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Mardi 29 janvier 2008

Ancien gouverneur inconnu du Massachussets, Mitt Romney a versé une grande part de son immense fortune dans les « early states », les premiers Etats à voter, espérant ainsi créer une dynamique pour le « super Tuesday » du 5 février. Ceci lui a offert une belle envolée dans les sondages, ainsi que le mépris commun de tous les autres candidats républicains, l'accusant à raison d' »acheter » ces Etats à coup de spots télé et de discours conservateurs opportunistes contrastant bien curieusement avec les convictions morales bien plus progressistes qu'il professait il y a peu...

Las, ce château de carte habilement bâti risque bien de s'effondrer rapidement: Romney, battu de dernière minute en Iowa par Huckabee et dans le New Hampshire par McCain, n'a pas obtenu dans ces Etats les victoires qu'il espérait. Le Michigan, duquel son père fut le gouverneur, ainsi que le Nevada, dans lequel il fut le seul à faire campagne, lui ont offert des victoires prévues et donc peu médiatisées. Les bons scores de ce début de primaires risquent bien d'être les seuls, à présent que votent les Etats du Sud, dont les populations évangéliques sont bien peu sensibles à son profil 'yankee' de la côte Est ainsi qu'à ses croyances mormones.

Mitt Romney, ayant déjà fait le plein sans avoir décroché de réelle dynamique, risque bien désormais de sombrer; d'autant plus que la répulsion unanime qu'il inspire aux autres candidats républicains, et particulièremnt à McCain, lui exclue toute consolation de figurer sur le ticket républicain s'il ne remporte lui-même l'investiture.

par Agénor publié dans : Rêve américain communauté : Vu de droite
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Lundi 28 janvier 2008

Si les primaires américaines sont une farce, Rudy Giuliani en constitue alors le dindon. Star des sondages, apparement inatteignable, l'investiture républicaine lui était promise. Immensément populaire après le 11 septembre, très attaché à l'orthodoxie budgétaire et aux baisses d'impôt, adepte de la tolérance zéro, ses défauts (une vie privée mouvementée et des convictions progressistes en matière de morale) étaient passés sous silence par les républicains, l'homme apparaissant comme le seul pouvant battre Hillary.

Poussé à la confiance, l'ancien maire de New York avait opté pour une stratégie du « Super Tuesday »: ignorant les « early states » et mettant l'accent sur les gros Etats progressistes, sensibles à ses opinions modérées en matière de morale, il espérait facilement emporter leurs cohortes de délégués.

Las, cette stratégie originale semble désormais être vouée à l'échec avant même d'avoir pu être mise en oeuvre. Volontairement absent du début de la campagne, Giuliani s'est fait totalement oublié, d'abord dans les Etats concernés, puis au niveau national. Divers scandales financiers ainsi que des problèmes de santé on enfoncé le clou: Giuliani s'est laissé dérober, sans répliquer, des Etats qui lui était promis: New Hamsphire, Nevada.

Le débarquement de la campagne en Floride, premier Etat concerné par sa stratégie, devrait le remettre sous le feu des projecteurs, mais ce retour risque bien d'arriver trop tard: les sondages le donnent largement distancé par McCain dans tous les gros Etats: Floride, Californie, et même New York! Et alors que l'on disait que Giuliani aurait pu prendre comme vice-président son ami McCain afin de 'droitiser' sa candidature, il serait sans aucun doute pénalisant et inutile pour ce dernier, s'il remporte l'investiture, d'appliquer la réciproque...

par Agénor publié dans : Rêve américain communauté : Vu de droite
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Vendredi 25 janvier 2008

La situation démocrate ayant été exposée hier, attaquons-nous au camp républicain, lequel suscite soit silence méfiant, soit rapide allusion ironique de la part des média. Chaque jour verra l'analyse de la position actuelle de l'un des cinq principaux candidats, le dernier étant celui dont je vous recommande le soutien, et vous prédis, très objectivement, la victoire...

Fred Thompson, ancien avocat et acteur de cinéma (Dans la Ligne de Mire, A la poursuite d'Octobre Rouge...), était à l'origine une véritable « poupée » bombardée par les évangéliques pour occuper le champ conservateur du parti républicain alors vacant (Huckabee et Romney étant alors inconnus), offrant ainsi la seule alternative à Guiliani et McCain, qui se disputaient le champ modéré. Aussitôt gratifié d'une envolée mathématique dans les sondages durant l'été, certains voyaient en lui le nouveau Ronald Reagan.

Notre homme, bien que sympathique et bonhomme, était cependant bien loin de bénéficier du charisme de ce dernier: honnête et compétent, mais hésitant et témoignant d'un évident manque de motivation, sa candidature devint rapidemment désuète après la percée d'Huckabee, qui a depuis largement repris à son compte son capital évangélique. Thompson, sénateur du Tennesse, espérait faire un beau tour de piste dans les Etats du Sud: il n'en aura pas l'occasion. Sa descente continue dans les sondages ainsi que son score décevant samedi dernier en Caroline du Sud, où il espérait disputer à Huckabee la population évangélique de cet Etat populaire sudiste, l'on convaincu ce mardi de retirer une candidature à la Présidence qu'il n'avait présenté que sous les fortes insistances de ses supporters. Le candidat malheureux, si on a longtemps cru qu'il se désisterait en faveur de son vieux copain du Sénat John McCain, ne s'est pour l'instant rallié à aucun homme. A qui bénéficieront les voix de ses supporters? Sans doute équitablement entre Huckabee et Mccain, Mitt Romney prenant lui aussi quelques restes.

par Agénor publié dans : Rêve américain communauté : Vu de droite
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Mardi 22 janvier 2008

Il faut se méfier des media français, surtout lorsqu'ils s'engouffrent comme un seul homme dans la même direction, symptôme immanquable d'absence d'investigation et d'enthousiasme injustifié. Avec de grands moulinets de bras, ils nous prédisent et souhaitent, y compris le Figaro ou Mme Chirac, la victoire démocrate à la présidentielle américaine de novembre, immanquable après huit années d'épouvante républicaine. Ce vainqueur démocrate proclamé est, en fonction des victoires respectives, soit Obama soit Clinton, les media se gardant bien de trancher, déroutés par l'alternance parfaite des victoires et défaites, et surtout incapables de choisir entre deux formidables options de changement: une femme ou un noir à la Maison blanche.

La vérité est cependant aisément accessible, dès lors que l'on attaque le problème à tête reposée, en considérant Mme Clinton et M. Obama non pas comme un 'femme' ou un 'noir', mais comme deux politiques démocrates caractérisés par une personnalité et un programme.

Cette vérité est que, si l'on tient compte des données actuelles, ni M. Obama ni Mme Clinton ne seront le prochain président des Etats Unis, Mme Clinton remportant l'investiture démocrate mais étant battue par un républicain en novembre.

Hillary Clinton a toujours mené et mène toujours la course à l'investiture démocrate. Si l'on analyse de près les primaires actuelles, l'on se rend compte que leurs résultats étaient tous prévisibles. M. Obama a remporté l'Iowa: aucune surprise, il est sénateur de l'Etat voisin, l'Illinois.

Mme Clinton a remporté le New Hampshire: jamais le contraire n'avait été prévu dans cet Etat blanc, élitiste de la Côte Est. Barack Obama va remporter la Caroline du Sud (ainsi que, par la suite, de nombreux autres Etats sudistes à forte population noire) le 26 janiver. Méfiez-vous alors des cris que les media pousseront: les sondages ainsi que le simple bon sens donnent Hillary gagnante dans les gros Etats blancs et progressistes, riches en délégués, qui voteront la semaine d'après: New York , dont elle est le sénateur, Californie, Floride.

Certes, la suite n'en est pas moins incertaine:

D'un côté, Hillary Clinton fait preuve d'une bien meilleure maîtrise des dossiers ainsi que d'une honnêteté intellectuelle bien supérieure à celle de son rival. Obama en effet, sénateur depuis seulement 3 ans, propulsé en politique par sa femme, est porté, beaucoup plus que par un véritable programme, par l'image anti-establishement, jeune, qu'il donne. Une image, un discours, mais pas de programme ni d'expérience: osons la comparaison avec Mme Royal.

D'un autre côte, l'électabilité du sénateur de l'Illinois est curieusement meilleure que celle de sa rivale: Hillary Clinton pâtit en effet d'une répulsion physique chez une bonne moitié de la population américaine, qui n'est pas sans rappeler, pour que la comparaison soit partagée, celle de Mme Royal en France. Obama, plus naturel, ne dérange pas les électeurs modérés, qui pourraient lui porter leur suffrage.

Le risque, pour Hillary Clinton, est le comportement du troisième homme de la primaire démocrate, John Edwards, candidat malheureux du ticket démocrate en 2004. Que celui-ci se désiste en faveur de Clinton, et voilà l'avantage de cette dernière confirmée et renforcé par un appui 'sudiste'. Qu'il porte son choix sur Obama, et voici affermie la coalition anti-establishement, qui provoquant sans aucun doute la chute de l'ancienne First Lady.

par Agénor publié dans : Rêve américain communauté : Vu de droite
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Samedi 5 janvier 2008
par Wallace & Gromit publié dans : Le monde est fou
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Dimanche 30 décembre 2007

Que le titre ne vous induise pas en erreur, cet article n'a absolument rien à voir avec Ingrid Bétancourt...

L'ancien premier ministre du Pakistan Bénazir Bhutto a été sauvagement assassinée par un toit ouvrant au cours d'un meeting, à quelques jours à peine des élections.

Bénazir Bhutto avait été la première femme chef de gouvernement d'un pays musulman. A l'image d'Indira Gandhi qui avait pris la relève de son illustre papa, Bénazir Bhutto, sorte d'Antigone des temps modernes, avait donc repris le flambeau de son père, premier premier ministre du Pakistan mort pendu.

Contrainte à l'exil à Londres, elle avait courageusement décidé de rentrer au pays, au péril de sa vie, plutôt que d'enchaîner les soirées à Covent Garden aux côtés d'affreux exilés satisfaits de leur vie confortable (du reste, l'histoire ne dit pas si Thaksin Shinawatra aime l'opéra). Son courage dans le don de soi, jusqu'au bout, pour le bien commun des pakistanais mérite un grand respect et rappelle opportunément que la politique, c'est d'abord est un service. 

On doit à Bénazir Bhutto d'avoir levé - un peu - le voile de l'obscurantisme islamique et d'avoir laissé apercevoir comme une lueur d'espoir quelques mèches brunes sous le tchador. Cette fin tragique est triste pour elle et pour le Pakistan.

par Peronito publié dans : Le monde est fou
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Jeudi 29 novembre 2007

Les transports reprendraient, nous dit-on – joie ! Avant même de m’inquiéter de la nature des promesses faites aux grévistes pour les inciter à quitter leurs AG sudistes (question qui ne semble pas hanter les principaux medias de notre beau pays, soit dit en passant), mes pensées vont à tous les sdf, roumains, sourds-muets et autres mendiants du métro parisien qui ont vu ces jours-ci leur chiffre d’affaires diminuer drastiquement. On nous parle du coût de la grève, mais je crains fort qu’au MEDEF comme à Bercy, on ait oublié d’inclure ces TPE aux revenus trop liquides dans le chiffrage du désastre économique que furent ces jours de paralysie. Elles sont pourtant les premières et les plus directement touchées, contraintes à un chômage technique qui leur supprime jusqu’à leur lieu de travail. Qui d’autre qu’elles pourrait prétendre à un préjudice comparable ? En attendant leur prochaine class-action contre les syndicats et leurs troupes, contentons-nous de réclamer ici que soit enfin chiffré le coût écologique des grèves : à quand la taxe carbone sur le cheminot gréviste ?

par Oum Khalsoum publié dans : Actualités
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Lundi 29 octobre 2007

C'est de la permanence de M. Scioli, non loin de la place de Mai, que le Président du RDN a entendu l'annonce des résultats des élections argentines et la victoire de Cristina Fernandez de Kirchner (péroniste de gauche). Il a salué le choix souverain du peuple argentin et la fidélité aux idéaux justicialistes et, à titre plus personnel, a félicité "son ami Scioli pour sa victoire triomphale dans la capitale fédérale et la province de Buenos Aires". M. Scioli (péroniste de droite) "apportera j'en suis certain son talent et son énergie au gouvernement choisi par le peuple argentin sans renier sa sensibilité propre, dont ce pays a plus que jamais besoin".

Dans l'après-midi, le Président du RDN avait livré ses impressions aux caméras de la télévision argentine (et aux micros de Radio Caraibes International, mais c'est plus surprenant) aux abords de la Casa Rosada, qu'aucun mouvement de foule n'est venu animer au cours de la soirée. Les porteños auront finalement célébré leur nouvelle présidente très discrètement hier soir. Le temps du Général Péron semblait loin à Buenos Aires hier soir.

par La Présidence publié dans : Nos amis d'aujourd'hui
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Jeudi 25 octobre 2007

Le Président du RDN se rend en Argentine pour une visite officielle de quelques jours, à l'occasion de l'anniversaire du transfert de la dépouille de Juan Peron à Buenos Aires l'année dernière.

Le programme de déplacement authentiquement historique prévoit notamment :

Accueil du Président sur le tarmac de l'aéroport de Buenos Aires par les représentants de la Democracia National de Argentina et déjeuner à la Casa Rosada avec le Président Kirchner (à confirmer). Soirée de gala pour l'ouverture du colloque international "Peron, ce héros".

Messe en l'honneur du Président Peron et dépot de gerbe sur la tombe d'Evita.  Bain de foule sur la place de Mai.

Allocution du Président (le seul, l'unique) à l'Universidad de Buenos Aires sur le thème "Le péronisme ou l'annonce imparfaite de la Démocratie Nationale".

Concert privé de Florent Pagny dans sa villa de Patagonie. Interprétation en avant-première de sa reprise de "Don't cry for me Argentina".

Déplacement en Uruguay pour un cocktail dans la villa de Jacques Médecin. Sur la route, arrêt pipi sur la maison natale d'Ernesto Guevara.

par Secrétariat Général de la Vraie Présidence publié dans : Démocratie Nationale
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Mercredi 19 septembre 2007

D'humeur exotique et toujours au coeur de l'actualité la plus brûlante - surtout lorsqu'elle s'éloigne des lassantes sarkozeries - le RDN s'intéresse encore à la Birmanie. A notre grand étonnement, le régime sans sel de ce pays bien tenu est peut-être en train de vaciller. Depuis la hausse faramineuse des carburants en août, et la folle escalade des prix des transports qui a suivi, la grogne ne cesse plus et les moines s'en mêlent. Les moines, me direz-vous, surtout lorsqu'ils sont bouddhistes et pacifistes, cela ne peut faire de mal à une mouche. Voire! Hier et aujourd'hui ils ont défilé par centaines dans Rangoon (car il y a des moines vraiment partout en Birmanie). La sécurité locale les a regardé faire en se contentant de leur fermer l'accès à la pagode Shwedagon - le Notre-Dame de Paris local - sans leur taper dessus. C'est que les moines ont une arme absolue, plus efficace que tout armement conventionnel : ils ont les clefs du nirvana. La grande obligation du bouddhiste, c'est l'aumône au moine. Condition sine qua non pour atteindre le nirvana et arrêter de se réincarner. Et les moines viennent d'annoncer qu'ils refuseraient désormais les aumônes de la junte. Les boules pour le généralissime Than Shwe et ses acolytes : ils sont vieux et malades alors le nirvana, ils préfèrent ça à la réincarnation dans un montagnard shan cultivateur de pavot.

Si les moines continuent leur balade postprandiale quotidienne en meute, tout est possible et l'on va même finir par trouver quelque avantage au bouddha...

par Peronito publié dans : Le monde est fou
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