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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 11:32

Jany Le Pen s'est rendue au Cameroun il y a dix jours, du 10 au 14 mars, pour livrer un minibus pour une école, poser une première pierre de pont, papoter avec Dieudonné (rendu là-bas aussi) et rencontrer Chantal Biya, la femme du président du Cameroun. Quelques jours après, Jany a pris un malin plaisir à répéter les confidences de la présidente. En effet après avoir salué les talents oratoires de Le Pen, Madame Biya concluait : "vous le féliciterez car il s'exprime magnifiquement et nous adhérons à ce qu'il dit".

Après ce jugement assez déroutant de la présidente (si les camerounais se lepénisent aussi, où va le monde ?), la présidence camerounaise a fini par préciser qu'aucun sujet d'ordre politique n'avait été évoqué pendant la rencontre avec Jany le Pen et que le Cameroun ne s'ingérait pas dans les affaires d'un pays ami. Mais trop tard! Cette conversation de femmes aura fâché bien du monde et semé sa petite pagaille ici comme en Afrique.

Par Peronito - Publié dans : Journal de campagne
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /Mars /2007 13:50

Cesare Battisti a été arrêté dimanche dernier au Brésil, à la demande de l'Italie et d'après des indications de la police française. Sorte d'intellectuel gauchiste italien, Battisti fut membre des prolétaires armés pour le communisme, qui était, comme son nom l'indique, tout sauf une réunion d'enfants de choeur. On le lit partout dans la presse, ce groupuscule sévissait en Italie pendant les "années de plomb", époque où le terrorisme se déchaînait contre la démocratie chrétienne : l'URSS impressionnait et le PCI était puissant.

En 1978 et 1979, Battisti a assassiné un surveillant de prison et un agent de police ; il a aussi été complice de l'assassinat d'un boucher et d'un bijoutier (ces quatre là devaient être de bien dangereux réactionnaires!). En fuite, il est jugé par contumace mais à son procès ses avocats le représentent. Il fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

L'homme trouva alors asile politique en France : Mitterrand avait en effet garanti de ne pas extrader les anciens militants d'extrême gauche italiens ayant renoncé à la violence. Il devint concierge et auteur de romans policiers. Il est finalement arrêté en 2004 pour être extradé mais s'enfuit au Brésil.

Cette arrestation suscite alors un débat surréaliste où ressurgissent les vieux démons d'une gauche pas très claire. Quoique ordure meurtrière, Battisti suscite visiblement une sympathie irrépressible chez l'ensemble de la gauche, jusqu'au très paisible et social-démocrate Strauss-Kahn qui exige que Battisti soit rejugé (rappelons en effet le caractère éminemment oppressif et liberticide de la démocratie chrétienne italienne - équivalent local du raffarinisme, c'est dire! - qui fait donc douter DSK de l'impartialité du procès de l'époque). Les autres, Hollande, Delanoë et d'autres dissimulent leur passion peccamineuse derrière les principes et dénoncent l'atteinte au droit, à la sécurité juridique : comme si la promesse orale de Mitterrand était source de droit! Delanoë pousse le vice jusqu'à reprendre une logique de mafioso quand il invoque le respect de la parole donnée par opposition à la loi et à la décision de justice. N'est-ce pas en effet une réaction de parrain que de protéger absolument son clan, quitte à défendre cyniquement un meurtrier récidiviste?

Voilà ce qu'est encore notre gauche, malgré ses airs de respectabilité. Elle ne renie rien (alors qu'en Italie, c'est la gauche qui réclame l'extradition de l'assassin Battisti)! A croire que dans tout social-démocrate français sommeille un agitateur gauchiste aux pulsions homicides. De quoi écoeurer.

Il se peut après tout que Battisti ait mûri, changé, regretté ses actes passés. Pour nous cela ne change rien car "chagrin n'efface pas punition" : pour les crimes commis Battisti doit purger sa peine.

Par Peronito - Publié dans : Socialisme à visage humain
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 23:57

Une vidéo fort intéressante se présente au cyber-promeneur égaré sur le site du parti socialiste : la vilaine sorcière Geneviève de Fontenay, présidente du comité miss France, explique pourquoi elle choisit le candidat socialiste. Rappelons tout d'abord qu'en 2002 Dame de Fontenay, adepte des positions folkloriques, soutenait Arlette. De quoi entamer sévèrement son crédit... et justifier un a priori dubitatif sur ses arguments du jour.

Cette rombière en noir et blanc, esclavagiste notoire, s'est fait un nom en exploitant la candeur de (plus ou moins) jolies jeunes filles qui rêvent de strass et paillettes. Désormais - il faut l'entendre ! - son combat devient la cause des femmes (que l'on m'explique en quoi les miss France ont servi cette cause...)!  

Dans ce sublime entretien, Madame Geneviève nous rappelle alors la brillante carrière de Ségolène. Vingt ans de vie politique, dit-elle, ce n'est pas rien! Et d'énumérer les grands acquis de Royal : la fin du bizutage dans grandes écoles ; les préservatifs dans les écoles ; un meilleur statut pour les pères divorcés.

Mazette, merci Geneviève, tu nous as (encore) convaincus!

Par Peronito - Publié dans : Journal de campagne
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 09:53

Voici la liste des douze candidats. Parmi eux le prochain président de la République! Merci aux innombrables candidatures de l'ultragauche d'être venues atomiser la portion déjà bien réduite du vote de gauche - ce geste nous touche.

  1. François Bayrou (UDF)
  2. Olivier Besancenot (LCR)
  3. José Bové (altermondialiste)
  4. Marie-Georges Buffet (PCF)
  5. Arlette Laguiller (LO)
  6. Jean-Marie Le Pen (FN)
  7. Frédéric Nihous (CPNT)
  8. Ségolène Royal (PS)
  9. Nicolas Sarkozy (UMP)
  10. Gérard Schivardi (parti des travailleurs)
  11. Philippe de Villiers (MPF)
  12. Dominique Voynet (verts).
Par Peronito - Publié dans : Journal de campagne
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 16:31

Il reste un peu moins de deux heures aux candidats pour déposer leurs parrainages au conseil constitutionnel. Fini de rire, les choses sérieuses vont commencer : disparition des candidats fantaisistes, suspense levé pour les candidats tangeants, lancement pour de vrai de la campagne pour les candidats retenus.

Les signatures auront été l'interminable roman feuilleton de l'hiver. L'univers impitoyable des parrains potentiels a permis d'amuser la galerie à bon compte, Fillias n'étant pas le seul candidat fantaisiste dont on nous a saoûlés. Il y eut le psychodrame de Le Pen qui, quoi qu'on en dise, a frisé l'échec au seuil de l'élection, et enfin le pathos de José Bové qui risque fort de retourner bredouille dans le Larzac.

Va-t-on entrer dans le vif de la campagne? Débarassés des candidats fantoches, verrons-nous des débats sérieux, avec de vrais candidats qui portent de vrais projets? Nous sommes impatients d'assister à la saine mise en concurrence de visions du monde rivales qui tenteront de s'arracher le marché de nos suffrages (je m'enflamme, on dirait un article d'AL).

D'ici là, mardi prochain pourrait nous apporter quelques surprises avec l'annonce définitive des candidatures validées. A vos plumes pour le jeu concours du weekend : qui pourra prédire exactement la liste des candidats à la présidentielles? Vos réponses en commentaires avant lundi soir!

Par Peronito - Publié dans : Journal de campagne
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 20:28

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort de Jules César. Assassiné par Brutus aux ides de mars, en 44 avant Jésus Christ, César est en quelque sorte notre arrière grand-père spirituel. 

Les démocrates nationaux et lui ont de nombreux points communs : à la fois militaire et homme politique (comme Napoléon, de Gaulle et Juan Peron), il donna son nom au césarisme, pratique politique que nous avons du mal à trouver mauvaise et qui inspira justement les grands hommes cités au début de cette phrase. C'est ainsi que l'homme du peuple devint un des hommes d'Etat les plus célèbres du monde.

Nous pourrions aussi mentionner d'autres points communs, tels l'équitation, la santé fragile, les qualités de plume en latin ou encore un goût pour l'Orient et ses reines egyptiennes très prononcé. Pour toutes ses raisons, des plus profondes aux plus futiles, nous rendons aujourd'hui hommage à Jules César.

Par Président - Publié dans : Nos amis d'hier
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 12:04

A l'occasion des 60 ans de "Time Magazine", Jacques Chirac signait un portrait du Général de Gaulle. Au moment où l'on parle de l'identité nationale...

 
Le Général de Gaulle, c'est d'abord une certaine idée de la France.
 
C'est l'homme qui de Londres, le 18 juin 1940, appela les Français à refuser le honteux armistice avec l'Allemagne nazie. C'est l'homme qui dit non à la Collaboration. C'est l'homme qui sauva l'honneur de la France, qui permit en 1945 à notre pays, avec les États-Unis, avec les Alliés, de figurer dans le camp des vainqueurs. Car de Gaulle avait compris que cette guerre était une guerre mondiale, un choc frontal entre les démocraties et le totalitarisme nazi. Il avait compris que, tôt ou tard, l'entrée en guerre des États-Unis serait déterminante et ferait basculer la victoire dans le camp de la liberté.
 
Bien peu d'hommes ont su, aussi bien que lui, incarner les valeurs éternelles de la France : c'est pour cela qu'une grande majorité de Français, aujourd'hui encore, voit en lui un symbole et un exemple.
 
Mais de Gaulle, c'était aussi un bâtisseur. A la Libération, il rétablit la République, assura la concorde civile, remit en marche l'industrie et les forces vives du pays. Il fit entrer la France dans la modernité en accordant enfin le droit de vote aux femmes. Il donna une nouvelle vigueur à notre idéal de solidarité en mettant en place la Sécurité sociale qui fait partie de notre identité. Il aurait voulu refonder sur de nouvelles bases nos institutions : la classe politique d'alors n'y était pas prête. Et puis, bien peu d'hommes ont eu deux fois rendez-vous avec l'histoire : c'est cela aussi qui fait du Général un personnage hors du commun. En 1958, après douze ans de désordre institutionnel, dans les convulsions de la guerre d'Algérie, c'est lui qui sauva à nouveau la République. Il mit fin à la guerre et mena à bien la décolonisation en créant un lien nouveau, qui dure encore, avec les pays de l'ancien Empire. Il donna au pays sa Constitution actuelle, à la fois stable et souple, qui fonde la légitimité du Président de la République sur le suffrage universel. Il créa les conditions de l'industrialisation des années 1960, qui fit à nouveau de notre pays une grande nation économique.
 
Enfin, de Gaulle rendit à la France son rang dans le monde. D'abord en dotant notre pays d'une force de dissuasion qui garde toute son actualité, et sans laquelle l'indépendance de notre pays ne serait qu'un mot. Et puis, lui qui l'avait tant combattue, il choisit la réconciliation avec l'Allemagne et jeta les bases de la construction européenne. Il créa les conditions d'une nouvelle politique internationale pour la France et fit entendre sa voix dans le monde, par les valeurs universelles qu'elle porte, les solidarités qu'elle cultive sur les cinq continents.
 
C'est, je crois, dans la fidélité à cette conception du rôle de la France que j'ai construit la réponse de notre pays à la mondialisation : la recherche d'une gouvernance mondiale qui soit fondée sur des valeurs et non pas sur les seuls intérêts économiques ; l'importance des peuples, indépendants et souverains, qui doivent être respectés ; le refus de l'usage unilatéral de la force dans un monde qui doit être régi par le droit et la solidarité ; la diversité conçue comme une richesse ; le refus du choc des civilisations et la nécessité du dialogue des cultures.
 
Voilà pourquoi, dans les turbulences contemporaines, la vision, l'ambition et le message du Général de Gaulle restent, à mes yeux, une fierté pour la France et une irremplaçable inspiration. 
Par Jacques Chirac - Publié dans : Lectures saines
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 13:58

Edouard Fillias et son groupuscule libéral jeuniste jettent l'éponge. Leur vaste blague se finit au placard, faute pour Alternative Libérale d'avoir su pipoter suffisamment de maires. Tirer sur les ambulances ne se fait pas : ils ont manifestement annoncé des chiffres "gonflés" - toutes les techniques marketing sont bonnes pour paraître crédible, mais là n'est plus la question. Simplement, la plaisanterie se finit en eau de boudin, par un appel dérisoire à voter Bayrou et une dénonciation de la "double oligarchie politique et syndicale" dans le plus pur style de leur nouvel idole. On notera d'ailleurs que contrairement au Bayrou d'il y a peu, ils n'associent pas une dénonciation des médias, et pour cause : la scandaleuse complicité des journalistes qui fit leur éphémère célébrité - à RMC mais aussi ailleurs - les aura amusés. Les journalistes eux-aussi se sont amusés à nous sortir Fillias, leur jeune politicard si caricatural dans sa gestuelle et ses airs pontifiants : de l'instrumentalisation réciproque en quelque sorte.

Exit donc Fillias, météorite distrayante de la période préélectorale. Exit aussi le libéralisme burlesque. Les jeunes d'AL finiront en club de réflexion de la nouvelle UDF et nous n'en entendrons plus parler. Bon débarras!

Par Peronito - Publié dans : Journal de campagne
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Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 10:34

Le dernier sondage du JDD fait jaser. Il donne Gogolène et Bayrou à égalité à 23%, derrière Sarkozy à 28%. Pour le PS c'est le drame, la hantise de rééditer l'exploit de 2002 de ne pas figurer au deuxième tour. Si Bayrou passait devant Royal, l'argument du vote utile s'inverserait même, et jouerait au détriment du PS! Nous ne sommes pas loin de l'arroseur arrosé.

Un autre sondage juge aussi Gogolène "moins compétente" que les autres candidats. Sans considérer le fait qu'elle est sûrement la moins travailleuse des prétendants, qu'elle maîtrise moins bien ses dossiers, Ségolène y voit deux explications. D'une part le fait d'être une femme, dit-elle, y est pour quelque chose. Pauvre Ségo brimée dans un univers cruellement machiste! ils sont tous méchants avec elles. En bonne socialiste, ce n'est pas de sa faute, elle est victime d'un système qui méprise les femmes.

D'autre part les autres coupables sont les éléphants du PS, qui ne l'ont pas tout de suite soutenue. Leurs tergiversavtions auraient, selon la candidate, semé le doute sur ses capacités. Les éléphants en questions doivent apprécier cette pique.

La vérité est que Gogolène a d'abord joué cavalier seul. Incarner la frêle petite dame qui parle neuf et qui est lâchée par les vieux chnoques du parti est tellement plus valorisant! Qu'il devait être doux de se prendre pour une Liberté guidant le peuple au nez et à la barbe de la vieille garde! Mais voilà, de boulette en ratage, l'appel aux éléphants devint inévitable. Gogolène n'assume qu'à moitié, puisqu'à cause d'eux elle n'est plus la combattante solitaire mais le représentant très classique d'un parti historique. Les éléphants, eux, doivent se délecter de l'originalité perdue de leur candidate.

Le Figaro raconte une anecdote révélatrice : lorsque Strauss-Kahn lui remet son rapport sur la fiscalité, il interroge Ségolène sur le message principal à délivrer à la presse. Réponse de la femme incomprise : "l'essentiel, c'est de dire du bien de la candidate".

Les éléphants ont accepté sans être dupes de tenir la main de leur candidate jusqu'à l'inéluctable échec. Attendant leur heure, ils supportent stoïquement les mauvais tours de Gogolène sans rien dire. C'est le pire cadeau qu'ils pouvaient lui faire! Ils se tairont jusqu'à l'élection et, à l'heure des comptes, il enterreront sans ménagement leur passionaria de pacotille... au cimetière des éléphants.

Par Peronito - Publié dans : Journal de campagne
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 11:31

Le Président Chirac l'a annoncé avec moult trémolos dans la voix : il nous aime. Il aime la France, il nous aime nous - et, plus fou encore, il vous aime vous, chers lecteurs. Il nous aime mais il nous quitte. Nous savons bien au RDN, amoureux de la chanson française que nous sommes, que l'on ne vit pas sans se dire adieu. Mais dans quel champ de ruines nous retrouvons-nous! Faudra-t-il se consoler avec Nicolas, Gogolène, le Françoué ou Jean-Marie? C'est un peu rude. La fin d'une époque, la page qui se tourne, etc. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Légalistes, il nous reste moins de deux mois pour nous défouler et nous lamenter de la misère idéologique de la jeune génération de politiques - qu'il va pourtant falloir supporter quelques années avant l'avènement d'une véritable démocratie nationale. Après la victoire de Sarkozy (dont l'élection ne fait guère de doute, si ce n'est chez quelques uluberlus fantaisistes), nous ferons donc des efforts pour faire preuve de sarko-enthousiasme. D'ici là, Monsieur Chirac, s'il vous plaît, ne me quitte pas!

Par Peronito - Publié dans : France
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