Les premières élections
législatives avaient lieu au Bhoutan hier. Jusqu'ici ce royaume himalayen relativement méconnu (si ce n'est des champions du Traveler IQ challenge ou du Trivial Pursuit) était
une monarchie absolue. Une sorte de monarque éclairé, le roi Jigme Singye Wangchuck, y prépare depuis 2001 une vraie révolution des mentalités : Sa Majesté a d'abord promulgué une
constitution et a confié une partie de ses pouvoirs à un conseil des ministres. Ella a ensuite cédé le trône à son fils de 28 ans, Jigme Khesar Nagmyel Wangchuck, retourné dans ses
montagnes natales après un séjour étudiant à Oxford.
C'est donc le parti unifié du Bhoutan qui a gagné les élections, obtenant 44 sièges sur 47 à la toute nouvelle assemblée nationale bhoutanaise. Son chef Jigmi Thinley deviendra donc le
premier premier ministre démocratiquement élu. Les électeurs ont joué un bon tour au parti victorieux : "une stupéfaction totale règne au sein du parti. Les résultats dépassent largement
toutes nos attentes!", a même déclaré le porte parole du parti - des propos que nous n'entendrions pas dans la bouche de François Hollande (ni de Patrick Devedjian, soyons honnêtes).
Le programme des deux partis en lice était de fait assez proche. Les préoccupations des bhoutanais sont principalement l'économie (un fort taux de chômage touche les jeunes) et le développement
d'infrastructures, routières notamment, afin de désenclaver ce pays sans routes (il n'y a pas de feux tricolores à Thimbu paraît-il), dans lequel la télévision n'a été autorisée qu'en 1999,
internet en 2000 et le tabac toujours interdit. Dans ses relations internationales, un problème ancien de minorité népalophone parasite les relations entre le Bhoutan et le Népal
(pays non frontalier mais néanmoins proche, séparé d'à peine quelques cols). Beaucoup de Bhoutanais parlant népali ont quitté le pays du fait de la politique d'imposition du
tibétain (on parle au Bhoutan un dialecte tibétain appelé dzongkha) et perdu leur nationalité. Le problème n'est toujours pas réglé. Malgré tout, ce petit pays est l'inventeur du
concept de bonheur national brut, à la popularité bien supérieure à sa valeur scientifique...
Autant dire que dans le Bhoutan de demain, entre le roi et ses sujets, ensemble tout devient possible!
par Secrétaire Général
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Le monde est beau
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Carla Bruni est
enceinte. C'est le quotidien israélien Haaretz qui l'annonçait il y a une quinzaine de jours. L'information, passée sous silence en France, nous vient de journalistes d'un
grand hebdomadaire de droite et d'une radio nationale qui diffuse une émission humoristique célèbre à 16h.
Le président et sa femme vont donc avoir un bébé. L'information en soi n'a pas grand intérêt (si ce n'est pour Jean Sarkozy, qui va avoir un nouveau petit frère ou soeur qui pourrait lui ravir la
vedette). Ce qui attire notre attention, c'est justement le silence de la presse. Sous la présidence Sarkozy c'est nouveau!
Pressions, peur, chape de plomb? Probablement pas. Juste un grand désarroi de la part des journalistes qui ne savent comment traiter l'information.
C'est que le précédent du sms présidentiel a fait des ravages. La publication du message était maladroite, indélicate pour la future femme. Elle a aussi été cataclysmique pour la
source supposée de l'information sulfureuse. En effet, on a soupçonné David Martinon - quelqu'un de l'entourage du président et proche de Cécilia - d'être la source, ce qui ne serait
pas étranger à son éviction de Neuilly et à son départ de l'Elysée. La peur de refaire une gaffe est donc forte. Il faudra attendre un peu pour apprendre officiellement l'heureux
événement.
Nous voici revenus à un exercice du pouvoir plus discret. Adieu l'hyper-transparence bling-bling?
par Peronito
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Pipole
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A Tarbes, Gérard Trémège a été triomphalement réélu contre Jean Glavany, par 54,3% des voix contre 45,7%. Dans cette ville historiquement de gauche, qui avait voté pour Ségolène
Royal à 56,6% il y a quelques mois, le maire sortant UMP réussit un bel exploit.
Le RDN se félicite vivement de cette victoire extraordinaire contre l'ancien directeur de campagne de Jospin - victoire qui contredit tous les sondages publiés avant l'élection. C'est ainsi
- têtue! - que nous aimons la démocratie.
Nous avions décidé d'apporter un soutien officiel, franc et massif, dans cette ville symbole du sud-ouest, à Gérard
Trémège. Nous nous réjouissons de constater que notre appui moral et logistique a porté ses fruits. Les Tarbais, las des ravages du communisme municipal et heureux de la transformation de leur
ville sous la première mandature Trémège, ont renouvelé leur confiance à leur excellent maire. Rien n'y aura fait, ni la campagne tristement politicarde de la gauche, ni l'appui éhonté de la Dépêche du Midi : les Tarbais n'aiment pas qu'on leur dicte ce
qu'ils doivent penser.
A l'aube de cette nouvelle ère de progrès pour Tarbes, nous réitérons tous nos voeux de succès à la nouvelle municipalité!
par Président
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Elections
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Malgré le score décevant de la majorité, la claque annoncée n'a pas eu lieu lors de ce premier tour (alors même que les candidats s'apprêtaient à tendre leur joue droite à
Besancenot!). Le tour de France en quelques lignes :
Lyon : réélection de Gérard Collomb (PS) au premier tour. Perben est atomisé ; il conviendra un jour de tirer enfin les conséquences du fiasco lyonnais!
Paris : l'avance très nette de Delanoë n'est pas surprenante. Face à la nullité crasse de Panafieu (dont le caprice de petite fille - être candidate envers et contre tous - coûte
cher), les Parisiens ont fait le choix de la compétence voire de l'ouverture d'esprit. Après tout, Delanoë n'exclut ni l'idée d'un grand Paris, ni la construction de tours - c'est-à-dire de
nouveaux quartiers (d'affaires). Cela reste une maigre consolation face à l'insignifiance et l'indigence de l'opposition municipale.
Toulouse : le résultat de Moudenc (arrivé en tête avec 42,6% des voix contre 39% au PS) nous rend relativement optimistes pour une ville que l'on disait perdue d'avance! Le
second tour sera serré, mais jouable! Toi, ô Toulousain qui nous lit, cours voter, et vote bien dimanche prochain!
Marseille : les média s'étaient déchaînés en une caballe anti-Gaudin peu avant le premier tour. Le pittoresque maire de Marseille arrive tout de même en tête
du ballotage contre Guérini. Le faible du Front National à Marseille (en moyenne 7%) ne lui permet globalement pas de se maintenir pour jouer les trouble-fête, ce qui privera, espérons-le, la
gauche de marche-pied.
Nantes : après avoir fiché (et neutralisé?) les opposants notoires, Ayrault a été très confortablement réélu... malgré sa gestion de la ville jugée assez
piteuse.
Bordeaux : la réélection extraordinaire de Juppé restera la meilleure surprise de ce premier tour. Son adversaire, le président de la région Aquitaine (dont j'ai déjà
oublié le nom), est déjà en route pour les oubliettes de l'histoire.
Tarbes : le maire actuel Gérard Trémège a reçu plus de 47% des suffrages, contre 38% à Glavany. Quant au candidat MoDem, avec 9% des suffrages exprimés, il ne
peut se maintenir. C'est de très bonne augure pour le second tour!
Limoges : le brejnévo-titiste Alain Rodet est réélu dès le premier tour avec plus de 56% des voix. Limoges n'est pas près de sortir du marasme : l'expression "limoger
quelqu'un" a de beaux jours devant elle...
Caen : la ville est menacée après le bon score de Philippe Duron, président de la région Basse-Normandie, face au maire UMP sortant. Pas de triangulaire à Caen, tout se jouera
donc sur les reports, a priori favorables à la gauche.
Annecy : large réélection de Jean-Luc Rigaut au premier tour. Le candidat socialiste caracole à 15%...
Ecouen : l'indéboulonnable sénateur-maire socialiste est à 40%, auxquels il faut ajouter les 24% d'une liste divers gauche. Jacquet, le candidat UMP, est en difficulté malgré une
campagne d'une rare qualité, menée avec entrain et brio.
par Secrétaire Général
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Une déclaration burlesque du FLNC Union des combattants
est passée relativement inaperçue. Elle mériterait pourtant que les politiques fassent appel à leur capacité d'indignation car voici enfin une vraie raison d'être scandalisé.
Le FLNC-UC a donc émis mercredi dernier la communication suivante : "Nous conseillons aux Français étrangers aux intérêts vitaux de notre terre de ne pas se rendre aux urnes". La
suite est également d'une grande finesse : "la colonie française de peuplement ne peut en aucun cas décider du destin politique de la nation corse".
Qu'est-ce que le FLNC-UC? La énième scission d'un groupuscule mafieux réclamant tantôt l'autonomie tantôt l'indépendance de la Corse, mais surtout de ne point payer d'impôt et d'obtenir des prêts
à taux préférentiel de la part du Crédit Agricole. Il s'agit une bande de bergers et de paysans voyous, excités par quelques intellectuels auto-proclamés titulaires d'un DEUG à
l'Université Pacale Paoli de Corte (puisque pour dépasser le DEUG il aurait fallu aller sur le continent). En d'autres termes, des brutes bêtes et méchantes - très bêtes et très méchantes
même, puisque cette engeance-ci est partisane de la lutte armée même en dehors des périodes de chasse. Leur jargon qui juxtapose des mots lus dans des livres ("colonie de peuplement", "nation",
"destin") n'y changera rien : derrière le salmigondis, le petit banditisme.
C'est dommage. La Corse est une région magnifique,
partie intégrante de la République et de son histoire, berceau de Bonaparte et qui préserve une culture riche. Tout cela est gâché par quelques agités du bocal encagoulés qui tentent de faire
croire que I Muvrini et eux, c'est le même combat. Au RDN, où l'on écoute I Muvrini en boucle en espérant la réélection de Zuccarelli, on fait cependant la différence.
Jean-Pierre Chevènement est l'un des rares à avoir réagi aussi vivement qu'il le fallait : "Le FLNC est fidèle à lui-même, c'est-à-dire à l'ethnicisme [...]. C'est le refus de la République
et ce sont des pressions inadmissibles exercées sur nos concitoyens". Quel réconfort lorsque c'est l'homme de la nation qui parle et non-plus le faire valoir républicain d'un candidat
socialiste...
Nous donnerons donc deux conseils :
- Nous conseillons au FLNC-UC d'aller se faire voir chez Pascal Paoli
- Nous encourageons vivement tous les citoyens français inscrits sur les listes électorale en Corse, de race corse pure ou pas (d'ailleurs comment peut-on le savoir?) de courir aller voter pour
le candidat républicain de leur commune
Photo du haut : Emile Zuccarelli, maire de Bastia
Photo du bas : réunion conviviale d'humanistes corses
par Peronito
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France
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Je n’en peux plus. Chaque jour qui passe, je constate la fatale et inexorable érosion de mon pouvoir
d’achat !
L’euro, le prix du pétrole et les marges de la grande distribution – cet ogre qui pressurise les petits producteurs et arnaque la France d’en-bas – ont raison de mon pouvoir de
consommation.
Entre les vacances au ski, l’iphone, la voiture neuve achetée à crédit, les baskets de marque offerts aux enfants, les dernières folies des soldes, le canapé que j’ai acheté dans
« le pays où la vie est moins chère », le dernier gadget trouvé dans un grand magasin suédois, une alimentation faite de plats cuisinés qu’il n’y a plus qu’à « micro-onder »,
de célèbres barres chocolatées et autres boissons gazeuses, les cigarettes, les apéros, le chien, le chat, le poisson rouge…, il ne me reste plus grand-chose pour profiter de la vie, programmer
mes prochaines vacances et faire le marché.
Plus je regarde Jean-Pierre Pernault sur mon écran 16/9, plus je me dis que je m’appauvris et que notre pays va mal ! Heureusement, le gouvernement va bientôt fixer lui-même les prix,
permettre l’ouverture de toutes les grandes surfaces le dimanche et ainsi nous permettre de dépenser plus pour vivre plus !
par Michel-Edouard L.
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