La présidentielle est encore
loin, mais déjà on ne parle que de ça. Après l'insupportable - et interminable - phase de gogolénisation de la vie politique, voici désormais sous vos yeux le naufrage déchirant de la
candidature Royal.
Depuis quelques jours, tous tirent à vue sur le cadavre encore chaud de Gogolène candidate (faisant d'elle au passage une sorte de muse du bon mot politique), pour le plus grand bonheur des amateurs de bons mots.
Quelques extraits :
D'abord Jean-Marie Le Pen. A 78 ans il se paie le luxe de dénoncer le populisme de Ségo et de ses jurys citoyens. Le Pen qui dénonce le populisme, c'est déjà croustillant. Mais sa meilleure réplique, la voilà : "J'ai connu des femmes très belles, superbement maquillées en début de soirée, dont le rimmel coulait en fin de soirée". C'est cruel, mais la prédiction paraît aujourd'hui très probable.
Strauss-Kahn, s'il est un peu moins spirituel, est encore plus méchant. L'échec de Gogolène au meeting de jeudi dernier, il l'explique de façon très directe : "La vie politique n'est pas faite que d'applaudissements. Il peut arriver à chacun d'entre nous de faire une mauvaise intervention. Ne transformons pas un mauvais discours en une crise des socialistes". Comme Domi n'a pas honte de tirer sur une ambulance, il en rajoute, encore et encore : "Il arrive que l'on traverse de mauvaises passes dues à de mauvais sondages ou à des formulations approximatives. Mais un candidat à l'élection présidentielle doit savoir ne pas faire porter aux autres la responsabilité de ses propres erreurs". Intarissable, le Brice de Nice socialiste n'en finit plus : "rétropédalage", "démagogie"... Gogolène a bien des raisons de supplier que le martyre cesse - et il ne fait aucun doute pour nous qu'elle a déjà perdu.
Mais alors, qui va être le candidat socialiste? Les paris sont ouverts. De quoi s'amuser encore un certain temps.
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Chevènement est-il de
retour? Il était hier soir à la télé. C'est toujours un régal quand il commente l'actualité, alors voici quelques extraits du "Che" dans le texte.
Deuxième round des primaires
socialistes hier. La séance était nettement plus ludique que la première (même si ludique est un grand mot, n'oublions pas de qui on parle) : petites vacheries, idées saugrenues et séance de
bâchage qui n'avait rien à envier à Brice de Nice.
Le RDN, par la voix de son président, s'associe de grand coeur à l'émotion manifestée par le peuple argentin tout entier à l'occasion du transfert des cendres de Juan Peron, qui a eu lieu hier mardi 17 octobre 2006 à Buenos Aires. Il déplore la très regrettable mise à l'écart des Argentins de la cérémonie : ils ont été injustement privés d'un moment historique.
Kim Jong Il devrait arrêter les champis. Sa façon de carburer aux "mushrooms" - pas hallucinogènes hélas, quoique l'ambiance en Corée du Nord soit atomique ces temps-ci, devrait lui valoir rapidement des soucis pénibles : voilà où cela mène de jouer les mauvais garçons.
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