Images aléatoires

Recherche

Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 10:41

          J'essaie de suivre un peu les news et j'ai décidé d'en parler un peu parce qu'il y a vraiment des trucs qui commencent à m'énerver. 

          Commençons par le (vaste) dossier du nucléaire iranien : je suis attéré de constater que tous les hommes politiques se sont fixés comme programme présidentiel sur ce sujet de baisser leur froc devant le président iranien sous prétexte de non-alignement avec les Etats-Unis, suivant ainsi la voie que Chirac est en train d'instituer... 

          Le problème, c'est qu'il n'ont pas face à eux un homme qui raisonne de façon sensée : je passe sur ses propos sur l'éradication d'Israël, sur ses interventions toujours provocantes sur la scène internationale, sur son concours de carricatures sur la Shoah... après tout il ne s'agit là que de provocations.
           Là où les choses se compliquent, c'est lorsqu'on voit les réponses qu'il envoie à la face de George Bush et Angela Merkel... Il s'agit vraiment de paroles de fanatique illuminé. N'importe quel dictateur (même Saddam) tente de ménager les opinions internationales pour ne pas se faire d'ennemis trop puissants pour lui. Mais lui court droit au suicide...
          
           Il a refusé la main généreuse que lui a tendue Vladimir Poutine qui voulait s'assurer des soutiens dans la région. Il s'agissait d'un traité très généreux qui lui offrait un programme nucléaire civil complet, à condition que le traitement de l'uranium (procédé également indispensable pour la conception d'une arme nucléaire) ait lieu en Russie. N'importe quel être doté de raison et d'un minimum d'intelligence aurait accepté : il gagnait ainsi la protection d'une grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité, faisait un progrès immense dans son programme nucléaire et pouvait continuer (si c'est bien son intention) à développer une arme nucléaire clandestine. Mais non.
           M Ahmadinedjad envoie chier (et le terme est gentil) le président russe. Pire, il le provoque sur la question tchétchène, comme il provoque les Etats-Unis sur la question irakienne, perdant ainsi son seul soutien possible au Conseil de Sécurité de l'ONU (à part la France, bien sûr, "pays des Droits de l'Homme", qui ne voudra sans doute pas "heurter les sensibilités"...).
           Tout cela démontre que le président iranien n'est pas un pas un islamiste pragmatique, mais dogmatique, qui ne mesure pas les conséquences des ses actions mais est prêt à tout pour atteindre ses objectifs, quitte à se mettre volontairement à dos les plus grandes puissances mondiales. Le régime iranien des Mollahs n'a pas changé mais le visage du pays est en train de se durcir...
     
           M Amhmadinedjad gagne donc ostensiblement du temps, dans le but probable (?) de doter l'Iran de l'arme nucléaire. Il apparait donc un jour provocant, un jour plus conciliant. Il critique ouvertement les propos (insultants?) du Pape sur l'Islam, convoque l'ambassadeur du Vatican à Téhéran et exige des excuses. Puis il déclare hier aux Nations Unies qu'il est près à suspendre son programme d'enrichissement de l'uranium s'il obtient des "conditions équitables" (qu'il ne précise pas). Et aujourd'hui il revient à la charge en faisant défiler ses troupes et ses miliciens aux cris de "Mort à l'Amérique !" et "Mort à Israël !" et en affirmant en guise de provocation qu'il frappera "comme la foudre" ses ennemis en cas d'attaque. Mais tout va bien puisqu'il a précisé : "Nous avons dit que l'arme atomique n'a pas de place dans notre doctrine de défense et notre guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) a déclaré que l'utilisation de l'arme atomique était haram (proscrite par l'Islam)". Me voilà rassuré !
 
           Une dernière chose : que faites vous quand vous voulez gagner du temps ? Une diversion ! Le Hezbollah ("le parti de Dieu"), parti musulman chiite libanais minoritaire, qui comprend un bras armé composé de milices formés par les Gardiens de la Révolution iraniens est soutenu et financé par les deux puissances chiites de la région : la Syrie et surtout l'Iran. 
           Jusqu'ici, les milices du Hezbollah se livraient régulièrement à des provocations en tirant des roquettes sur les territoires israëliens. Pourtant si on regarde les chiffres (je ne les ai plus exactement en tête), pour plusieurs centaines de roquettes tirées, il n'y a eu que quelques dizaines de morts (dont, je crois 8 crises cardiaques d'octogénaires) . Comment l'expliquer puisque les miliciens ont été correctement formés ? Ils pourraient provoquer plus de dégâts. La réponse est simple : leur chef Hassan Nasrallah est un pragmatique. Il est bien conscient qu'une provocation trop importante pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le Liban. Le Hezbollah se contente donc généralement de tirer une roquette au hasard (le plus souvent en plein champ) et de déguerpir.
    
           Et pourtant...le 12 juillet de cette année, le Hezbollah déclenche un nouveau tir de roquettes et, chose nouvelle, mène une incursion en territoire israëlien. Bilan de l'opération côté israëlien : 8 morts et 2  soldats prisonniers du Hezbollah. L'échec de l'opération de sauvetage conduira à la mort de 5 autres soldats israëliens, membre du commando de récuparation. Vous connaissez la suite... La riposte israëlienne a été disproportionée, ce qui est essentiellement dû à l'incompétence totale (chose rare) du nouveau gouvernement israëlien en matière militaire.  
            Nasrallah a lui-même déclaré que s'il avait pu prévoir les conséquences, il n'aurait pas donné l'ordre de cette opération. Et pourtant, il  avait prévu puisque depuis des années il évitait toute provocation grave à l'encontre d'Israël. Alors ? Tout simplement l'ordre n'est pas venu directement de lui mais de Téhéran, ce que Chirac a compris, comme les spécialistes du Moyen-Orient, puisqu'il affirme que le Hezbollah est soutenu par "on ne sait qui" (lire entre les lignes).
 
            M Ahmadinedjad gagne donc ainsi du temps en forçant les Nations-Unies à s'enliser dans une difficile et coûteuse opération de rétablissement de la paix (mais certes indispensable pour maintenir la stabilité de la région). De plus, Hassan Nasrallah réapparait, se posant en vainqueur et en libérateur  du Liban (lui qui s'est planqué pendant l'offensive israëlienne), puisque les Israëliens se sont retirés. Il oublie au passage de préciser qu'environ 80% de ses miliciens ont été mis hors de combat par Tsahal. Il ne semble pas non plus trop pressé de désarmer ce qui lui reste de partisans, comme l'ordonne la résolution 1701 de l'ONU.
 
            Soit, me direz-vous, mais pourquoi soucier de cette question? L'Iran n'a qu'à trouver une bonne raison (pas trop dur) pour dénoncer le Traité de Non-Prolifération et il pourra développer sa bombe en toute légalité. C'est vrai, mais le problème est que cette bombe serait forcément proliférante. Rien ne ferait plus peur aux états musulmans sunnite du Proche-Orient que de voir une bombe atomique entre les mains d'une puissance chiite, surtout si celle-ci se nomme Ahmadinedjad.
            Donc que croyez-vous que vont faire nos alliés et partenaires musulmans, notamment la Turquie et l'Arabie Saoudite s'il se rendent compte que les grandes puissances sont incapables de les protéger d'une nucléarisation de l'Iran? Ils vont se demander à quoi servent leurs alliances et mettre au point leurs propres bombes. Et ça sera rapide, car Riyad en a largement les moyens...
 
           C'est vrai, la bombe atomique sunnite existe déjà au Pakistan, mais dans cette région, elle est "équilibrée" par la puissance nucléaire indienne. Au Moyen-Orient, c'est différent : la situation entre sunnites et chiites et vraiment tendue et pas seulement en Irak (où la tension est décuplée par des années de persécutions).
           Si vous ne me croyez pas, regardez le temps qu'a mis la ligue arabe à se réunir (et encore, par délégation, au niveau des ministres des affaires étrangères) après le déclenchement de l'offensive israëlienne, elle d'habitude si prompte à fustiger la moindre action israëlienne (assez souvent à juste titre d'ailleurs). Et encore ! Pour aboutir à quelle conclusion ? La condamnation de l'agression israëlienne ? Pas du tout. Les pays n'ont pas réussi à se mettre d'accord entre cette option et la condamnation du Hezbollah pour ses provocations... On croit rêver ! 
          Tout cela prouve bien que la menace chiite fait bien plus peur aux sunnites que la menace israëlienne, qui, après tout, ne concerne que les quelques pays limitrophes...
 
           Voilà, à part ça tout va bien sous le soleil de Téhéran. Les membres du Conseil de Sécurité n'arrivent pas à se mettre d'accord et Ahmadinedjad jubile.
            Que peuvent faire les grandes puissances ? Déjà parler fermement et tous d'une même voix. Ca ne sert à rien de faire de l'anti-américanisme primaire sur ce sujet. A partir de là, les Nations-Unies pourront prendre des sanctions si l'Iran refuse l'envoi d'inspecteurs. Un embargo serait efficace. Même s'il serait très couteux pour nous à cause de la hausse des prix du pétrole, il paralisera l'économie de l'Iran qui est incapable de raffiner son pétrole et importe donc ses carburants.
            
             J'ai l'impression que les hommes politiques français, même à droite, se désintéressent totalement de la question, ce qui est plutôt inquiétant. On a jamais réglé une crise en jouant à l'autruche...
             Sinon, il faut savoir qu'il y a aussi une crise interne en Iran, dont on ne parle pas trop (justement entre pragmatiques et dogmatiques) et que Ahmadinedjad a déjà survécu à deux attentats le visant, et probablement pas commandités par le Mossad...à suivre...     
   
             Voilà, si vous avez tout lu jusqu'ici, vous êtes bien courageux, parce que je m'aperçois qu'en fait c'est super long et probalement assez sopo... Mais bon j'avais quand même envie de réagir...
Par Monsieur N - de Buenos Aires - Publié dans : Le monde est fou
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 10:20

Parmi les amis de la Démocratie Nationale, en voici un à la célébrité récente. La biographie, hélas, n'est pas tirée d'un journal de très grande qualité : on prend ce qu'on trouve...

Un look de "gendre idéal" mais une réputation de faucon. Promis à diriger le Japon dans moins d'une semaine en remplacement du Premier ministre Junichiro Koizumi, Shinzo Abe sera à 52 ans le plus jeune chef de gouvernement de l'après-guerre du pays. Héritier d'une illustre dynastie d'hommes politiques conservateurs, il a été éduqué depuis son plus jeune âge pour accéder aux plus hautes marches du pouvoir.

Né le 21 septembre 1954 à Nagata (sud), Shinzo Abe a étudié la science politique au Japon et aux Etats-Unis. C’est en 1982 qu’il fait ses premiers pas en politique comme secrétaire particulier de son père Shintaro Abe, alors ministre des Affaires étrangères. A sa mort, il hérite de son fief électoral dans la préfecture de Yamaguchi (sud) où il est élu député en 1993. "Abe est un pur-sang de la politique, une sorte de seigneur féodal. Il a un sens très fort de sa mission qui est de représenter son clan politique et si possible, de faire mieux que son père qui n'a pas été Premier ministre", note un diplomate étranger.

Idole de l'aile droite du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, il doit sa popularité à la ligne intransigeante qu'il prône depuis des années à l'égard de la dictature communiste de Pyongyang. C'est lui qui a géré la crise des missiles nord-coréens en juillet tandis que Koizumi se mettait en retrait. Spécialiste des questions de sécurité, il envisage de doter le Japon d'une capacité de frappe préventive, un tabou dans ce pays pacifiste et une source d'inquiétude pour les pays asiatiques victimes du militarisme nippon, comme la Chine. Depuis sa jeunesse, il plaide aussi en faveur d'une révision de la Constitution pacifiste qui interdit au Japon d'avoir de véritables forces armées.

"Shinzo Abe considère qu'il est essentiel pour un responsable politique d'avoir des convictions fortes et de s'y tenir", une valeur héritée de son grand-père, l'ex-Premier ministre Nobusuke Kishi (1957-1960), selon le politologue Kabashima. Shinzo Abe ne cache pas son admiration pour ce grand-père, figure conservatrice de l'après-guerre qui fut emprisonné par les Américains comme criminel de guerre (il n'a jamais été jugé). Ce dernier est resté dans l'histoire pour avoir imposé le renouvellement de l'impopulaire Traité de sécurité nippo-américain en dépit d'une virulente contestation gauchiste.

Comme son mentor Koizumi, le futur Premier ministre est partisan des visites au sanctuaire shintoïste du Yasukuni, haut-lieu du nationalisme nippon où sont célébrés enterrés d’anciens criminels de guerre. Un lieu au coeur des relations conflictuelles avec les Chinois et les Coréens. Mais plus pragmatique que son aîné, il refuse désormais d'évoquer cette pomme de discorde et devrait faire bientôt un geste d'apaisement envers Pékin. Moins excentrique que Junichiro Koizumi, Shinzo Abe, très apprécié des femmes, joue sur une image d’homme "honnête et prévenant". Ses détracteurs lui reprochent en revanche son manque d'expérience, "une malléabilité", et une "santé fragile" sujette au stress. A lui de démontrer que diriger le pays du Soleil Levant ne l’empêchera pas de rester zen.

Par Peronito - Publié dans : Nos amis d'aujourd'hui
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 29 avril 2006 6 29 /04 /Avr /2006 18:45

La Démocratie Nationale, c'est d'abord une histoire : l'Histoire de France. De Vercingétorix à de Gaulle, en passant par Saint Louis, Louis XIV, Richelieu, Clemenceau et Bonaparte, elle s'inscrit en fille directe des grands hommes qui firent notre pays. C'est aussi une histoire dans laquelle elle ne s'inscrit pas, celle de l'anti France, de Ravaillac à Edgar Pisani. Une histoire plus récente aussi : par une belle après-midi de printemps, le RDN fut fondé en un lieu mythique, l'Abbaye, où l'Affligem fut source d'une réflexion politique puissante et neuve, comme ce blog entend le montrer et le démontrer.

Cependant, la Démocratie Nationale c'est surtout l'avenir, un avenir radieux. Quelque chose comme le soleil d'Austerlitz. C'est pourquoi nous vous posons la question : êtes-vous national-démocrate ?

Par Peronito - Publié dans : Démocratie Nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 28 avril 2006 5 28 /04 /Avr /2006 10:10

Il a suffit de quelques gazouillis printaniers d'émeutiers en herbe aux portes des facs pour arrêter net le lyrisme réformiste de notre cher premier ministre Domi de V. Soyons fair play pour sa personne, qui n'est certainement pas la cause première de la reculade ; le résultat reste quand même confondant...

On peut se consoler si l'on n'est ni jeune en recherche d'emploi, ni vieux qui craint le licenciement : le statu quo avantage ceux en place. Au pire, nous pouvons tous devenir fonctionnaires, c'est encore un secteur qui recrute quoi qu'on dise. Mais faut-il se résoudre à voir le pays devenir l'administration du monde, tandis que les industries se délocalisent ? Le plus confortable serait d'être une autruche socialiste, la tête dans le trou noir des avantages acquis et de la pensée économique nulle. Et puis c'est beau, c'est romantique ces jolies étudiantes chefs de manifs, cette fraternité du squat des universités! On peut se noyer dans la masse festive sans se faire des noeuds au cerveau. Ah le beau sentiment d'exaltation sans une once de réflexion lucide... Choix facile mais peu constructif : la lobotomie et la mort en somme. 

Moins reposant (et plus audacieux admettons-le), soutenir "malgré tout" ceux censés voir plus loin, même s'ils n'aboutissent pas : le villepinisme malgré l'échec. Voire le sarkozysme, qui dans l'affaire du CPE a si bien contribué à l'échec. L'espoir qu'un jour peut-être ça change doit faire oublier les mauvais résultats présents. Mais... si la solution était ailleurs ?

Le RDN vous le promet : la Démocratie Nationale, c'est l'assurance d'un monde plus beau où l'enfant caressera le tigre. Ce blog entend le montrer.

Par Peronito - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 10:46

Aujourd'hui est un grand jour pour la France et pour l'humanité.
Le blog de la Démocratie Nationale est enfin créé !

Par Peronito - Publié dans : Démocratie Nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés