Que le titre ne vous induise pas en erreur, cet article n'a absolument rien à voir avec Ingrid Bétancourt...
L'ancien premier ministre du Pakistan Bénazir Bhutto a été sauvagement assassinée par un toit ouvrant au cours d'un meeting, à quelques jours à peine des élections.
Bénazir Bhutto avait été la première femme chef de gouvernement d'un pays musulman. A l'image d'Indira Gandhi qui avait pris la relève de son illustre papa, Bénazir Bhutto, sorte d'Antigone des temps modernes, avait donc repris le flambeau de son père, premier premier ministre du Pakistan mort pendu.
Contrainte à l'exil à Londres, elle avait courageusement décidé de rentrer au pays, au péril de sa vie, plutôt que d'enchaîner les soirées à Covent Garden aux côtés d'affreux exilés satisfaits de leur vie confortable (du reste, l'histoire ne dit pas si Thaksin Shinawatra aime l'opéra). Son courage dans le don de soi, jusqu'au bout, pour le bien commun des pakistanais mérite un grand respect et rappelle opportunément que la politique, c'est d'abord est un service.
On doit à Bénazir Bhutto d'avoir levé - un peu - le voile de l'obscurantisme islamique et d'avoir laissé apercevoir comme une lueur d'espoir quelques mèches brunes sous le tchador. Cette fin tragique est triste pour elle et pour le Pakistan.
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