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Lundi 2 avril 2007

C'est le début de la fin pour Bayrou. A 18% dans les sondages, il est victime de l'actualité et de la polarisation de la campagne. Une arrestation de clandestin dans un café près d'une école, une émeute de racailles qui prennent la défense d'un fraudeur dans une gare, et le tour est joué. Dans un cas la gauche soutient le clandestin qu'elle propose de régulariser, tandis que la droite défend la loi. Dans l'autre cas, la gauche pense que le fraudeur est une victime de la société et que l'arrogance de la police provoque une jeunesse pacifique, tandis que la droite trouve qu'il y a "quelque chose de pourri au royaume de Danemark".

Mais Bayrou, au milieu de tout ça, est dans un no man's land incompréhensible. Le ni-ni a des limites quand il faudrait vraiment avoir un avis! Il a eu beau jeu, jusque là, d'expliquer longuement que rien n'était si simple et qu'il était courageux d'affronter la complexité du monde, plutôt que de tenir des raisonnements simplistes. Mais les subtilités du prof de lettres deviennent exaspérantes quand il faudrait dire concrètement ce que l'on compte faire, dans quel sens aller. Le fan-club du béarnais se réduit donc comme peau de chagrin. L'apogée aura été de courte durée.

Simultanément, la boboïsation de Bayrou se poursuit : rive gauche il se trouve toujours quelque barouïste dans les dîners, et les énarques socio-démocrates (fidèles en cela à la réputation des énarques de déconnexion totale avec la vraie vie) se fendent de tribunes enflammées dans la presse pour plaider la sainte alliance socialo-centriste.

Comme dit Hollande (qui a quelques bons mots), cela aurait été gênant s'ils avaient lancé ce genre d'appel pendant les quelques jours où Bayrou planait haut dans les sondages! Faisons en effet confiance à leur talent inné des énarques Gracques pour choisir le mauvais cheval : s'ils votent Bayrou, c'est signe qu'il va perdre.

D'ailleurs, ne le répétez pas, mais le vote "pour de rire" des élèves de l'ENA, qui ont joué la présidentielle en avance, a élu... Ségolène Royal... Y'a-t-il meilleur présage?

par Peronito publié dans : Journal de campagne
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Vendredi 30 mars 2007

Trop c'est trop. L'accumulation des lectures des interviews de barons centristes ventripotents et sûrs d'eux-mêmes, ajoutées à celles des blogs guimauves et stupides de leurs jeunes séides (les citer ici serait faire beaucoup trop d'honneur à leur logghorée de songe-creux), a fini par faire déborder le vase.

Evidemment, je ne parle même pas du candidat au tracteur lui-même. Lui, c'est le gourou, le seul qui ait du plomb dans la tête pour tirer, certes de manière grossière, les bonnes vieilles ficelles du populisme le plus vil. Un vulgaire joueur de bonneteau qui voudrait passer pour Cincinnatus.

Alors, c'est parti.

1 - Bayrou n'est pas démocrate chrétien.

Spéciale dédicace aux tièdes membres d'une certaine middle class catholique... Que voulez-vous, ce sont d'honnêtes gens et la seule bonne mine d'un candidat (« il est sympathique, ce Bérou »), ne leur suffit pas à se jeter dans ses bras. Mais ils doivent cesser de se faire escroquer sur l'air de la démocratie chrétienne.

2 - Bayrou ne porte d'ailleurs plus aucune valeur chrétienne.

Il suffit de se référer à ses positions très « tendance » sur les questions de société (mariage ; adoption ; euthanasie ; racines chrétiennes de l'Europe ; indignation le jour où les drapeaux furent mis en berne pour la mort du pape).

3 - Bayrou est anarcho-centriste.

Son discours est celui d'un populisme très nouveau. Pour la première fois celui-ci est positionné au centre, et pas aux extrêmes (comme le PCF au temps de sa magnificence, ou comme l'UDCA de Poujade). En position de réceptacle/catalyseur droite-gauche, son pouvoir de nuisance est très fort. Son but est de tuer le régime, de passer sur le ventre des seules institutions équilibrées que la France ait connu depuis longtemps.

4 - Bayrou n'est plus de droite.

Officiellement « démocrate chrétien », il a quitté avec fracas le groupe PPE après les dernières élections européennes pour rejoindre des micro-partis croupions de centre gauche comme la « Marguerite » italienne. Rappelons que le PPE rassemble toutes les formations de droite et du centre d'Europe. Mais bon, peut être que François B. a dû trouvé le parti social-chrétien belge ou la CDU
allemande trop réac' à son goût...

5- Bayrou n'est pas le candidat de l'assainissement de nos finances publiques.

N'est pas Pinay ou Poincaré qui veut. Il ne suffit d'avoir une tête de paysan madré pour être économe. Selon une étude de l'Institut COE-Rexcode (parue aujourd'hui), le coût net de son programme est de 5,5 Mds euros. En 5 ans, il aggraverait la dette de près d'un point de PIB.

6 - Bayrou n'incarne aucun renouvellement des vieilles pratiques qu'il condamne.

Ces compagnons fumeurs de cigare et amateurs de bonne chère sont de fidèles et loyaux alliés des majorités de droite au sein des collectivités. Prétendant incarner la modernité, il se donne pourtant des airs de vieux maquignon rad'soc' recuit. Le siège du Général n'est pas fait pour Henri Queuille...

7 - Bayrou, s'il est élu, ne pourra pas gouverner.

Il esquive systématiquement la question de sa future « majorité présidentielle ». Au mieux, les spectateurs sont gratifiés d'un sourire entendu sur l'air de « vous verrez ce que verrez » et... plus rien. Sans parler du bluff honteux sur le nom de son futur premier
ministre, dont il n'a par ailleurs pas la moindre idée.

8 - Bayrou utilise le mensonge, le sophisme et la malhonnêteté intectuelle sous toutes leurs formes

Sa posture de concentration de la droite et la gauche porte en elle la mort de la politique, le sel même de ce qui fait la richesse de notre démocratie représentative : la possibilité de l'alternance Ce qui fait la dignité du citoyen, l'exercice de sa liberté souveraine, c'est sa faculté à choisir, en conscience ce qu'il croit être bon et juste pour son pays. Avoir un centre mou surétendu, c'est ne plus avoir de choix, juste de la grisaille. Ou alors les extrêmes comme seul horizon...

Voilà. Bien sûr, on pourrait en dire plus, mais il fallait que ça sorte. Canaliser un sentiment de colère, de révolte devant un tel avilissement, un tel cynisme. Parce que trop c'est trop. Parce que tous les coups ne sont pas permis. Parce qu'on ne doit pas mentir aux citoyens ainsi en racontant tout et son
contraire.

La démocratie est une éthique de responsabilité et une exigence de vérité. Deux qualités qui font cruellement défaut à M. Bayrou.

par Agathon publié dans : Journal de campagne
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Jeudi 29 mars 2007

On sait depuis longtemps qu’on ne fait pas de bonnes politiques avec de bons sentiments, fussent-il rebaptisés en « droits de l’homme » mis à toutes les sauces. Certains pourtant s’obstinent en cette voie.

Après qu’il a directement provoqué le 21 avril, on avait cru la gauche en particulier et la classe politique en général guérie de l’angélisme. Le PS mettait en avant Manuel Valls, Sarkozy débarquait place Beauvau… Las, il fallut vite déchanter. Le mal était profond.

On a pu croire un paroxysme atteint avec les émeutes de 2005, dont l’origine exclusive est censée se trouver dans le racisme des Français, discriminant à plaisir, et dans le harcèlement policier. Apparemment, que le chômage soit vraisemblablement plus le fait de l’arrivée incontrôlée de population non qualifiée dans une économie déjà morose que de supposées discriminations n’entre pas en ligne de compte. Pas plus que la notion de responsabilité personnelle d’ailleurs, de laxisme ou d’inadaptation des lois, etc.

Mais on a fait mieux par la suite, avec le squat de Cachan, les immigrés clandestins scolarisés, l’école Rampal, et maintenant la gare du Nord.

Or cet angélisme, qui touche toute la classe politique - rappelons nous la suppression de la fort mal nommée « double peine » - fait des ravages, et ce à plusieurs titres.

D’abord parce qu’en installant dans l’opinion l’idée que toutes les difficultés de l’intégration dont dues à des facteurs extérieurs – le racisme invétéré du peuple français, avec toutes ses conséquences –, il victimise les populations d’origine immigrée au lieu de les inciter à produire les efforts supplémentaires de responsabilité, d’éducation, d’adaptation et de travail qui sont nécessaires.

Ensuite parce qu’il rend impossible toute politique de maîtrise de la délinquance ou des flux migratoires. Les affaires de squats ou d’enfants scolarisés en sont un bon exemple. La détresse réelle des concernés, largement exploitée et médiatisée, produit une vague d’empathie dans l’opinion, qui se traduit par un angélisme des responsables publics sur ces questions et finalement par une politique de bons sentiments. Mauvaise par définition.

Ainsi, l’Etat ne peut expulser quelqu’un sans proposer une solution de relogement. Or un logement social ne peut être attribué à un clandestin. Donc l’Etat régularise avant de reloger. A Cachan, plus de 90 % des squatteurs étaient clandestins. Une proportion semblable a été régularisée. Puis relogée. Un squat est donc toujours une bonne affaire : il fournit un toit précaire mais gratuit, et en cas d’expulsion, pour peu que l’on soit ferme, garantit presque à coup sûr une régularisation et un logement social.

De même, la scolarisation est obligatoire en France, aussi tout enfant est-il scolarisé, sans que l’on vérifie la régularité de sa situation. Si, comme le propose Gogolène et dans une moindre mesure l’aberrant Bayrou, la scolarisation devient un critère automatique de régularisation, il sera impossible de lutter contre l’immigration clandestine, puisqu’il suffira de réussir à entrer en France, puis à inscrire son enfant pour être régularisé.

Les médias favorisant de plus en plus l’émotion, plus vendeuse, sur la réflexion, la vogue des bons sentiments n’est malheureusement pas près de décroître. Or l’angélisme en politique nous tue. Espérons que le futur Président aura le courage de l’affronter et saura sevrer le peuple français de cette moraline qui l’anesthésie. Il est permis de rêver…

par Minimissimus publié dans : Points de vue
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Mercredi 28 mars 2007

undefinedNul n’a pu y couper : la Nation, son identité, ses symboles, sont les invités surprises de cette campagne. 

A vrai dire, pour l’observateur attentif aux détails, cette surprise n’en est pas vraiment une. La Marseillaise sifflée en 2002 avait à l’époque produit un impact surprenant, amené une loi protégeant le drapeau inimaginable quelques années auparavant et en partie un 21 avril non moins inimaginable.

Les ratés successifs de l’intégration à travers toute l’Europe, les débats sur le voile ou les crimes d’honneur, l’assassinat de Théo Van Gogh par un jeune Marocain exalté et les émeutes d’octobre et novembre 2005 ont permis une première remise en cause des tabous concernant l’immigration, la capacité de l’Islam à se moderniser et en fin de compte un début de réflexion sur notre propre identité face à ces deux phénomènes convergents. Enfin, l’inquiétude des Français confrontés à une mondialisation sur tous les plans que rien ne semble pouvoir contenir ou même encadrer avait déjà fait de la Nation et de la souveraineté les passagers clandestins, avoués ou non, des « non » de droite et de gauche au référendum constitutionnel de mai 2005. Les signes étaient donc là.

Quand Nicolas Sarkozy a osé évoquer un « Ministère de l’immigration et de l’identité nationale », les habituels et vigilants antifascistes n’ont bien sûr pas manqué de protester contre cet honteux amalgame. Mais il a tenu bon. Plus étonnant, Ségolène Royal s’est soudainement déclaré éprise de la Marseillaise et de notre drapeau… Même Bayrou, après moult critiques, s’est senti tenu à une petite déclaration à ce sujet.

 Alors, certes, on ne peut ignorer la part électoraliste et manœuvrière de ces élans soudains, le flou des définitions et les chausse-trappes qu’il recèle. Mais, à peine deux ans après que le Président sortant eut refusé de commémorer Austerlitz ; à peine sortis d’une intense fièvre de repentance coloniale, nous ne bouderons pas notre plaisir devant ce retour de la Nation.

par Minimissimus publié dans : France communauté : Les blogs républicains
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Mardi 27 mars 2007

Antonio Oliveira de Salazar a été élu plus grand Portugais de tous les temps par les téléspectateurs lors d'une émission de télévision portugaise. Avec 41% des voix, il bat même Vasco de Gama (que de toutes façons le vote télévisuel a ravalé au rang de vestige poussiéreux et inintéressant de l'histoire antique de la navigation : il n'était même pas deuxième). Salazar, au pouvoir de 1932 à 1968, n'a pourtant pas de quoi susciter l'euphorie. Son "nouvel Etat" était relativement autoritaire et idéologiquement ça ne cassait pas des briques (en ce sens, n'en déplaise à certains, tous les chefs d'Etat en uniforme ne se valent pas). Le régime fut balayé en 1974 par un vent de liberté mémorable : la révolution des oeillets était un formidable élan romantique. Elle tient son nom de militaires fleuris qui ne s'étaient pas remis de la mort de Salazar six ans plus tôt et qui en avaient assez de faire des guerres de décolonisation. Malgré tout, le régime de Salazar semble avoir laissé une bonne image aux Portugais qui sont mécontents et blasés de leur classe politique actuelle.

Soit Salazar est un incompris honni de tous mais qui peut s'enorgueillir de stabilité et de croissance économique, soit la classe politique portugaise a atteint un niveau de nullité qui fait froid dans le dos. Soit les deux...

par Peronito publié dans : Le monde est fou
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Dimanche 25 mars 2007

Jany Le Pen s'est rendue au Cameroun il y a dix jours, du 10 au 14 mars, pour livrer un minibus pour une école, poser une première pierre de pont, papoter avec Dieudonné (rendu là-bas aussi) et rencontrer Chantal Biya, la femme du président du Cameroun. Quelques jours après, Jany a pris un malin plaisir à répéter les confidences de la présidente. En effet après avoir salué les talents oratoires de Le Pen, Madame Biya concluait : "vous le féliciterez car il s'exprime magnifiquement et nous adhérons à ce qu'il dit".

Après ce jugement assez déroutant de la présidente (si les camerounais se lepénisent aussi, où va le monde ?), la présidence camerounaise a fini par préciser qu'aucun sujet d'ordre politique n'avait été évoqué pendant la rencontre avec Jany le Pen et que le Cameroun ne s'ingérait pas dans les affaires d'un pays ami. Mais trop tard! Cette conversation de femmes aura fâché bien du monde et semé sa petite pagaille ici comme en Afrique.

par Peronito publié dans : Journal de campagne
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Vendredi 23 mars 2007

Cesare Battisti a été arrêté dimanche dernier au Brésil, à la demande de l'Italie et d'après des indications de la police française. Sorte d'intellectuel gauchiste italien, Battisti fut membre des prolétaires armés pour le communisme, qui était, comme son nom l'indique, tout sauf une réunion d'enfants de choeur. On le lit partout dans la presse, ce groupuscule sévissait en Italie pendant les "années de plomb", époque où le terrorisme se déchaînait contre la démocratie chrétienne : l'URSS impressionnait et le PCI était puissant.

En 1978 et 1979, Battisti a assassiné un surveillant de prison et un agent de police ; il a aussi été complice de l'assassinat d'un boucher et d'un bijoutier (ces quatre là devaient être de bien dangereux réactionnaires!). En fuite, il est jugé par contumace mais à son procès ses avocats le représentent. Il fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

L'homme trouva alors asile politique en France : Mitterrand avait en effet garanti de ne pas extrader les anciens militants d'extrême gauche italiens ayant renoncé à la violence. Il devint concierge et auteur de romans policiers. Il est finalement arrêté en 2004 pour être extradé mais s'enfuit au Brésil.

Cette arrestation suscite alors un débat surréaliste où ressurgissent les vieux démons d'une gauche pas très claire. Quoique ordure meurtrière, Battisti suscite visiblement une sympathie irrépressible chez l'ensemble de la gauche, jusqu'au très paisible et social-démocrate Strauss-Kahn qui exige que Battisti soit rejugé (rappelons en effet le caractère éminemment oppressif et liberticide de la démocratie chrétienne italienne - équivalent local du raffarinisme, c'est dire! - qui fait donc douter DSK de l'impartialité du procès de l'époque). Les autres, Hollande, Delanoë et d'autres dissimulent leur passion peccamineuse derrière les principes et dénoncent l'atteinte au droit, à la sécurité juridique : comme si la promesse orale de Mitterrand était source de droit! Delanoë pousse le vice jusqu'à reprendre une logique de mafioso quand il invoque le respect de la parole donnée par opposition à la loi et à la décision de justice. N'est-ce pas en effet une réaction de parrain que de protéger absolument son clan, quitte à défendre cyniquement un meurtrier récidiviste?

Voilà ce qu'est encore notre gauche, malgré ses airs de respectabilité. Elle ne renie rien (alors qu'en Italie, c'est la gauche qui réclame l'extradition de l'assassin Battisti)! A croire que dans tout social-démocrate français sommeille un agitateur gauchiste aux pulsions homicides. De quoi écoeurer.

Il se peut après tout que Battisti ait mûri, changé, regretté ses actes passés. Pour nous cela ne change rien car "chagrin n'efface pas punition" : pour les crimes commis Battisti doit purger sa peine.

par Peronito publié dans : Socialisme à visage humain communauté : Vu de droite
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Mercredi 21 mars 2007

Une vidéo fort intéressante se présente au cyber-promeneur égaré sur le site du parti socialiste : la vilaine sorcière Geneviève de Fontenay, présidente du comité miss France, explique pourquoi elle choisit le candidat socialiste. Rappelons tout d'abord qu'en 2002 Dame de Fontenay, adepte des positions folkloriques, soutenait Arlette. De quoi entamer sévèrement son crédit... et justifier un a priori dubitatif sur ses arguments du jour.

Cette rombière en noir et blanc, esclavagiste notoire, s'est fait un nom en exploitant la candeur de (plus ou moins) jolies jeunes filles qui rêvent de strass et paillettes. Désormais - il faut l'entendre ! - son combat devient la cause des femmes (que l'on m'explique en quoi les miss France ont servi cette cause...)!  

Dans ce sublime entretien, Madame Geneviève nous rappelle alors la brillante carrière de Ségolène. Vingt ans de vie politique, dit-elle, ce n'est pas rien! Et d'énumérer les grands acquis de Royal : la fin du bizutage dans grandes écoles ; les préservatifs dans les écoles ; un meilleur statut pour les pères divorcés.

Mazette, merci Geneviève, tu nous as (encore) convaincus!

par Peronito publié dans : Journal de campagne
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Mardi 20 mars 2007

Voici la liste des douze candidats. Parmi eux le prochain président de la République! Merci aux innombrables candidatures de l'ultragauche d'être venues atomiser la portion déjà bien réduite du vote de gauche - ce geste nous touche.

  1. François Bayrou (UDF)
  2. Olivier Besancenot (LCR)
  3. José Bové (altermondialiste)
  4. Marie-Georges Buffet (PCF)
  5. Arlette Laguiller (LO)
  6. Jean-Marie Le Pen (FN)
  7. Frédéric Nihous (CPNT)
  8. Ségolène Royal (PS)
  9. Nicolas Sarkozy (UMP)
  10. Gérard Schivardi (parti des travailleurs)
  11. Philippe de Villiers (MPF)
  12. Dominique Voynet (verts).
par Peronito publié dans : Journal de campagne
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Vendredi 16 mars 2007

Il reste un peu moins de deux heures aux candidats pour déposer leurs parrainages au conseil constitutionnel. Fini de rire, les choses sérieuses vont commencer : disparition des candidats fantaisistes, suspense levé pour les candidats tangeants, lancement pour de vrai de la campagne pour les candidats retenus.

Les signatures auront été l'interminable roman feuilleton de l'hiver. L'univers impitoyable des parrains potentiels a permis d'amuser la galerie à bon compte, Fillias n'étant pas le seul candidat fantaisiste dont on nous a saoûlés. Il y eut le psychodrame de Le Pen qui, quoi qu'on en dise, a frisé l'échec au seuil de l'élection, et enfin le pathos de José Bové qui risque fort de retourner bredouille dans le Larzac.

Va-t-on entrer dans le vif de la campagne? Débarassés des candidats fantoches, verrons-nous des débats sérieux, avec de vrais candidats qui portent de vrais projets? Nous sommes impatients d'assister à la saine mise en concurrence de visions du monde rivales qui tenteront de s'arracher le marché de nos suffrages (je m'enflamme, on dirait un article d'AL).

D'ici là, mardi prochain pourrait nous apporter quelques surprises avec l'annonce définitive des candidatures validées. A vos plumes pour le jeu concours du weekend : qui pourra prédire exactement la liste des candidats à la présidentielles? Vos réponses en commentaires avant lundi soir!

par Peronito publié dans : Journal de campagne
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