec 9% des suffrages exprimés, il ne peut se maintenir. C'est de très bonne augure pour le second tour!

Limoges : le brejnévo-titiste Alain Rodet est réélu dès le premier tour avec plus de 56% des voix. Limoges n'est pas près de sortir du marasme : l'expression "limoger quelqu'un" a de beaux jours devant elle...

Caen : la ville est menacée après le bon score de Philippe Duron, président de la région Basse-Normandie, face au maire UMP sortant. Pas de triangulaire à Caen, tout se jouera donc sur les reports, a priori favorables à la gauche.

Annecy : large réélection de Jean-Luc Rigaut au premier tour. Le candidat socialiste caracole à 15%...

Ecouen : l'indéboulonnable sénateur-maire socialiste est à 40%, auxquels il faut ajouter les 24% d'une liste divers gauche. Jacquet, le candidat UMP, est en difficulté malgré une campagne d'une rare qualité, menée avec entrain et brio.

par Secrétaire Général publié dans : Elections communauté : Vu de droite
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Mercredi 25 avril 2007

Quatre leçons intéressantes se dégagent de ce scrutin : le très fort taux de participation ; le score global de la droite, et plus particulièrement celui de Nicolas Sarkozy ; la contre performance réalisée par le FN et enfin le score de l’extrême gauche, auxquelles nous ajouterons une petite réflexion sur le « vote catholique ».

Le très fort taux de participation s’explique vraisemblablement moins par le « spectre du 21 avril » que par une croyance renouvelée en la politique, elle-même due à un changement de générations (même si Sarko et Ségo ne sont pas exactement des perdreaux de l’année…) qui a permis de retrouver un vrai clivage droite-gauche, mobilisateur.

Les résultats bloc à bloc (45% - 36%, plus les 19% de Bayrou, moins aisément classables) illustrent la prégnance dans l’opinion des thèmes et options de droite, tout au moins en matière d’identité nationale, d’immigration ou de sécurité, l’incapacité de la gauche à imposer ses thématiques le démontrant en creux. Le brillant résultat de Nicolas Sarkozy valide son pari de redonner à l’UMP une thématique droitière clairement assumée, en lieu et place de l’éternelle quête centriste et sociale poursuivie des années durant, avec le succès que l’on sait, par Jacques Chirac

Cependant l’importance de cette participation et de son résultat font peser une lourde responsabilité sur le candidat qui sera élu. Sarkozy, si c’est lui, devra gouverner et réussir sur ces mêmes thématiques. Les nécessaires concessions qui seront faites dans l’entre-deux tours pour élargir son assise et gagner les voix centristes ne devront pas lui faire perdre cette perspective de vue. Bien conduite, elle assècherait définitivement le FN et ancrerait une droite affermie. Mais s’il devait retomber dans les vieux travers de la droite de ces dernières années, la ferveur constatée en 2007 retomberait. Le virage à droite ayant déjà été tenté, il ne serait plus possible en 2012, ne laissant aux Français d’autre choix que la gauche ou l’un des avatars possibles du Front National.

Car en effet la leçon à tirer du recul du FN est paradoxale. Il prouve la justesse de l’intuition de Sarko et la forte demande d’une part au moins des électeurs de Le Pen pour une droite qui s’assumerait enfin. Mais a contrario ce recul laisse une base solide au Front National, que masque le résultat en pourcentage. En effet, entre les scores cumulés de Le Pen et Villiers en 2007 et de Le Pen et Mégret en 2002 le différentiel est de 800.000 voix seulement. Cette base est solide puisque ces électeurs, traditionnellement plus mobilisés que la moyenne des Français, n’ont pas lâché leur camp malgré l’évolution de Sarkozy. Tout laisse donc à penser que la « droite nationale », quelle que soit la forme qu’elle aura alors, récupèrerait, en cas d’échec d’un quinquennat Sarkozy, la quasi-totalité de ces voix qui, ramenée à un taux de participation plus classique de l’ordre de 78%, représenteraient une base de 14%, à laquelle pourrait alors se joindre l’aile droite de l’électorat sarkoziste.

Les diverses gauches hors PS, éclatées, ont réalisé une importante contre-performance. On aurait cependant tort de trop se réjouir. Elle relève probablement plus du vote utile que d’un réel recul, mais pourrait aussi entraîner, paradoxalement, l’émergence d’une extrême gauche moins fragmentée et plus puissante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les Verts, par la sensibilité particulière qu’ils incarnent ; LO et le Parti des Travailleurs, en raison du caractère sectaire de ces organisations, devraient conserver leur indépendance. Par contre, la performance d’Olivier Besancenot, qui a gagné près de 300.000 voix par rapport à 2002, l’impose définitivement comme locomotive du courant antimondialiste et pourrait lui permettre de fédérer ce courant. Entre 2002 et 2007, seule la persistance du PCF et la popularité – et donc les ambitions…- du très médiatisé José Bové avaient empêché ce regroupement. Les résultats médiocres de ce dernier devraient l’empêcher de rééditer sa candidature. Même maintenu sous perfusion par le PS, le PCF pourrait bien voir ses cadres et électeurs aller vers une formation plus dynamique. Rien ne semble donc interdire la constitution d’un bloc antimondialiste, déjà largement inscrite dans les faits par l’interpénétration des états-majors de ces trois courants.

Une remarque pour finir sur le « vote catholique ». Avant le premier tour, d’importants débats ont eu lieu dans la presse et le web catholique sur « l’engagement des chrétiens en politique », les « points non négociables », les programmes « christiano-compatibles », etc. Au premier tour, et malgré ses positions sur le mariage homosexuel ou l’euthanasie, Sarkozy a obtenu 45% des voix des catholiques pratiquants. Par là même, ceux-ci perdent tout espoir de peser sur les orientations de l’UMP puisque, déjà ralliés, ils n’ont plus rien à négocier. Surtout, ils démontrent une fois de plus que, pour les catholiques français, la religion est d’ordre strictement privé, sans connexion avec le débat politique. N’en déplaise à Matthieu Grimpret, Dieu n’est pas encore dans l’isoloir…

par Minimissimus publié dans : Elections communauté : Les blogs républicains
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Lundi 23 avril 2007

Les résultats du premier tour nous auront agréablement surpris, c'est peu de le dire. Tandis que Nicolas Sarkozy devance de près de cinq points Ségolène Royal avec un score qui dépasse les prévisions les plus optimistes, la gauche à la française, sclérosée et idéologue, apparaît en voie d'extinction. Le PS est distancé et les groupuscules d'extrême-gauche sont insignifiants, au point que les voix de gauche toutes additionnées atteignent environ 36% des voix.

S'il ne faut pas considérer gagnée une bataille qui n'est pas encore menée, les mines déconfites des responsables socialistes, les règlements de compte sur les plateaux télé de l'ancienne gauche plurielle et l'invisibilité de Royal auront rendu cette soirée littéralement jubilatoire! La déclaration de Gogolène, entrecoupée de coupures de courants et de silences crispés, enchaînait des phrases confuses et incompréhensibles. Une succession de concepts mis ensemble, l'absence du mot "gauche" et du mot "socialisme", rien ou presque en direction de la gauche de la gauche. C'était un discours de repli, de défaite, pas un discours de combat. Le contraste avec les déclarations de Bayrou et Sarkozy était tel que mêmes les journalistes s'en étonnaient fort!

L'explication a sans doute été donné par Bernard Tapie, qui peut se permettre de dire ce qu'il veut : "ceux qui font mine de soutenir Ségolène souhaitent en privé sa défaite" (comme on les comprend!). Il disait cela droit dans les yeux de Rebsamen et en le tutoyant, c'était une théorie très convaincante. Et comme il était plaisant de voir Fabius venir plaider (il est allé jusqu'à avouer que la présence de Royal au second tour était incertaine!) à la place de l'état-major de campagne de sa candidate, aux abonnés absents jusqu'à l'apparition très tardive de Rebsamen et Montebourg!

La gauche plurielle s'est en revanche montrée très dure, avec une Marie-George Buffet étonnament combattive et critique. Son score inférieur à 2% a certes dû la réveiller un peu! Quant à Eric Besson, qui faisait jusqu'il y a peu partie de l'équipe de campagne socialiste, il a simplement appelé à voter Sarkozy. Ce point de vue a fort irrité Jack Lang, dont le dernier lifting handicapait hélas sévèrement l'élocution.

Les autres n'avaient qu'à de délecter de ce spectacle... Il fallait en tout cas regarder régulièrement les résultats pour se convaincre que c'était le discours d'un camp qualifié au second tour, car le tout rappelait l'ambiance tendue de 2002.

Pendant ce temps-là, on cherchait Royal. Sa déclaration est venue tard, en direct des Charentes. La candidate prenait ensuite un "jet privé" (mazette!) pour rentrer à Paris, ce qui obligeait Hollande, remarquable d'abnégation et de talent - ce fut bien le seul dans leur camp - à faire l'animation micro au QG de campagne jusqu'à une heure du matin. Nous ignorons pour l'instant si elle est finalement arrivée avant le départ du dernier militant!

Ce soir, nous nous couchons avec une question préoccupante : mais où sont donc les socialistes?

par Peronito publié dans : Elections communauté : Contre Ségolène Royal et le PS
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