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Dimanche 29 octobre 2006

La présidentielle est encore loin, mais déjà on ne parle que de ça. Après l'insupportable - et interminable - phase de gogolénisation de la vie politique, voici désormais sous vos yeux le naufrage déchirant de la candidature Royal.

Depuis quelques jours, tous tirent à vue sur le cadavre encore chaud de Gogolène candidate (faisant d'elle au passage une sorte de muse du bon mot politique), pour le plus grand bonheur des amateurs de bons mots.

Quelques extraits :

D'abord Jean-Marie Le Pen. A 78 ans il se paie le luxe de dénoncer le populisme de Ségo et de ses jurys citoyens. Le Pen qui dénonce le populisme, c'est déjà croustillant. Mais sa meilleure réplique, la voilà : "J'ai connu des femmes très belles, superbement maquillées en début de soirée, dont le rimmel coulait en fin de soirée". C'est cruel, mais la prédiction paraît aujourd'hui très probable.

Strauss-Kahn, s'il est un peu moins spirituel, est encore plus méchant. L'échec de Gogolène au meeting de jeudi dernier, il l'explique de façon très directe :  "La vie politique n'est pas faite que d'applaudissements. Il peut arriver à chacun d'entre nous de faire une mauvaise intervention. Ne transformons pas un mauvais discours en une crise des socialistes". Comme Domi n'a pas honte de tirer sur une ambulance, il en rajoute, encore et encore : "Il arrive que l'on traverse de mauvaises passes dues à de mauvais sondages ou à des formulations approximatives. Mais un candidat à l'élection présidentielle doit savoir ne pas faire porter aux autres la responsabilité de ses propres erreurs". Intarissable, le Brice de Nice socialiste n'en finit plus : "rétropédalage", "démagogie"... Gogolène a bien des raisons de supplier que le martyre cesse - et il ne fait aucun doute pour nous qu'elle a déjà perdu.

Mais alors, qui va être le candidat socialiste? Les paris sont ouverts. De quoi s'amuser encore un certain temps.

par Peronito publié dans : Journal de campagne communauté : Vu de droite
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Samedi 28 octobre 2006

Les réactions de la part du premier ministre turc à la proposition de loi punissant la négation du génocide arménien ne se sont pas fait attendre…

 

Lors d'un discours à Edirne, dans le nord-ouest du pays, M. Erdögan s'en est pris à la décision des législateurs français, qui selon lui « ont fait une grave erreur en adoptant une loi primitive ». « A cause de certains députés bornés, la France que nous connaissions comme le pays des libertés est obligée de vivre avec cette honte », a-t-il martelé ; « Si la France n'annule pas ce texte, c'est elle qui perdra et pas la Turquie ».

 

Il faut dire en effet que cette loi est un peu primitive. Depuis 2001, et notamment depuis la loi Taubira légiférant sur [ce qu’elle considérait comme] le début et la fin de l’esclavage en Afrique, les parlementaires français on en effet une fâcheuse tendance à légiférer sur l’histoire.

 

Mais loin de ce débat sur l’imposition d’une histoire commune et sur la liberté intellectuelle, est-ce une raison suffisante pour  menacer la France une fois de plus ?

 

Le pire c’est que le gouvernement français, au lieu de faire preuve d’un peu de fermeté et d’assumer les décisions de sa propre assemblée se ridiculise d’incohérence. Ainsi notre cher Président s’est-il empressé, à peine la proposition votée, de téléphoner à Erdögan pour se confondre en excuses. Celui-ci affirme que Jacques Chirac a « indiqué qu'il me donnait raison » et « qu'il fera tout ce qu'il peut dans la suite du processus » parlementaire, qui doit voir le texte soumis aux sénateurs, puis aux députés en seconde lecture, avant d'être définitivement adopté.

 

Il n’y a pas de doute donc, Erdögan va gagner comme il l’annonce si fièrement. Mais gagner quoi ?

 

Pour lui, l’intégration dans l’Union Européenne est une lutte sans merci dans laquelle il s’agit de faire le moins de concessions possible et surtout de ne pas modifier son régime. Continuer à nier le génocide arménien alors que sa reconnaissance devait être un préalable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe, ratifier le projet de Constitution européenne alors que son pays n’appartient pas encore à l’UE, hurler au crime de lèse-majesté à chaque fois que quelqu’un ose demander des comptes à son pays et bien sûr fustiger la France, encore et toujours, parce que celle-ci a eu le culot  d’envisager un référendum concernant l’entrée de la Turquie dans l’Union, telle est la stratégie d’Erdögan le bulldozer pour forcer son entrée.

 

Et ça marche. Erdögan nous fout la trouille et pourrit le débat sur l’entrée de la Turquie dans l’Union. Les citoyens français sont désormais persuadés que l’adhésion de la Turquie ne dépend finalement pas de leur réponse à ce référendum. Le premier ministre turc a fait très fort en considérant cette adhésion comme acquise et en retournant la situation. Ce n’est en effet plus la Turquie qui doit faire un effort pour obtenir son entrée, mais nous qui devons nous allonger à ses pieds dès que des « parlementaires bornés » se permettent de ralentir le processus.

 

Et l'on s’allonge, et la France va perdre, pas la Turquie.

par Lo publié dans : Le monde est fou communauté : Vu de droite
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Vendredi 27 octobre 2006

Chevènement est-il de retour? Il était hier soir à la télé. C'est toujours un régal quand il commente l'actualité, alors voici quelques extraits du "Che" dans le texte.

1. Sur sa candidature : "Tout homme politique qui se respecte ne se laisse pas marcher sur les pieds, donc évidemment, probablement, très probablement je serai candidat".

2. Sur ses différends avec Gogolène, il rappelle les points de désaccords avec le Parti socialiste : "l'Europe, les conditions de la croissance, les services publics, la politique industrielle".

3. A propos des trains canadiens en Ile-de-France : il est "inadmissible" que la SNCF ait pu octroyer au groupe canadien Bombardier le marché de renouvellement des trains de banlieue d'Ile-de-France, alors que le Canada a réservé certains de ses propres marchés à Bombardier. Il ajoute qu'il y a "un manque de patriotisme économique réel de ceux qui nous dirigent" et "il faut que les intérêts de la France soient mieux défendus".

4. Sur les banlieues, Jean-Pierre Chevènement a indiqué qu'il craignait "surtout une nouvelle excessive médiatisation". "Une médiatisation excessive à un moment donné peut créer un effet d'appel [...]. Les médias devraient traiter avec plus de mesure et de responsabilité ce genre de sujet".

par Peronito publié dans : Microcosme communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 25 octobre 2006

Deuxième round des primaires socialistes hier. La séance était nettement plus ludique que la première (même si ludique est un grand mot, n'oublions pas de qui on parle) : petites vacheries, idées saugrenues et séance de bâchage qui n'avait rien à envier à Brice de Nice.

Dans les vacheries : à propos du contrôle des élus par des jurys citoyens, Fabius accuse Gogolène de faire le lit de l'extrême droite. C'est si bon de voir que cette accusation légendaire n'est pas réservée au camp d'en face (celui de la réaction). Ca a dû lui faire bizarre, à Gogolène, en tant que force du progrès. Son insulte préférée fait boomerang.

Dans les idées saugrenues, il y avait justement celle des jurys citoyens, et même la présence de Français "moyens" (pensée émue pour Sheila) au conseil des ministres. N'importe quoi! Le RDN offre ses services (au tarif normal du consultant politique) à Gogolène pour lui préparer une liste des propositions les plus ubuesques.

Quant au bâchage, on aura noté que Gogolène l'encaisse mal et tire facilement la tête. Les deux garçons ont été assez vilains avec la dame il faut dire. Ils ont démonté son programme, ils l'ont titillé et elle l'a fort mal pris. Son air vexé, tendu voire excédé est de bonne augure pour la campagne présidentielle, quand ses adversaires auront encore moins de raisons de la ménager que ses amis du PS. A quand les premières larmes paravents de l'incompétence?

Pour l'heure on aura surtout vu que malgré le concours de "cassage" les trois socialistes sont d'accord sur l'essentiel - cet essentiel-là que nous n'aimons pas.

par Peronito publié dans : Journal de campagne communauté : Vu de droite
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Mardi 24 octobre 2006

La massification vient de franchir une étape effrayante. Après les congés payés et les vacances pour tous, après l'éducation et le Bac pour tous, voici maintenant que les diplômés rentrés de vacances veulent tous être président de la République. Ils seraient plus nombreux que jamais, dit-on, à sillonner la France de l'Ariège à la Haute-Saône et des Hautes-Alpes au Finistère en quête des précieuses 500 signatures.

Parmi eux un cas qui, à défaut de présenter le moindre intérêt, est particulièrement navrant : il s'appelle Edouard F. Edouard F (appelons-le Doudou - nous tairons son nom afin de ne pas lui faire une publicité exagérée) représenterait un groupuscule inconnu d'obédience très libérale et à tendance burlesque.

Notre Doudou n'a pas trente ans et il n'a qu'un rêve : nous faire profiter de son enseignement pour faire le guignol à la télé.

Preuve s'il en est que le ridicule ne tue plus : Doudou se porte comme un charme. Malgré l'embonpoin, une phlébite due à l'inflation des chevilles et une probable hypertension, il affiche une santé de fer illustrée par un sourire carnassier à rendre jaloux l'adversaire de Terminator (ou un célèbre méchant de James Bond, c'est kif-kif).

L'écharpe rouge au vent et la raie gominée, Doudou est libéral. Mais le libéralisme de Doudou est d'un genre particulier. Plus semblable à Pierre Poujade qu'à Tocqueville, Doudou n'a rien de l'érudit posé et ouvert sur le monde (pourtant seul vrai portrait psychologique d'un libéral). Il est plutôt un Rastignac agité qui est contre tout : contre les grèves et contre les syndicats, contre les pauvres, contre les radars automatiques, contre le pastis et contre le soleil (qui décourage le travail). Et aussi contre le plus élémentaire bon sens. Ne me demandez pas pour quoi il se bat car du libéralisme il a au moins l'individualisme forcené : il se bat pour lui.

Ces candidats de pacotille ridiculisent la démocratie. Ils tournent en dérision l'élection présidentielle à la seule fin d'atteindre un peu tôt l'apogée de leur gloire. Tout cela pour une photo dans un quotidien gratuit? Allons Doudou, est-ce vraiment raisonnable? Pouvons-nous vraiment nous consoler à l'idée que la chute sera prochaine et rude? Non. Il faut sauver Edouard. S'il était crédible, il serait notre pire ennemi puisque les idées qu'il croit avoir sont la négation de la Démocratie Nationale. Mais il n'est pas crédible. Les magnanimes que nous sommes doivent faire un geste.

Alors, Messieurs les quelques maires qui avez étourdiment promis une signature : nous vous en conjurons sauvez Doudou de lui-même, rétractez-vous. Vous avez promis car vous avez été trompés. La fraternité, la charité chrétienne vous commandent de faire grandir en humilité ce poids lourd du mauvais pastiche. C'est pourquoi le RDN n'a qu'un seul mot d'ordre : Doudou au placard!

Quant au RDN, il s'est toujours battu pour l'intérêt national et lui seul ! L'heure venue, il appellera à une candidature unitaire qui seule permettra aux Français de s'unir et de se reconnaître dans un président légitime.

par Peronito publié dans : Le monde est fou
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Mercredi 18 octobre 2006

Le RDN, par la voix de son président, s'associe de grand coeur à l'émotion manifestée par le peuple argentin tout entier à l'occasion du transfert des cendres de Juan Peron, qui a eu lieu hier mardi 17 octobre 2006 à Buenos Aires. Il déplore la très regrettable mise à l'écart des Argentins de la cérémonie : ils ont été injustement privés d'un moment historique.

La mémoire de l'illustre Président Peron reste gravée dans nos coeurs. Puisse l'héritage justicialiste ne jamais être bradé par ceux censés le défendre !

En hommage au Président Peron, le RDN proclame le 17 octobre troisième jour de fête de la Démocratie Nationale.

par Le Président publié dans : Démocratie Nationale
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Mercredi 18 octobre 2006

Le débat insipide entre Gogolène et ses rivaux inspire aux journalistes des commentaires tout aussi insipides. On essaie de hiérarchiser, de qualifier. Il y aurait le prof démago, l'instit coicée, le gaucho pas caviar... Mais la vérité, toute nue et toute simple, c'est que c'était très chiant. Le Midi libre ce matin parle de "maturité démocratique" : eh bien la maturité démocratique version débat d'hier soir, c'est la fin de la politique! C'est chiant. Glauque. Horrible. Insoutenable. Nul. D'ailleurs n'achetez plus le Midi Libre sinon vous allez déprimer. Ou alors lisez-le si vous voulez vous laisser convaincre de fuir le pays à toutes jambes, d'aller dans des endroits moins matures démocratiquement, c'est-à-dire plus joyeux et plus inventifs, plus sincères et plus enthousiastes. Moins gogolénisés.

Les démocratiquement matures ont donc pour caractéristique de tuer la politique. D'en faire une simple affaire de gestion à la petite semaine. La Turquie par exemple (pour revenir au débat d'hier) : qu'en penses-tu donc, l'amie Ségolène? Est-ce un allié utile dans une politique internationale qui tiendrait debout, ou au contraire les Turcs des fréquentations douteuses qu'on ne veut pas dans l'Europe? Rien de tout cela. Ségolène n'a pas d'avis et n'a pas de vision politique : elle dit "les Français choisiront". Mais elle elle ne propose rien, elle s'en fout. Elle est mature démocratiquement, selon Monsieur du Midi Libre.

J'ai presque honte, alors, d'évoquer l'événement le moins intéressant de la journée d'hier qu'était ce débat interne aux socialistes retransmis à la télé. Les fiches récitées, le décor brejnévien, l'absence de débat, "ce fut très ennuyeux pour le dire poliment", comme dit le journaliste du Progrès. Le seul qui est un peu lucide, même si on aurait aimé qu'il le dise moins poliment à l'unisson du RDN : la maturité démocratique version Gogolène et ses mignons, ça nous les brise menues.

par Peronito publié dans : Journal de campagne communauté : Contre Ségolène Royal et le PS
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Mardi 17 octobre 2006
Un nouveau Kronstadt place du Colonel Fabien
Ou l’art de passer du rouge au vert.
 
L’inéluctable mais trop toujours trop longue décrépitude du parti communiste vient encore de franchir une étape : le PCF s’apprête à remettre en cause le dogme du tout nucléaire.
 
Peut-on pour autant dire que le Rubicon est franchi ? Il est loisible de penser par l’affirmative. En effet, que de chemin parcouru depuis la chute du mur, si la liberté et la démocratie l’ont emporté à l’Est, il aura néanmoins fallu prés de vingt ans pour que ce qui est qualifiable de « pachyderme communiste français » perde son âme politique. Que reste t-il aujourd’hui à cette obédience politique moribonde si ce n’est l’atavisme d’un parti ayant fait trembler la vie politique française sous la troisième et la quatrième république, de toute évidence bien peu de chose…..
 
Le cercle vertueux des distorsions de la dernière décennie revêt plusieurs atours, tout d’abord l’exécutif est confié à une femme (une égérie en la personne de MG Buffet en lieu et place du sémillant R Hue), puis vient l’époque d’une pseudo repentance sur les grandes théories marxisantes, notamment sur les génocides et l’ignominie du régime soviétique (celui-là même qui dictait la conduite politique des partis satellites de l’Ouest à la grande époque des komintern et kominform). Aujourd’hui c’est le programme commun de la gauche radicale pour 2007 qui fait état, au milieu de ses 119 propositions, d’une mesure pour la moins équivoque, pour la première fois ses dirigeants acceptent la remise en cause du dogme nucléaire.
 
Puisqu’une hérésie ne se suffit pas à elle-même chez les anciens défenseurs du totalitarisme, certains des rénovateurs qui aiment à se définir comme des « pragmatiques » justifient leur contrition par des formulations qui font sourire à l’instar de monsieur Pierre Zarka: « les communistes ont compris qu’on ne pouvait plus imposer à la société ce qu’elle ne veut pas ». J’ajouterais, pour parfaire cette brillante analyse sociétale, qu’il conviendrait par adéquation avec les nouveaux principes de : démanteler la fédération énergie de la CGT ; vouer les derniers orthodoxes aux gémonies ; s’abstenir de fleurir la tombe du sieur Thorez ; et in fine proclamer la dissolution du parti, dont le nom à lui seul est antimonique avec les nouvelles mesures, et ce, de telle sorte qu’il n’y ait plus de méprise possible dans l’esprit de l’électorat traditionnel.
 
Merci messieurs les « pragmatiques » pour cette leçon de chose et ces repentances, à vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent, j’espère simplement que le jour où le couperet tombera, vous ne n’aurez pas l’outrecuidance de demander des nouvelles de monsieur de La Pérouse, ce serait un comble !
par Walid de Villetaneuse publié dans : Socialisme à visage humain communauté : Vu de droite
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Mardi 10 octobre 2006

S'il y a aujourd'hui un admirateur inconditionnel de Jacques Chirac, c'est sans aucun doute Lionel Jospin, qui doit voir en Chirac un maître et inspirateur. Par le passé, Chi-chi a toujours mis sa râclée à Yo-yo et il y a des leçons à prendre : impossible alors que "l'austère qui se marre" n'éprouve pas en retour une admiration jalouse à l'égard du "mec sympa" qu'il aimerait bien être, lui aussi. Ces temps-ci dans la tête de Yo-yo, l'admiration doit tourner en véritable identification : c'est que vu de son petit nombril, Jospin doit se trouver en ce moment des tonnes de points communs avec le Chirac de 95, rappelons-nous : Chirac était fini et Claire Chazal était amoureuse de Balladur.

Pauuuuvre Yo-yo, il doit être au fond du trou : la vie politique socialiste est anesthésiée par la gogolénisation. Du coup le dévoilement de son destin national tarde. Notre homme providentiel du pauvre se perd alors probablement en rêveries... Et si Gogolène finissait par dévisser dans les sondages?

C'est sûr : tous les matins Yo-yo dévore la presse, collectionne les coupures d'un fiasco annoncé et tient scrupuleusement à jour la courbe de la popularité de la future-ex-candidate. Peut-être même qu'il y superpose la sienne. Et il attend son heure en pensant à  Jacques, à la façon dont il avait lentement mais sûrement killé Balladur trois ou quatre mois avant l'élection. Pire : il le sait, il est le nouveau Jacques Chirac : quoi, même quand on est un nain politique on doit bien avoir de temps en temps des rêves de grandeur, non ? En 2002, Jospin s'est probablerment cru des airs gaulliens. En 2006, le non-candidat à l'investiture PS est persuadé d'avoir enfin rendez-vous avec l'Histoire. Il se tient prêt ! Il A l'affût, il guette la chute de Gogolène (réincarnation putative de Balladur). Hélas pour Jospin on ne se refait pas : n'est pas Chirac qui veut...

par Peronito publié dans : Politique fiction
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Mardi 10 octobre 2006

Kim Jong Il devrait arrêter les champis. Sa façon de carburer aux "mushrooms" - pas hallucinogènes hélas, quoique l'ambiance en Corée du Nord soit atomique ces temps-ci, devrait lui valoir rapidement des soucis pénibles : voilà où cela mène de jouer les mauvais garçons.

Kim Jong Il a mauvaise réputation. D'abord il succède à son légendaire père, et être le "fils de" n'est jamais top. Ensuite il est laid et bedonnant (très bedonnant), porte des semelles compensé et aime les femmes paraît-il. On dit aussi qu'il est débile léger, ce qui n'arrange rien. La cerise sur le gâteau, il est stalinien, un bi-comble quand on vit en 2006 et qu'on habite à 200 bornes (au pif) de Pékin. D'un autre côté nous passerons vite sur son stalinisme : au RDN on sait apprécier les gens un peu décalés, voire vieux jeu (clin d'oeil appuyé à notre président fondateur).

Donc Kim (ou Jong, ou Il, je ne sais jamais où est le nom de famille)... allez : donc, Il a fait sa bombinette. Il devait faire ses preuves, inventer un truc (les parlementaires n'inventent-ils pas des lois inutiles qui portent leur nom ?) voilà ça c'est fait. Mais le moment était-il vraiment judicieux? Les voisins de la Corée sont en fête : le nouveau secrétaire général de l'ONU est sud-coréen et Shinzo Abe vient d'aller se papouiller avec les chinois (avant de faire une halte à Séoul, du coup) : la région est à la mode et ils font tous la paix. Kim, avec son sens de l'à propos douteux, gâche tout. Chinois, sud-coréens, japonais doivent le trouver fort mal élevé et très importun. Et le reste du monde, qui a déjà eu la blague atomique avec l'Iran tout récemment, se dit que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Le comique de répétition passe mal !

Réjouissons-nous, pour une fois, que la raison du plus fort soit toujours la meilleure ; il y a fort à parier que l'espérance de vie de Kim Jong Il se trouve considérablement réduite (et pas parce qu'il aurait été irradié...). C'est une bonne chose pour nous, pour le monde et pour les nord-coréens surtout, dont le sens de l'humour noir a été plus que sollicité depuis des décennies. Ne boudons pas notre plaisir à venir, la chute d'un régime affreux est peut-être imminente. 

par Peronito publié dans : Le monde est fou
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