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Mercredi 29 novembre 2006

Le Président de la République Jacques Chirac a 74 ans aujourd'hui. Bon anniversaire ! Nous lui souhaitons avec d'autant plus d'enthousiasme que nous ne sommes pas encore sûrs, aussi respectueux des institutions que nous sommes, de tenir absolument à fêter celui de son successeur...

par Président publié dans : Pipole
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Mardi 28 novembre 2006

Difficile de retenir son dégoût devant la transformation d’une bavure sanglante en lynchage médiatique de la victime virant à la manipulation politique et journalistique… A l’issue du match PSG – Tel Aviv, un jeune supporter du PSG, Julien Quémeneur, est tué et un autre gravement blessé par un policier protégeant un supporter « adverse » pris à parti. En d’autres circonstances, nous aurions assisté à une vague d’indignation contre les cow-boys de la police, la politique répressive du Gouvernement, etc. Des voitures auraient brûlé en banlieue et pas moins d’un mois aurait été nécessaire pour ramener l’ordre.

Mais là, miracle, rien de cela. L’affaire est entendue : la victime est une ignoble brute raciste, qui n’a donc eu que ce qu’elle méritait. SOS-Racisme ne manque d’ailleurs pas de dénoncer vertement la compassion manifestée officiellement par le PSG pour la famille et les proches. Le policier est un héros qui, « face à une horde de personnes excitées et extrêmement agressives », au bilan éloquent de 0 blessés, a courageusement abattu un de ses agresseurs et grièvement blessé un autre. L’IGS l’a établi, bouclant son enquête en 24 heures - record dûment homologué, espère-t-on. Enfin, les vrais coupables sont nommément désignés : les clubs de supporters parisiens, véhiculant une idéologie nauséabonde et dont le racisme menace la paix et la tranquillité de notre belle société, démontrées tous les soirs dans certaines banlieues. Le fond du mal qui ronge la France, c’est l’extrême-droite et le racisme des Français ordinaires, qu’on se le dise. Réconciliés, le Président et le ministre de l’Intérieur, le Figaro et Libération, France 2 et TF1 l'attestent.

Les faits pourtant posent problème. La réalité du lynchage subi par le supporter de Tel-Aviv, d’abord, rentré chez lui sans blessure et sans même s’être rendu compte de la mort d’un de ses bourreaux supposés. Interrogé à la radio hier, celui-ci explique qu’en réalité « à ce moment là, honnêtement, il n'y en avait que trois ou quatre et si je continuais à courir cela se serait terminé ». Dans ce climat d’extrême violence, il est à noter d’ailleurs qu’il n’y a pas une dégradation, pas d’autres victimes que celles du policier. Et celui-ci était-il réellement contrant de viser directement à la poitrine, sans sommations, sans tirer à hauteur des jambes ? Apparemment. Légitime défense. « Immédiate et proportionnée ». Dans d’autres affaires récentes, pourtant, la circonstance atténuante de légitime défense avait semblé plus difficile à obtenir…

Les attaques xénophobes et racistes, enfin. La balle qui a tué Julien Quémeneur ne lui était pas destinée, ayant d’abord traversé les poumons de la cible initiale. Or celle-ci se prénomme Mounir… Et le portrait que trace le JDD du jeune mort n’est pas vraiment celui d’un skin head. Mais peu importe, l’occasion était trop belle pour la manquer, pour nos politiques comme pour les médias. Balayées, les discours sur la compréhension, la nécessaire prévention, les violences comme mode d’expression d’une révolte. Dormez, bonnes gens : les bus continuent de brûler, les policiers d’être pris pour cible, mais le vrai mal va enfin être traité, le Kop et les Boulogne Boys dissous ! Parole de Sarko.

La conclusion, en tout cas, est claire : La HALDE a raison, il y a un vrai problème de discrimination en France. D’abord, tous les morts ne sont pas égaux (à vrai dire, depuis les touchantes manifestations de millions de bonnes âmes après les décès de Jean-Yves Le Chénadec et Jean-Claude Irvoas, on s’en doutait un peu). Et pour nos braves médias humanitaires, nos associations antiracistes ordinairement si compatissantes, une bavure qui ne serait pas acceptable après des mois d’émeutes, des milliers de policiers blessés, des Mama Galledo brûlées et des mamies tabassées est justifiable et justifiée contre le monstre ultime, le raciste, avéré ou supposé.

Il est rassurant de voir que les vrais problèmes vont enfin être traités.

par Minimissimus publié dans : Société communauté : Vu de droite
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Lundi 27 novembre 2006

Le Front national. Ce vieux cadavre au fond du placard de la vie politique française. Souvenez-vous : 1997 ; nous perdons les législatives, non pas par un amour soudain pour le programme affligeant de la « gauche plurielle » ou par un rejet massif du juppéisme réformateur mais bel et bien parce qu'une cinquantaine de nos candidats se retrouvent englués dans de mortelles triangulaires avec des candidats du FN.

On ne va pas refaire l'histoire du Front créé par Mitterrand. D'une part parce que cette faribole est un peu simpliste : je pense que l'émergence du Front fut un problème qui a dépassé la tactique politicienne mitterrandienne pour rencontrer une vraie crise morale et sociale. D'autre part parce qu'il y a deux catégories de gens : ceux qui sont dans l'imprécation et ceux qui agissent ; ceux qui voient le monde tel qu'il est et qui disent « pourquoi ? » et ceux qui le voient tel qu'il devrait être et qui disent « comment ? ». Ici, nous laissons l'incantation et les malédictions aux socialistes.

Faire face au Front, c'est arrêter de tomber dans le piège machiavélique tendu par la gauche morale. Discuter du Front ou de ses idées, pour ces pervers, c'est déjà tomber dans le fascisme nauséabond, c'est devenir la droite faible ou complice comme von Papen l'incarna en son temps en Allemagne. Et la droite, béate, bouffie de bons sentiments, niaise comme elle sait l'être, tombe dans le piège.

Faire face au Front, c'est arrêter de parler au Front sur le mauvais registre, sur le registre qui l'arrange bien. Parler de Le Pen en le stigmatisant et en se focalisant exclusivement sur ses dérapages très calculés, c'est faire exactement ce que le Front attend de nous.

Faire face au Front, c'est lui précisément lui faire face. Lui parler, le considérer comme un autre parti politique. Lâchons le mot : le banaliser. Le jour où le FN sera un adversaire et non plus un ennemi, nous aurons parcouru une bonne part du chemin. Nous l'aurons vidé de son argument victimaire, de son monopole de parti « anti-système » sur lequel il capitalise si bien.

Pour faire cela, il faudra du courage. Le courage de subir le matraquage de la presse bien-pensante qui criera à l'alliance. Le courage de dire à ces mêmes journalistes qu'ils sont complices du Front et de son actionnaire socialiste en ne posant jamais les vrais questions à Le Pen, préférant faire du sensationnel au lieu du journalisme. Quel journaliste parlera de politique monétaire ou de traitement du chômage à JMLP au lieu de ressasser les « Durafour crématoire » à la grande satisfaction du Provocateur ? Quel politique osera parler sérieusement et sereinement de déficits publics avec un représentant du Front sans commencer par « on ne discute pas avec la bête immonde » ?

Ce jour là nous aurons progressé. Le Front cessera de pourrir la vie de la droite. Le pluralisme aura droit de cité et le mécontentement sincère des braves gens malheureux qui votent pour lui sera respecté, canalisé et pris pour ce qu'il est.

Mais pour cela, il faut une vraie révolution des mentalités. Il faut le courage d'être prêts à affronter la grande peur des bien-pensants.

par Agathon publié dans : Points de vue
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Dimanche 26 novembre 2006

Une visite au palais de Tokyo, en compagnie de notre avisé conseiller du RDN aux affaires culturelles, nous offre une occasion rêvée de quelques considérations sur la vie culturelle en France.

Le palais de Tokyo est en travaux. Pour cette raison, l'entrée est réduite à deux euros et nous ouvre le droit de parcourir deux salles et un couloir d'une exposition sur le thème "cinq milliards d'années". Après l'entrée sur une métaphore de champignon nucléaire faite de deux cents kilos de nouilles de soja, qui nous met en appétit, voici deux Vespa délabrées, couchées au sol et recouvertes de monticules de cire sur lesquels brûlent trois bougies. Plus loin, une bicyclette retournée dont on peut à loisir faire tourner les roues, et une caisse d'ampoules (en état de marche?) éclairée par le fond, d'un artiste inconnu. Cette dernière oeuvre s'intitule "wrong time wrong place". Les "rotoreliefs" de Marcel Duchamp, eux, sont invisibles.

Et c'est à peu près tout. Voilà ce que l'on voit dans un des très grands musées parisiens pour deux euros - un euro certes si l'on présente une carte d'étudiant en arts.

Les visiteurs du palais de Tokyo ne devraient pas être suspects d'allergie à l'art contemporain; sinon ils iraient au Louvre ou ailleurs. Pourtant, c'est bien avec l'impression d'un grand foutage de gueule que l'on ressort! On souhaiterait voir des oeuvres exigentes, nées d'une réflexion un peu poussée, mises en scène autour d'un thème qui a un sens et qui a un rapport avec ce que l'on expose. Est-il criminel de dire cette évidence, face aux intellectuels de caniveaux qui se gargarisent d'un jargon abscons et de productions dénuées d'intérêt? Il faut croire que oui, tant la mode et un certain milieu artistique sont obtus, perclus de certitudes et dégoulinants d'arrogance. Des ratés, des mauvais, des naufragés de l'intellect qui ont fini par trouver une audience (au royaume des aveugles...).

Mais parce que nous ne sommes pas des autruches bloquées au XVIIème siècle, nous réclamons l'art - l'art de notre époque - pas de la mauvaise parodie.

par Azote liquide publié dans : Culture
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Samedi 25 novembre 2006

Une petite révolution se prépare à l'école : le linguiste Alain Bentolila remettra cette semaine ses propositions pour "remodeler l'enseignement de la grammaire de la primaire au collège sans revenir 20 ans en arrière". La précision n'est pas inutile puisque l'on imagine déjà les réactions outrées des futuristes fumeux des IUFM qui devront vraisemblablement revenir à des théories plus saines.

Alors que nous apprenions à souligner le sujet en jaune, le verbe en rouge et les compléments circonstanciels en vert, les élèves actuels subissent dès leur plus jeune âge des exposés théoriques sur l'énonciation, le schéma actanciel et le schéma narratif. On leur donne des textes, on y commente ce qu'on y trouve, et les pauvres enfants n'y comprennent rien : rien d'étonnant à partir du moment où savoir accorder un participe passé selon l'auxiliaire ou la voix pronominale, c'est ringard. Toute la difficulté (insoluble?) du rapporteur est alors de trouver une façon moderne et jeune de dire qu'il faut enseigner la grammaire avant de faire de la linguistique, que la grammaire c'est normatif, et qu'écrire français a un intérêt. Il n'y arrive en fait qu'à moitié, semble-t-il. Par exemple lorsqu'il admet qu'il faut partir de phrases que prononcent les élèves et qu'il donne comme exemple "Kevin a pêché un poisson". Pas très réaliste : il devrait dire "Kevin il a pêché un poisson", voire encore plus probablement "Kevin il a pécho une meuf" (l'auteur de cet article reste lui aussi politiquement correct en fin de compte, car on pourrait encore reformuler et, si l'on est mauvais esprit, changer aussi le prénom). Toute la limite des suggestions de Monsieur Bentolila est ici : il fait des concessions qui portent en germe la demi-mesure!

En matière d'enseignement du français, nous avons cependant déjà touché le fond - et on creuse encore. C'est pourquoi, même si elle restait incomplète, la réforme en vue est une excellente nouvelle. Nous souhaitons à notre linguiste de bon sens et au ministre de l'Education bon courage...

par Peronito publié dans : France
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Jeudi 23 novembre 2006
Je continue de suivre l'actualité et je m'aperçois de l'importance énorme que prend le dossier de l'immigration au plan national, et tout particulièrement en vue des prochaines élections (d'ailleurs, je rappelle au passage que c'est seulemement l'année prochaine, donc j'invite tout le monde à se détendre ! On dirait parfois que c'est pour demain !). Le fait est que ce sujet est très sensible puisqu'il en recoupe (qu'on le veuille ou non) deux autres, dont l'importance est également croissante : l'insécurité et l'Islam...
 
                         On a vu l'émoi qu'ont suscité, et que suscitent encore, l'évacuation du squat de Cachan ou la régularisation de quelques 6 ou 7000 familles (et par conséquent la condamnation des autres)... On a vu au cours de ces dernières années des hommes politiques de tout bord prendre des positions plus ou moins claires sur le sujet, on a vu fleurir les manifestations, pétitions et autres revendications (rarement légitimes), on a même vu certains évêques de France (dont je ne citerai pas les noms, suivez mon regard...) prendre des positions plus qu'étranges sur le sujet, mêlant à nouveau politique et religion, comme il savent si bien le faire, et se posant encore en grands-prêcheurs-moralisateurs-donneurs-de-leçons (politiques cette fois) pour nos pauvres âmes égarées...
 
                         Alors qu' y a-t-il au delà de cette comédie surmédiatisée ? Quel est réellement l'enjeu du problème ?      
 
                         Tout d'abord, je crois qu'il faut se débarrasser de toute la charge émotionelle que comporte ce sujet, si l'on veut pouvoir régler les problèmes posément plutôt que de les aggraver en faisant n'importe quoi. Je suis conscient qu'il s'agit avant tout d'un drame humain et tout particulièrement pour les clandestins eux-même (Bannissez le terme "sans-papiers" de votre vocabulaire, il n'a aucun sens puisqu'il sagit avant tout de personnes qui violent, à tort ou à raison,  la loi. On n'appelle pas un cambrioleur un "sans-clef", que je sache, et pourtant lui aussi peut avoir de bonnes raisons, indispensables à sa survie, pour entrer par la fenêtre).
                        Ces clandestins donc, sont souvent les premières victimes d'un système assez glauque d'exploitation de la misère (passeurs qui s'enrichissent sur leur dos, trafics de drogue ou d'armes, exploitation de la prostitution, patrons sans scrupules qui les emploient au noir, marchands du sommeil...).
                        
                        C'est avant tout le résultat des politiques incohérentes menées par la France au cours des trois dernières décennies. Partagé entre réalisme et humanisme, tour à tour consciente de la nécessité de préserver son intégrité et sa culture, et émue par ce drame humain. Tiraillés  entre la volonté de développer le pays et une volonté d'accueil souvent irresponsable, les différents gouvernements ont alterné expulsions et régularisations massives, fermeté et laxisme.
                       
                        Il est temps aujourd'hui d'adopter une politique stable et claire. Certaines régularisations exceptionnelles sont justifiées au cas par cas, comme par exemple pour les (vrais !) réfugiés politiques, mais le temps des régularisations massives doit cesser. Ces pratiques irresponsables ne font qu'attirer de nouveaux clandestins et submerger notre économie et notre culture de personnes pas forcément de mauvaise volonté, mais qui ne travaillent pas, ne produisent pas de richesses, vivent tant bien que mal sur nos aides sociales, et menacent, consciemment ou non, notre culture en développant, parfois volontairement, mais le plus souvent par nécessité de survie, un communautarisme dangereux.
 
                       Evidemment, la France est attirante, vue à l'extérieur, décrite (à juste titre) comme "le pays où l'on est payé à rien faire". Blindée d'aides sociales à tort et à travers, et dégoulinante de bons sentiments, la France, devenue l'ANPE du monde, est l'Eldorado pour tous les paumés de la terre, avec pour vocation d'accueillir chez elle et de nourrir (gracieusement et à ses frais, bien sûr) toute la misère du monde.             
                      Pourtant aucun pays au monde (et sûrement pas la France) n'a la capacité d'agir ainsi. Et quand bien même ce serait possible, je ne vois pas au nom de quoi elle le ferait. Tous les problèmes de la planète n'ont pas vocation à être réglés sur notre sol. Il y a bien d'autres moyens (comme la vraie collaboration inter-étatique) de lutter contre la pauvreté que de couler son économie par grandeur d'âme (ce qui de toute façon ne règlera rien).         
 
                      Le problème qui se pose en parallèle de cette triste réalité économique est celui de la culture. L'échec des politiques dites "d'intégration" est flagrant. Qu'on ne me dise pas que la recrudescence de la violence et de l'insécurité, la crise des banlieues et l'actualité encore toute récente en matière de délinquance n'y sont pas liées.
                      Alors pourquoi cet échec ? Pourquoi les populations originaires d'Afrique ne parviennent pas à s'intégrer là où d'autres populations ont réussi et réussissent encore ? Croyez-vous que les immigrés que vous croisez dans le métro et qui se baladent voilés, en djellabah ou en boubou se sentent réllement "fr'ançais" pour autre chose que pour toucher des aides et engraisser au frais de la vache à lait ?
 
                     Il est clair avant tout que l'intégration nécessite un effort de la part de l'immigrant et non pas du pays d'accueil. Vous voulez devenir français ? Soit, vous êtes le bienvenu, à partir du moment où vous êtes en règle, mais acceptez et apprenez sa culture et sa langue. Travaillez pour produire des richesses et vous serez récompensés. La France vous accueillera si vous montrez votre bonne volonté, mais pour l'instant, sachez qu'elle ne vous doit rien.
 
                      Je ne parlerai pas de religion, la France étant (heureusement en un sens) un pays laïque. Je crains que malheureusement, le visage de l'Islam que l'on voit aujourd'hui ne soit pas compatible de façon massive avec la culture française. Admettons cependant qu'une certaine forme d'Islam modéré (qui n'existe pas encore et n'existera sans doute jamais, puisque l'Islam, n'ayant pas de magistère, n'est pas appelé à évoluer, ou du moins pas de manière homogène) soit acceptable à grande échelle en France (et très honnêtement, j'en doute). 
                    
                     A force de victimiser les immigrants, on crée du communautarisme. On s'auto-flagelle joyeusement en brandissant bien haut les épouvantails des "crimes" commis par notre pays, de la colonisation (qui, malgré certains abus regrettables, a en réalité largement développé les pays locaux, quoiqu'en disent certains esprits éclairés...) à l'esclavagisme (certes inhumain, mais dont nous sommes autant responsables que les chefs locaux d'alors qui allaient eux-même capturer les esclaves pour nous les vendre, et dont l'Occident n'a pas plus à rougir que les populations arabes, berbères ou bantous, qui l'ont également largement pratiqué).
                    Ceci étant dit, je tiens à préciser que je n'ai jamais réduit qui que ce soit en esclavage et que par conséquent, je ne me sens nullement coupable en entendant les jérémiades de tel ou tel connard, qui lui non plus n'a d'ailleurs jamais été esclave de qui que ce soit...
 
                    Pour conclure (enfin), je me pose la question suivante, en tant que petit-fils d'immigré : Que leur doit la France ? Mon grand-père s'est installé en France pour y trouver du travail et nourrir sa famille dont il était responsable à la mort de son père. Il n'a jamais considéré que quoi que ce soit lui était dû, au contraire. Il a toujours travaillé dur et a appris la langue et assimilé la culture française. Il a épousé une française (elle-même d'origine italienne, c'est vrai) et a élevé ses enfants à la française, se considérant lui-même comme pleinement français.
                    Son cousin (mon grand-oncle) a gagné sa nationalité française dans les rangs de la Légion Etrangère (dont il est d'ailleurs aujourd'hui le doyen) par le sang versé dans les tranchées de Verdun ou d'ailleurs. Ses trois fils (mon père et mes deux oncles) ont combattu pour la France en Algérie...
                  
                    Mais eux, qu'ont-ils fait pour la France, tous ces jeunes qui ne foutent rien et passent leur temps à agresser des vieilles et fumer du shit ? (je ne parle pas de ceux qui cherchent réellement à s'intégrer et qui, en général, y arrivent). Ce que je pense quand je vois des petits cons dirent qu'ils "niquent la France", siffler la Marseillaise et brandir des drapeaux algériens ou marocains, c'est qu'ils devraient au moins avoir les couilles de joindre l'acte à la parole et retourner dans leur pays d'origine qui lui, sans aucun doute, est ouvert, humaniste et tolérant. Moi en tout cas je ne retiens personne... 
par Ocelot publié dans : Points de vue
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Mercredi 22 novembre 2006

La différence entre un allié et un vassal, c'est que l'allié, qui se situe à votre hauteur, est disposé à vous dire franchement son avis au contraire du vassal dont l'hypocrisie est celle du courtisan. C'est exactement la position de Charles de Gaulle qui n'a pas hésité à soutenir les Américains lors de la crise de Cuba en 1962 mais n'a pas aussi hésité aussi à leur dire tout le mal qu’il pensait (vision prophétique!) de la guerre menée au Vietnam. Il en a été de même pour Jacques Chirac qui s'est rendu à New-York le premier parmi les chefs d'Etat au lendemain des attentats du 11 septembre et s'est opposé à la guerre que l'on sait dont j'aimerais bien qu'elle fût critiquée à l'UMP pour ce qu'elle est, à savoir un "désastre" (Tony Blair). On peut critiquer les Etats-Unis (la réciproque ne leur posant pas spécialement de problème...) sans se voir taxé aussitôt de gauchiste antiaméricain, ennemi de la liberté et ami d'une France moisie et de tous les dictateurs à travers le monde, et des terroristes (j'allais oublier que si l'on n’est pas atlantiste, on est un ami d'Al Qaida…)

Il est par ailleurs irresponsable et scandaleux de la part d'un ministre français de critiquer sur un sol étranger et avec la connivence du gouvernement qui l'accueille la politique diplomatique menée par son propre pays et singulièrement par un gouvernement auquel il a appartenu : il n'avait qu'à démissionner à ce moment-là (comme le fit en son temps et pour des raisons inverses Jean-Pierre Chevènement à propos de la guerre du Golfe). C'est d'autant plus dramatique que ce type de position s'avère probablement contreproductif sur le plan électoral.

C'est ça l'UMP: un parti qui a tout renié (y a-t-il une référence à l'histoire sur leur site?), qui se complaît dans la schizophrénie de type France d'après (pas un référence à l'action du gouvernement et du Président de la République dans leur documents de propagande). C'est un parti dont le seul propos demeure totalement imprécatoire (la rupture? pour qui ? pour quoi?) et dont les chefs se lancent dans des embardées totalement irresponsables (du type des foucades lancées régulièrement par l'idole des jeunes contre les institutions républicaines de la Cinquième et au premier rang desquels le Président de la République qu’il a tout de même comparé à Louis XVI ! ou des propos évoqués plus haut et tenus aux Etats-Unis…)

Nous attendons de l’UMP qu’elle n’ait pas peur de défendre l’indépendance de la France, qu’elle ne craigne pas de dire que la défense de notre pays et de notre continent ne se réduit pas à l’Otan, que critiquer la politique des Etats-Unis rend service au monde et sert nos intérêts et ne peut être assimilé à aucune forme d’antiaméricanisme. Les thuriféraires de l’Amérique qui admirent en fait le patriotisme et la foi américaine doivent se rappeler que ce pays n’hésite pas à critiquer ses alliés quand il le faut, à être protectionniste et patriote économique lorsque cela sert ses intérêts et à mener une politique pragmatique qui consiste à ne se sentir lié par personne. Pourquoi la France dont les intérêts sont loin de converger avec ceux de l’Amérique ne pourrait elle pas en faire autant ?

par Cicéron publié dans : France
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Mardi 21 novembre 2006

Suite à l’envoi de commentaires très courageux du type « copié-collé » du petit livre bleu, façon vulgate de l’UMP, tout entier dévoués à la gloire de son Président, je me permets de réagir, surtout quand je vois quelques tentatives de récupération inepte de l’ « héritage » gaulliste.

Comment peut-on associer au gaullisme le Président de l'UMP, qui se permet de critiquer à l'étranger l'action diplomatique menée par le Président de la République et donc par la France (ou à minima par le gouvernement auquel il appartient), évoquant une certaine "arrogance". Il semble ainsi se rallier à ceux, décidément de moins en moins nombreux, qui considèrent que cette guerre en Irak était une bonne chose. Qu'aurait-il déclaré s'il avait été ministre du gouvernement de Georges Pompidou lorsque le Général a invoqué le "Québec libre" ! Il se serait sans aucun doute rangé derrière les criailleurs et les pleutres giscardiens et aurait pu parler d' "exercice solitaire du pouvoir".

Comment peut-on encore qualifier un tel homme de "gaulliste" qui, lorsqu'il était secrétaire général du RPR a bataillé becs et ongles pour qu'on retire la croix de Lorraine du sigle officiel du RPR ? Il doit être content avec le bel arbre d’aujourd’hui (pourquoi pas des petites fleurs ou des bisounours ?). Il fut un temps où il ne tarissait pas d’éloge sur son excellent ami José Maria Aznar dont le parti populaire espagnol était censé inspirer l’UMP C’est vrai que lorsque l’on n’a pas de référence historique dans son propre pays, on peut toujours se tourner vers une grande formation politique internationale qui n’a pas hésité à mener l’action que l’on sait aux côtés des Etats-Unis ; souvenons-nous de la glorieuse conférence des Açores avec d’ailleurs l’excellent M. Barroso alors Premier Ministre portugais. Elle donne pas envie de s’engager à ses côtés la belle droite européenne décomplexée ?

Comment un homme qui fait de l'adoubement partisan par l’UMP (qui d’ailleurs apparaît de plus en plus comme un club de supporters comme le prouve les huées proférées à l’encontre de l’actuel Ministre de la défense au congrès du 16 novembre dernier) son unique légitimité, bafouant au passage la souveraineté électorale du peuple en la réduisant à celle des sondages, peut-il incarner le gaullisme?

Comment celui qui rêve d'un communautarisme à l'américaine dans notre pays, qui veut que l'Etat finance des édifices de culte et fait de la religion un argument pour nommer un préfet peut-il se prévaloir d'une quelconque légitimité gaulliste ?

Quand je vois ce qu'est devenu l'UMP, un parti d'aveugles galvanisés d'auto contentement qui renie son passé, siffle le nom de l'actuel Président de la République qui a fondé ce mouvement il y a fort longtemps (4 ans!) au point qu'on puisse penser faire table rase du passé, se dandine sur les standards à la mode de Bob Sinclar, se prononce en faveur d'un renforcement du PACS et pour l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives (pourquoi ne pas dire d'emblée qu'il faut voter UDF ou Arlette Laguiller pour leur permettre de participer au « grand débat démocratique » ou tout simplement se tirer une balle dans le pied!), j'ai tout simplement envie de pleurer.

Le gaullisme, ai-je envie de dire, c’est l’amour de la France, le respect de la loi et des institutions, l’attachement à notre indépendance nationale mais c’est aussi et surtout une certaine mystique du peuple, qui reste le souverain du régime gaulliste. C’est tout simplement une relation particulière avec les Français, leurs valeurs, leurs traditions : c’est une certaine inscription dans l’histoire de France qui ne renie rien et qui au lieu de rompre, recherche sans cesse la continuité de l’aventure française avec le sentiment de la spécificité de notre pays dans le monde. On est loi du programme à la petite semaine de l’actuelle UMP qui se gargarise de la réforme économique avec les 35 heures ou l’ISF (qui ne sont d’ailleurs pas supprimés mais bien toilettés : où en est la rupture ?) mais ne propose aucune vision pour notre pays et se rallie au fédéralisme européen et à la baisse du prestige militaire (et des crédits) de notre défense.

Contre « la France d’après » façon UMP, je choisis la France de toujours façon Charles de Gaulle.

par Cicéron publié dans : Microcosme communauté : Les blogs républicains
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Lundi 20 novembre 2006

L'esprit de contradiction pousse parfois à prendre la défense de quelques victimes expiatoires des médias. Il n'en est rien pour Georges Frêche, qui ne mérite vraiment aucune considération de notre part. Pourtant, ses récentes déclarations sur la composition ethnique de l'équipe de France ont suscité une avalanche de protestations que nous trouvons très étonnantes. Georges Frêche n'est en effet suspect ni de racisme ni de xénophobie. S'il pense que neuf "blacks" sur onze joueurs dans l'équipe de France c'est trop, c'est parce que selon lui ça ne reflète pas la réalité de la société française.

Il est navrant d'entendre les réactions totalement convenues de la classe politique, au seul motif que cette fois, on rêve de discrimination positive pour les blancs. La plupart du temps c'est le contraire, et parce que l'on voudrait faire coller tel ou tel corps social à l'image supposée de la société, l'idée de discrimination positive s'insinue un peu partout. En général on pense en termes de catégories ethniques (les noirs, les blancs, les beurs) - et ça ne choque personne, ou bien encore en termes de sexe (hommes, femmes, homos). La discrimination positive a par exemple fait fureur concernant les femmes : au seul motif qu'elles représentent (environ) la moitié de la société il faudrait qu'elles détiennent la moitié des mandats électifs. Ce que Chevènement avait en son temps appelé les "listes chabadabada". C'est un raisonnement implacable, et il faudrait être un vil réactionnaire pour oser ne pas juger l'idée géniale. En matières de catégorisation socio-ethnique, Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po, est devenu autrefois populaire parce qu'avec ses procédures d'admissions "ZEP" il allait diminuer le taux de petits bourgeois blancs du 7ème arrondissement dans son école. Personne n'y trouvait alors à redire, même s'il fallait sacrifier pour cela le principe d'égalité devant le concours. Mais la haine du petit bourgeois du 7ème arrondissement - catégorie d'ailleurs très représentée parmi la gauche bien-pensante qui n'en est pas à un reniement près - ne justifie-t-elle pas toutes les compromissions intellectuelles?

Georges Frêche, dans tout ça, ne fait qu'adapter la vulgate positivement discriminante au football. C'est aussi stupide que tous les autres raisonnements du genre, ni plus ni moins! Il faut toutefois l'avouer (et remercier pour cela Monsieur Frêche), la version footballistique a un immense mérite: elle pousse la logique jusqu'à l'absurde, au choquant. La prochaine étape intellectuelle serait donc de considérer une fois pour toute que l'égalité se guérit à la racine du mal et non en s'excitant sottement sur les symptômes les plus divers; c'est notre souhait. Les idées toutes libérales de Sarkozy en la matière, qui n'ont rien à envier au politiquement correct socialisant, n'encouragent hélas pas l'optimisme.

par Gaston Phébus publié dans : France
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Dimanche 19 novembre 2006

A l'opposé de notre manie de faire des lois mémorielles (évoquée ici dans un précédent article sur Erdögan), l'Espagne, à la mort du Général Franco, a décidé de fonder sa transition démocratique sur la réconciliation sans esprit de revanche et sur l'oubli. Au point, paraît-il, que les jeunes enfants espagnols d'aujourd'hui ne savent vraiment pas grand chose du Caudillo, mort il y a tout juste 30 ans, le 20 novembre 1976.

Zapatero, pourtant, proclamait qu'il ferait le ménage, débaptiserait les rues, déménagerait le mausolée du dictateur. Il ferait enfin le procès du franquisme que l'Espagne avait jusqu'ici refusé de faire. Une fois au pouvoir, voilà Zapatero redevenu bien discret sur la question. C'est que les Espagnols sont en effet très partagés au sujet de leur histoire; ouvrir la boîte de Pandore ne serait pas un calcul politique très judicieux. 

L'idéologie officielle se pare de vertus morales (le "devoir de mémoire") lorsqu'elle décrète ce qu'il faut croire et qu'elle écrit ce qu'est la vérité. A l'opposé, l'Histoire est toujours en nuances, objet de perpétuelles querelles, d'analyses des faits et d'interprétations. Et la question du franquisme en Espagne mériterait mieux qu'un dogme mémoriel qu'on ne pourrait plus discuter.

par Primo de Rivera publié dans : Pipole
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