
Je continue de suivre l'actualité et je m'aperçois de l'importance énorme que prend le dossier de l'immigration au plan national, et tout particulièrement en vue des prochaines élections (d'ailleurs, je rappelle au passage que c'est seulemement l'année prochaine, donc j'invite tout le monde à se détendre ! On dirait parfois que c'est pour demain !). Le fait est que ce sujet est très sensible puisqu'il en recoupe (qu'on le veuille ou non) deux autres, dont l'importance est également croissante : l'insécurité et l'Islam...
On a vu l'émoi qu'ont suscité, et que suscitent encore, l'évacuation du squat de Cachan ou la régularisation de quelques 6 ou 7000 familles (et par conséquent la condamnation des autres)... On a vu au cours de ces dernières années des hommes politiques de tout bord prendre des positions plus ou moins claires sur le sujet, on a vu fleurir les manifestations, pétitions et autres revendications (rarement légitimes), on a même vu certains évêques de France (dont je ne citerai pas les noms, suivez mon regard...) prendre des positions plus qu'étranges sur le sujet, mêlant à nouveau politique et religion, comme il savent si bien le faire, et se posant encore en grands-prêcheurs-moralisateurs-donneurs-de-leçons (politiques cette fois) pour nos pauvres âmes égarées...
Alors qu' y a-t-il au delà de cette comédie surmédiatisée ? Quel est réellement l'enjeu du problème ?
Tout d'abord, je crois qu'il faut se débarrasser de toute la charge émotionelle que comporte ce sujet, si l'on veut pouvoir régler les problèmes posément plutôt que de les aggraver en faisant n'importe quoi. Je suis conscient qu'il s'agit avant tout d'un drame humain et tout particulièrement pour les clandestins eux-même (Bannissez le terme "sans-papiers" de votre vocabulaire, il n'a aucun sens puisqu'il sagit avant tout de personnes qui violent, à tort ou à raison, la loi. On n'appelle pas un cambrioleur un "sans-clef", que je sache, et pourtant lui aussi peut avoir de bonnes raisons, indispensables à sa survie, pour entrer par la fenêtre).
Ces clandestins donc, sont souvent les premières victimes d'un système assez glauque d'exploitation de la misère (passeurs qui s'enrichissent sur leur dos, trafics de drogue ou d'armes, exploitation de la prostitution, patrons sans scrupules qui les emploient au noir, marchands du sommeil...).
C'est avant tout le résultat des politiques incohérentes menées par la France au cours des trois dernières décennies. Partagé entre réalisme et humanisme, tour à tour consciente de la nécessité de préserver son intégrité et sa culture, et émue par ce drame humain. Tiraillés entre la volonté de développer le pays et une volonté d'accueil souvent irresponsable, les différents gouvernements ont alterné expulsions et régularisations massives, fermeté et laxisme.
Il est temps aujourd'hui d'adopter une politique stable et claire. Certaines régularisations exceptionnelles sont justifiées au cas par cas, comme par exemple pour les (vrais !) réfugiés politiques, mais le temps des régularisations massives doit cesser. Ces pratiques irresponsables ne font qu'attirer de nouveaux clandestins et submerger notre économie et notre culture de personnes pas forcément de mauvaise volonté, mais qui ne travaillent pas, ne produisent pas de richesses, vivent tant bien que mal sur nos aides sociales, et menacent, consciemment ou non, notre culture en développant, parfois volontairement, mais le plus souvent par nécessité de survie, un communautarisme dangereux.
Evidemment, la France est attirante, vue à l'extérieur, décrite (à juste titre) comme "le pays où l'on est payé à rien faire". Blindée d'aides sociales à tort et à travers, et dégoulinante de bons sentiments, la France, devenue l'ANPE du monde, est l'Eldorado pour tous les paumés de la terre, avec pour vocation d'accueillir chez elle et de nourrir (gracieusement et à ses frais, bien sûr) toute la misère du monde.
Pourtant aucun pays au monde (et sûrement pas la France) n'a la capacité d'agir ainsi. Et quand bien même ce serait possible, je ne vois pas au nom de quoi elle le ferait. Tous les problèmes de la planète n'ont pas vocation à être réglés sur notre sol. Il y a bien d'autres moyens (comme la vraie collaboration inter-étatique) de lutter contre la pauvreté que de couler son économie par grandeur d'âme (ce qui de toute façon ne règlera rien).
Le problème qui se pose en parallèle de cette triste réalité économique est celui de la culture. L'échec des politiques dites "d'intégration" est flagrant. Qu'on ne me dise pas que la recrudescence de la violence et de l'insécurité, la crise des banlieues et l'actualité encore toute récente en matière de délinquance n'y sont pas liées.
Alors pourquoi cet échec ? Pourquoi les populations originaires d'Afrique ne parviennent pas à s'intégrer là où d'autres populations ont réussi et réussissent encore ? Croyez-vous que les immigrés que vous croisez dans le métro et qui se baladent voilés, en djellabah ou en boubou se sentent réllement "fr'ançais" pour autre chose que pour toucher des aides et engraisser au frais de la vache à lait ?
Il est clair avant tout que l'intégration nécessite un effort de la part de l'immigrant et non pas du pays d'accueil. Vous voulez devenir français ? Soit, vous êtes le bienvenu, à partir du moment où vous êtes en règle, mais acceptez et apprenez sa culture et sa langue. Travaillez pour produire des richesses et vous serez récompensés. La France vous accueillera si vous montrez votre bonne volonté, mais pour l'instant, sachez qu'elle ne vous doit rien.
Je ne parlerai pas de religion, la France étant (heureusement en un sens) un pays laïque. Je crains que malheureusement, le visage de l'Islam que l'on voit aujourd'hui ne soit pas compatible de façon massive avec la culture française. Admettons cependant qu'une certaine forme d'Islam modéré (qui n'existe pas encore et n'existera sans doute jamais, puisque l'Islam, n'ayant pas de magistère, n'est pas appelé à évoluer, ou du moins pas de manière homogène) soit acceptable à grande échelle en France (et très honnêtement, j'en doute).
A force de victimiser les immigrants, on crée du communautarisme. On s'auto-flagelle joyeusement en brandissant bien haut les épouvantails des "crimes" commis par notre pays, de la colonisation (qui, malgré certains abus regrettables, a en réalité largement développé les pays locaux, quoiqu'en disent certains esprits éclairés...) à l'esclavagisme (certes inhumain, mais dont nous sommes autant responsables que les chefs locaux d'alors qui allaient eux-même capturer les esclaves pour nous les vendre, et dont l'Occident n'a pas plus à rougir que les populations arabes, berbères ou bantous, qui l'ont également largement pratiqué).
Ceci étant dit, je tiens à préciser que je n'ai jamais réduit qui que ce soit en esclavage et que par conséquent, je ne me sens nullement coupable en entendant les jérémiades de tel ou tel connard, qui lui non plus n'a d'ailleurs jamais été esclave de qui que ce soit...
Pour conclure (enfin), je me pose la question suivante, en tant que petit-fils d'immigré : Que leur doit la France ? Mon grand-père s'est installé en France pour y trouver du travail et nourrir sa famille dont il était responsable à la mort de son père. Il n'a jamais considéré que quoi que ce soit lui était dû, au contraire. Il a toujours travaillé dur et a appris la langue et assimilé la culture française. Il a épousé une française (elle-même d'origine italienne, c'est vrai) et a élevé ses enfants à la française, se considérant lui-même comme pleinement français.
Son cousin (mon grand-oncle) a gagné sa nationalité française dans les rangs de la Légion Etrangère (dont il est d'ailleurs aujourd'hui le doyen) par le sang versé dans les tranchées de Verdun ou d'ailleurs. Ses trois fils (mon père et mes deux oncles) ont combattu pour la France en Algérie...
Mais eux, qu'ont-ils fait pour la France, tous ces jeunes qui ne foutent rien et passent leur temps à agresser des vieilles et fumer du shit ? (je ne parle pas de ceux qui cherchent réellement à s'intégrer et qui, en général, y arrivent). Ce que je pense quand je vois des petits cons dirent qu'ils "niquent la France", siffler la Marseillaise et brandir des drapeaux algériens ou marocains, c'est qu'ils devraient au moins avoir les couilles de joindre l'acte à la parole et retourner dans leur pays d'origine qui lui, sans aucun doute, est ouvert, humaniste et tolérant. Moi en tout cas je ne retiens personne...
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