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Lundi 25 décembre 2006

Toujours experts dans l'art de donner des leçons et de s'opposer à la toute puissance policière qui fait , comme chacun le sait, de la France un pays ou les droits des citoyens sont chaque jour un peu plus bafoués par les forces de l'ordre; nos amis de la Ligue communiste révolutionnaire viennent de frapper fort en rédigeant, en collaboration avec le RAIDH ( Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme, à ne pas confondre avec le célèbre groupe d'intervention de la Police nationale) un manifeste de protestation contre le Taser.

Aux ignorants et aux naïfs, j'expliquerai simplement que le Taser ou PIE (pistolet à impulsions électriques) est un moyen de force intermédiaire (selon une terminologie propre à la doctrine de la Gendarmerie nationale) qui a l'apparence d'une arme de poing et permet d'envoyer à un individu « récalcitrant » une décharge électrique sans autre but que de l'immobiliser et par conséquent de faire cesser le trouble. La Gendarmerie nationale et la Police nationale vont être progressivement dotées de cet instrument dans les mois à venir en donnant naturellement priorité aux unités intervenant dans les quartiers à risque.
 
Ainsi donc, notre postier de Besancenot s'insurge, dans une lettre adressée au président de la République de la dotation future des forces de l'ordre avec le dit pistolet. Selon le RAIDH, « l'usage généralisé de cette arme (,,,) sur toute personne appréhendée relève d'un véritable retour au châtiment corporel dans notre pays ». Quelle honte pour un pays qui se réclame « patrie des droits de l'homme » de renouer avec d'antiques méthodes au plus grand mépris de la diginité humaine... Pour étayer un peu plus ses propos, Besancenot précise que « électricité et justice n'ont jamais fait bon ménage en France ». La situation dans les banlieues françaises est elle à ce point dégradée qu'elle peut être comparée aux « évenements d'Algérie »? Il est vrai qu'en ces temps de repentante nationale, il est toujours de bon ton de condamner des méthodes qui, comme chacun le sait n'étaient employés que par l'Armée française pendant la guerre d'Algérie.
 
Il est également précisé sur le site du RAIDH que ce pistolet vient tout droit des USA :Les méchants policiers américains, bien évidemment racistes et violents, toujours prompts à s'improviser bourreaux, sont les précurseurs dans l'utilisation de cet engin de torture.
 
Et, c'est bien là le pire, si cet objet est utilisé par les Américains, c'est qu'il est forcément mauvais et diabolique. Si cette arme est l'apanage des « cops » c'est d'ailleurs certainement de la faute du grand méchant Bush et des gourous de la tolérance zéro qui pensent, comble de l'ignorance, que la police doit faire, avant tout, de la répression.
 
Enfin, pour Olivier, « en rajoutant certains problèmes, on va faire qu'empirer les choses »...
 
Finalement, il est vrai que les forces de l'ordre, pour ne pas empirer la situation dans les quartiers sensibles devraient s'abstenir. Les voitures brûlées ( je rappelle qu'il y en a environ 90 par nuit sur le territoire national en période « normale »), les embuscades contre la police désormais menées comme de véritables actions militaires, la circulation des armes ne sont que des cris du coeur de ces gentils délinquants qui réagissent à l'arbitraire policier...
Mais le plus, grave est que le postulat selon lequel la répression est une des causes des troubles croissants dans les banlieues sensibles, que les auteurs ne sont en fait que des victimes n'est pas partagée que par les quelques membres des partis d'extrême gauche. Toute une frange bien pensante de la population émet la même opinion.
Si la gauche est victorieuse en 2007, elle ressortira certainement de ses cartons le concept étriqué de police de proximité, quelle joie pour les forces de l'ordre : à la poubelle tasers et autres flashballs... Et vive les discussions amicales entre policiers et jeunes, les parties de football avec les délinquants. Le gendarme, ainsi débarrassé de toute pression statistique pourra ranger képi (ou casquette) et menottes et se muer en sympathique et bienveillant « grand frère ». Imaginez : un monde ou tout le monde s'aimerait, ou le crameur de bus, soudain soulagé de cette terrible pression policière, de cette répression source de tous les maux, embrasserait sur la bouche le CRS désarmé! Quel bonheur.
 
Et comme vous tous, j'aimerai y croire, malheureusement, l'esprit « antiflic » qui fait régulièrement remonter à la surface le spectre d'un Malik Houssekine; les années de laxisme qui font du délinquant une victime et de la victime une statistique ne nous laissent guère d'espoir sur l'évolution de la situation dans certains quartiers... Rassurons nous,avec ou sans Taser, nous pourrons toujours envoyer les délinquants dans des camps militaires.
par Gilberto Prevero publié dans : Points de vue
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Mardi 19 décembre 2006

A l'approche des fêtes, le RDN vous offre le récit de sa fondation solennelle. C'était le 8 octobre 2001... Nous nous en souvenons avec émotion.

Chers Compagnons de toujours, fidèles amies,

C'est le lundi 8 octobre que s'est réuni le congrès fondateur du RDN. Ce jour restera à jamais dans l'histoire du monde comme celui du renouveau de la France, de l'Occident et du monde.

Alors que tous les membres à jour de cotisation étaient présents ou avaient fait parvenir leur procuration au secrétaire général de l'époque, le Président fondateur, visiblement fatigué et las, s'est empressé de remettre sa démission, désignant en même temps le candidat qu'il souhaiter voir prendre la tête de la Démocratie Nationale conquérante. A peine avait-il articulé, dans un râle à peine audible mais dont le lyrisme était une victoire sur la maladie, le nom du futur Président que des vivats assourdissants faisaient trembler la salle du congrès. Ce choix du mérite a été entériné, conformément aux statuts du RDN, par un plébiscite spontané et unanime. Le nouveau Président, muet d'émotion, alla humblement donner l'accolade à celui qui avait préparé la voie. Il prit alors la parole sous des applaudissements nourris et prononça un vibrant discours.

S'il est impossible d'en donner l'intégralité, on retiendra d'abord la volonté claire d'oeuvrer ensemble et dans l'unité, en pourchassant tout comportement séditieux : "rien ne peut arrêter la marche de la Démocratie Nationale, qui est elle-même une étape vers l'aboutissement de notre lutte : l'instauration du méga-empire cosmique."

Le 8 octobre est ainsi proclamé fête officielle de la Démocratie Nationale.

*     *     *

Les réactions de soutien au Président nouvellement élu ne se firent pas attendre : voici celle du Président fondateur.

                  Mes chers compatriotes et compagnons du Rassemblement,

 
Je comprends la surprise qui a pu gagner nombre d'entre vous lorsque vous avez pris connaissance de l'élection du sieur le nouveau Président à la tête de notre mouvement et surout lorsque vous avez su que celle-ci avait suivi la démission de votre Président bien-aimé. 
 
Pourtant, il ne s'agit que d'une énième traîtrise de l'homme qui fomente depuis trop longtemps les pires complots contre notre personne c'est à dire comme vous le savez contre notre Patrie. Rajoutons que cet homme est secondé dans sa sinistre tâche par un petit valet d'opérette qui dissimule derrière ses allures angéliques la  sombre sournoiserie des traîtres qui attendent leur heure dans l'ombre. C'est à présent l'odeur âcre et pénétrante de la mort qui plane au-dessus de nos têtes dans le silence assourdissant des félonies ourdies en vain par de petits marquis avides de pouvoir.
 
Mes chers compagnons je vous invite à redresser la tête et à poursuivre la lutte. La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre, elle ne s'éteindra pas! Je vous engage dès aujourd'hui à sui vre votre Président-fondateur dans son auguste entreprise. Ne vous laissez pas tenter par les sirènes vénéneuses du traître chevènemento-balladuro-juvénile et de son patron le pérono-droit-au-logementiste! Tant que vous serez là le RDN vivra !
 
Demain comme aujourd'hui je parlerai à la France.
 
                                                       
                            Le Président-fondateur du RDN
             Président d'honneur et caution historique et morale
par Secrétaire Général publié dans : Démocratie Nationale
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Dimanche 17 décembre 2006

Johnny Hallyday s'évade fiscalement en Suisse. Une bonne partie de la classe politique, avec la mauvaise foi dont elle est capable, désapprouve ce comportement incivique. Du bout des lèvres toutefois, car l'idole salut-les-copinesque est aussi populaire que riche : sur un sujet aussi sensible, l'opinion pourrait bien trouver qu'elle a quelques raisons d'ouvrir "les portes du pénitentier". Du reste Johnny Hallyday n'a pas la gueule d'un privilégié. C'est au contraire l'exemple même d'une réussite personnelle. Ce n'est pas comme si l'infâme baron Seillière fuyait l'impôt !

Les politiques prennent donc un ton mielleux (à croire qu'ils furent fans de l'idole des jeunes) pour faire part de leur déception, mais sans reconnaître la légitimité de la question de fond. Comme l'a rappelé Villepin, la fiscalité en France est juste et non confiscatoire : Johnny n'aurait donc rien compris.

Il est tellement plus simple de débiter des fadaises moralisantes que de discuter les principes d'une fiscalité juste!

Si nous étions martiens, c'est-à-dire non concernés par la fiscalité en France et ignorants du sujet, on pourrait peut-être gober la version facile : on a affaire à un parvenu égoïste, enrichi sur le dos des Français - qui ont acheté ses disques et fait sa fortune - et qui une fois riche et à la retraite (ou presque) refuse de participer au rebouchage du trou de la sécu. Mais nous ne sommes pas martiens. Parfois même nous payons des impôts. Alors les réactions de tous bords nous font bien rire. Il n'est pas sûr qu'elles contribuent à résorber l'écart béant qui sépare les politiques du "pays réel".

Tels les David Vincent de la blogosphère, nous en avons cependant croisés, des martiens : quelques uns d'entre eux crèchent sur le blog des socialistes prépubères de la rue Saint Guillaume. Ils y répandent un gloubi-boulga idéologique navrant qui mélange "Johnny l'âpre au gain", les royalties des albums du chanteur, et le jeune beur de banlieue qui a besoin de la solidarité hallydaïenne (celui-là on ne sait pas ce qu'il fait là, mais d'aucuns savent le sortir à tout bout de champ). Laissons là ce pastiche de gauchisme rive gauche, que traitera sans doute efficacement un bon anti-acnéique, et revenons aux impôts de Jonnhy.

Johnny Hallyday a des revenus qui avoisinent les 5 millions d'euros. Son taux d'imposition est aux environs de 80% paraît-il (et c'est probable). Il n'y a pas que Johnny. Il y a tous ceux qui s'acquittent des moult impôts et taxes listés par les Inconnus jadis. Jusqu'au cas cliché du marin de Groix qui se trouve soumis à l'ISF car sa maison a pris trop de valeur. Sans jouer les antifiscalistes idiots, on peut quand même s'interroger par exemple sur un impôt qui taxe lourdement non les revenus mais le patrimoine, de sorte qu'il est facile, à un certain niveau certes, de perdre beaucoup d'argent, trop, avec ce que l'on possède. Fabius, génial inventeur de l'ISF et possesseur d'une jolie (dit-on) collection d'oeuvres d'art, l'a bien compris et a judicieusement pensé à sortir les oeuvres d'art de l'assiette de l'ISF. Sans cela il aurait dû vendre sa collection.

L'ISF n'est cependant que la partie émergée de l'impitoyable iceberg fiscal. Y'aura-t-il de courageux politiques qui oseront donc parler du sujet qui fâche sans jouer les vierges effarouchées devant ce faux crime de haute trahison? Nous serons attentifs au programme des uns et des autres. Celui de l'UMP, entre autres, ne nous fait vraiment pas rêver. Que fait donc Sarko le pote à Johnny?

par Peronito publié dans : France
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Samedi 16 décembre 2006

Les événements récents rappellent à quel point le sentiment national belge est en voie de disparition. L'idée de Belgique est raillée par les affirmations communautaires : ce pays n'est plus une nation ; ce n'est plus que la coexistence d'entités qui s'ignorent.

Pourtant, la destruction d'un état au profit de l'éclatement régional ne peut satisfaire personne, hormis les tenants d'une Europe des régions, à qui la balkanisation des Etats d'Europe de l'ouest rendrait service.

Ne laissons pas la Wallonie partir à la dérive ! L'occasion est historique pour les wallons de retrouver leur liberté, de se débarrasser d'une dynastie illégitime qui ne sert plus à rien, et de choisir l'appartenance à la nation française. Le rattachement est aujourd'hui la très grande chance de la Wallonie.

Vive la Wallonie libre !

Vive la Belgique française !

Vive la France !

par Président publié dans : Démocratie Nationale
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Vendredi 15 décembre 2006

Qu'est-ce que la Belgique? Sans doute pas grand chose. Deux communautés, un pays très jeune, un roi, des blagues. La dernière en date est ahurissante : un gigantesque canular a été organisé par la RTBF (la radiotélévision belge francophone - tout est dans le titre) il y a deux jours.

Imaginez la scène : en début de soirée, un flash info spécial annonce pêle-mêle le vote de la sécession de la Flandre par le parlement régional, la fuite d'Albert II à Kinshasa et un sort tragicomique au gouvernement fédéral qui se serait réfugié à l'Atomium. Un tableau cataclysmique est présenté et l'emploi immodéré du conditionnel rend l'événement si réaliste que tout le monde, ou presque, tombe dans le panneau. Les plus célèbres journalistes sont associés, des figurants agitent des drapeaux (flamands ou belges, selon les cas) et des hommes politiques complices réagissent. On explique que les trams s'arrêtent à la nouvelle frontière et que Bruxelles est paralysée. Axelle Red est interviewée (victime du canular, elle), et un équipage d'avion de ligne, victime aussi, refuse de se poser à Zaventhem pour éviter à ses passagers des problèmes de passage de frontière.

La blague a duré près de deux heures et a démontré l'extrême fragilité de l'identité belge. L'heure est aux grands airs offusqués et aux règlements de compte, mais ce que l'on retiendra surtout, c'est une question lancinante : la Belgique est-elle morte hier soir?

par Peronito publié dans : Politique fiction
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Vendredi 15 décembre 2006

Le premier ministre japonais Shinzo Abe vient de s'infliger trois mois de privation de salaire. Il décide de s'autopunir car le gouvernement a reconnu avoir, lors de réunions publiques locales, depuis 2001 (alors qu'il n'est premier ministre que depuis cet été), payé des figurants pour qu'ils posent les bonnes questions.

Ce genre d'affaires louches ne concerne bien sûr pas la France, dont la vie politique est caractérisée par l'honnêteté et la transparence, néanmoins il est frappant que le premier ministre du Japon est très loin de la théorie du "responsable mais pas coupable" très en vogue chez nous. Shinzo Abe assume, lui, à la façon samouraï. Image d'Epinal peut-être...

Ce qui est certain, c'est que toute ressemblance avec un homme politique français qui existerait serait vraiment purement fortuite.

 

par Azote liquide publié dans : Nos amis d'aujourd'hui
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Mercredi 13 décembre 2006

Nous ne savons trop que faire de Pinochet. Il vient d'un pays lointain et il avait dans sa jeunesse de très mauvaises fréquentations : c'était en effet un ami de Salvador Allende (dont le courageux suicide ne suffira jamais à en faire un héros), ami qu'il putscha par la suite assez brutalement. 

Armé de ses kitschissimes lunettes, il a certes évité au Chili la soviétisation mais ne put pas s'empêcher pour autant de trucider quelques civils ou quelques bonnes soeurs, ce qui ne suscite vraiment aucune sympathie ni indulgence de notre part. Au pouvoir, il sembla tout de même se calmer quelque peu, au point qu'on lui attribue une réussite économique qui fit l'admiration de Reagan et Thatcher, son amie qui seule ou presque a osé se dire "très attristée par la mort du général".

Ajoutons enfin qu'il a été importun jusqu'au bout en mourant le dix décembre, jour de la fête de la Démocratie Nationale. C'était de très mauvais goût. Pour toutes ses raisons, nous n'avions pas très envie de lui rendre hommage, ni même d'évoquer son cas. Ce n'est de toutes façons pas au RDN que l'on trouvera des défenseurs de toutes les causes perdues possibles et imaginables : il nous suffit d'être péronistes et d'aimer de Gaulle.

Quelle ne fut pas notre surprise, alors, de lire sur un blog voisin une hagiographie enthousiaste d'Augusto Pinochet (j'exagère un peu, mais l'article détonne). Nous vous en recommandons vivement la lecture : non que nous aurions dit exactement la même chose s'il avait vraiment fallu parler du défunt dictateur, mais l'originalité du discours, en contradiction totale avec la version politiquement correcte de l'AFP qui a fait florès ces jours-ci, donne envie d'en lire plus et d'en savoir plus. Elle donne surtout la sympathique satisfaction, pas si fréquente dans la blogosphère, qu'il y a encore plus mauvais esprit que nous. Bravo pour le coup de pied dans la fourmilière.

par Peronito publié dans : Blogosphère
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Mardi 12 décembre 2006
Rien à voir avec le groupe culte des années 80 ou avec son leader, l’immense Jimmy Somerville. Non, rien à voir. Figurez-vous, chers amis, que votre serviteur a eu le plaisir de se rendre, dimanche dernier, à l’exposition organisée par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris intitulée : « Regard d’un Parisien sur la Commune ».
 
Dans une vaste salle du sous-sol de l’édifice, affichés sur les murs, de superbes clichés d’une réalité saisissante vous permettront de découvrir des vues inédites de Paris, depuis le siège jusqu’au début de l’été 1871. Des élégants en haut-de-forme posant devant les ruines des Tuileries aux ouvriers aux visages noirs réparant des ouvrages d’art aux allures étonnamment modernes, les sujets susciteront sans doute en vous une curieuse impression face à ce Paris terriblement contemporain et pourtant irréel.
 
Il faut savoir que lors de la Semaine sanglante, la Commune insurrectionnelle, brillant des derniers feux de son désespoir et de sa frénésie face aux assauts des soldats de la jeune République, a incendié, selon un plan précis, les principaux édifices du pouvoir. Le problème c’est qu’en France le pouvoir a toujours eu la fâcheuse habitude de se loger dans les bâtiments les plus emblématiques de la richesse de notre patrimoine culturel. Un détail, sans doute, car rien n’a échappé à l’ivresse de destruction des « amis du genre humain » : Tuileries, Hôtel de Ville (dans sa construction Renaissance), Chancellerie de la Légion d’Honneur, Conseil d’Etat, Préfecture, Palais de Justice, Monnaies et médailles, …
 
C’est bien là le mérite de cette exposition : nous montrer de manière saisissante, par le biais de la photo, le visage d’un Paris moderne, encore plus beau que celui d’aujourd’hui, un Paris que nous ne connaîtrons jamais, dont nous sommes à jamais privé par la sauvagerie criminelle des communards. C’est ce décalage qui est impressionnant.
 
Un dernier mot sur le parti pris de l’exposition qui nous montre le visage de ceux qui sont aux affaires place de l’Hôtel de Ville. Vous aurez la chance, en parcourant la pièce, de profiter de la mise en ambiance offerte par la Mairie grâce à la diffusion du « Best Of Commune » : l’Internationale, Vive la Sociale, etc. Repus de sons et d’images, vous regagnerez le rez-de-chaussée où vous pourrez faire l’emplette de livres à la gloire des destructeurs du patrimoine culturel : Iconographie de la Commune, Pensées de Louise Michel, et même, surprise !, un ouvrage sur la révolution de 1917 …
 
Vous aurez ainsi le plaisir de voir le socialisme municipal (précisément la direction des affaires culturelles, en charge du patrimoine) célébrer, la larme à l’œil, les incendiaires de la plus belle ville du monde.
par Agathon publié dans : Culture
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Mardi 12 décembre 2006
Un grand homme d’Etat nous a quittés ce week-end, et cela n’a pas manqué de m’attrister, comme d’autres qui avaient également été sensibles à son combat, aux tombereaux d’insultes sur lui déversées, à son courageux combat contre la mort dans un hôpital froid.
 
Jean-Pierre Chevènement vient de se suicider politiquement. En soutenant Gogolène. Il emporte avec lui la gauche républicaine…
par Vulgum Pecus publié dans : Nos amis d'aujourd'hui
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Lundi 11 décembre 2006

L'ex-homme de la nation, celui qui faisait rêver les foules avec ses postures gaulliennes et ses affiches de campagne très "retour d'Irlande" en 2002, a retiré cette fois-ci sa candidature quelques semaines après l'avoir annoncée. De critique acerbe du socialo-jospinisme (dont on ne peut croire qu'il était pourtant pire que le socialo-royalisme), Chevènement est donc devenu un soutien fidèle de Gogolène, tout cela pour quelques circonscriptions législatives : glorieux motif. De de Gaulle à Guy Mollet, la chute est rude.

Nous ne nous faisions pas tellement d'idée sur le "Che", mais sa façon d'incarner la gauche républicaine et patriote, jusqu'à démissioner de ses postes de ministre, nous était sympathique. Tant pis pour les bons mots de campagne contre ce qu'il appelait le socialisme "li-li" (libéral et libertaire), nous en serons privés. Il faut croire que Belfort vaut bien un soutien à tout ce qu'il n'aime pas.

Dommage. Décidément, la vieillesse est un naufrage.

par Peronito publié dans : Socialisme à visage humain communauté : Les blogs républicains
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