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Mardi 17 octobre 2006
Un nouveau Kronstadt place du Colonel Fabien
Ou l’art de passer du rouge au vert.
 
L’inéluctable mais trop toujours trop longue décrépitude du parti communiste vient encore de franchir une étape : le PCF s’apprête à remettre en cause le dogme du tout nucléaire.
 
Peut-on pour autant dire que le Rubicon est franchi ? Il est loisible de penser par l’affirmative. En effet, que de chemin parcouru depuis la chute du mur, si la liberté et la démocratie l’ont emporté à l’Est, il aura néanmoins fallu prés de vingt ans pour que ce qui est qualifiable de « pachyderme communiste français » perde son âme politique. Que reste t-il aujourd’hui à cette obédience politique moribonde si ce n’est l’atavisme d’un parti ayant fait trembler la vie politique française sous la troisième et la quatrième république, de toute évidence bien peu de chose…..
 
Le cercle vertueux des distorsions de la dernière décennie revêt plusieurs atours, tout d’abord l’exécutif est confié à une femme (une égérie en la personne de MG Buffet en lieu et place du sémillant R Hue), puis vient l’époque d’une pseudo repentance sur les grandes théories marxisantes, notamment sur les génocides et l’ignominie du régime soviétique (celui-là même qui dictait la conduite politique des partis satellites de l’Ouest à la grande époque des komintern et kominform). Aujourd’hui c’est le programme commun de la gauche radicale pour 2007 qui fait état, au milieu de ses 119 propositions, d’une mesure pour la moins équivoque, pour la première fois ses dirigeants acceptent la remise en cause du dogme nucléaire.
 
Puisqu’une hérésie ne se suffit pas à elle-même chez les anciens défenseurs du totalitarisme, certains des rénovateurs qui aiment à se définir comme des « pragmatiques » justifient leur contrition par des formulations qui font sourire à l’instar de monsieur Pierre Zarka: « les communistes ont compris qu’on ne pouvait plus imposer à la société ce qu’elle ne veut pas ». J’ajouterais, pour parfaire cette brillante analyse sociétale, qu’il conviendrait par adéquation avec les nouveaux principes de : démanteler la fédération énergie de la CGT ; vouer les derniers orthodoxes aux gémonies ; s’abstenir de fleurir la tombe du sieur Thorez ; et in fine proclamer la dissolution du parti, dont le nom à lui seul est antimonique avec les nouvelles mesures, et ce, de telle sorte qu’il n’y ait plus de méprise possible dans l’esprit de l’électorat traditionnel.
 
Merci messieurs les « pragmatiques » pour cette leçon de chose et ces repentances, à vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent, j’espère simplement que le jour où le couperet tombera, vous ne n’aurez pas l’outrecuidance de demander des nouvelles de monsieur de La Pérouse, ce serait un comble !
par Walid de Villetaneuse publié dans : Socialisme à visage humain communauté : Vu de droite
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Mardi 10 octobre 2006

S'il y a aujourd'hui un admirateur inconditionnel de Jacques Chirac, c'est sans aucun doute Lionel Jospin, qui doit voir en Chirac un maître et inspirateur. Par le passé, Chi-chi a toujours mis sa râclée à Yo-yo et il y a des leçons à prendre : impossible alors que "l'austère qui se marre" n'éprouve pas en retour une admiration jalouse à l'égard du "mec sympa" qu'il aimerait bien être, lui aussi. Ces temps-ci dans la tête de Yo-yo, l'admiration doit tourner en véritable identification : c'est que vu de son petit nombril, Jospin doit se trouver en ce moment des tonnes de points communs avec le Chirac de 95, rappelons-nous : Chirac était fini et Claire Chazal était amoureuse de Balladur.

Pauuuuvre Yo-yo, il doit être au fond du trou : la vie politique socialiste est anesthésiée par la gogolénisation. Du coup le dévoilement de son destin national tarde. Notre homme providentiel du pauvre se perd alors probablement en rêveries... Et si Gogolène finissait par dévisser dans les sondages?

C'est sûr : tous les matins Yo-yo dévore la presse, collectionne les coupures d'un fiasco annoncé et tient scrupuleusement à jour la courbe de la popularité de la future-ex-candidate. Peut-être même qu'il y superpose la sienne. Et il attend son heure en pensant à  Jacques, à la façon dont il avait lentement mais sûrement killé Balladur trois ou quatre mois avant l'élection. Pire : il le sait, il est le nouveau Jacques Chirac : quoi, même quand on est un nain politique on doit bien avoir de temps en temps des rêves de grandeur, non ? En 2002, Jospin s'est probablerment cru des airs gaulliens. En 2006, le non-candidat à l'investiture PS est persuadé d'avoir enfin rendez-vous avec l'Histoire. Il se tient prêt ! Il A l'affût, il guette la chute de Gogolène (réincarnation putative de Balladur). Hélas pour Jospin on ne se refait pas : n'est pas Chirac qui veut...

par Peronito publié dans : Politique fiction
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Mardi 10 octobre 2006

Kim Jong Il devrait arrêter les champis. Sa façon de carburer aux "mushrooms" - pas hallucinogènes hélas, quoique l'ambiance en Corée du Nord soit atomique ces temps-ci, devrait lui valoir rapidement des soucis pénibles : voilà où cela mène de jouer les mauvais garçons.

Kim Jong Il a mauvaise réputation. D'abord il succède à son légendaire père, et être le "fils de" n'est jamais top. Ensuite il est laid et bedonnant (très bedonnant), porte des semelles compensé et aime les femmes paraît-il. On dit aussi qu'il est débile léger, ce qui n'arrange rien. La cerise sur le gâteau, il est stalinien, un bi-comble quand on vit en 2006 et qu'on habite à 200 bornes (au pif) de Pékin. D'un autre côté nous passerons vite sur son stalinisme : au RDN on sait apprécier les gens un peu décalés, voire vieux jeu (clin d'oeil appuyé à notre président fondateur).

Donc Kim (ou Jong, ou Il, je ne sais jamais où est le nom de famille)... allez : donc, Il a fait sa bombinette. Il devait faire ses preuves, inventer un truc (les parlementaires n'inventent-ils pas des lois inutiles qui portent leur nom ?) voilà ça c'est fait. Mais le moment était-il vraiment judicieux? Les voisins de la Corée sont en fête : le nouveau secrétaire général de l'ONU est sud-coréen et Shinzo Abe vient d'aller se papouiller avec les chinois (avant de faire une halte à Séoul, du coup) : la région est à la mode et ils font tous la paix. Kim, avec son sens de l'à propos douteux, gâche tout. Chinois, sud-coréens, japonais doivent le trouver fort mal élevé et très importun. Et le reste du monde, qui a déjà eu la blague atomique avec l'Iran tout récemment, se dit que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Le comique de répétition passe mal !

Réjouissons-nous, pour une fois, que la raison du plus fort soit toujours la meilleure ; il y a fort à parier que l'espérance de vie de Kim Jong Il se trouve considérablement réduite (et pas parce qu'il aurait été irradié...). C'est une bonne chose pour nous, pour le monde et pour les nord-coréens surtout, dont le sens de l'humour noir a été plus que sollicité depuis des décennies. Ne boudons pas notre plaisir à venir, la chute d'un régime affreux est peut-être imminente. 

par Peronito publié dans : Le monde est fou
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Samedi 30 septembre 2006

C'était dans un journal gratuit hier : le ministre Xavier Bertrand veut interdire de fumer dans tous les lieux publics. On fait rarement la une des journaux lorsque l'on est ministre de la santé. Ou alors c'est à cause d'une canicule géronto-meutrière, d'un manque de lits, d'une maladie nosocomiale ou d'une grève des infirmières. Or, aujourd'hui, Monsieur Bertrand fait l'actualité, et pour une fois qu'il n'en est pas victime, il en profite : longues tirades, débuts d'élans lyriques, grandes photos de lui. Il se lâche.

L'idée est simple : interdire de fumer partout, tout le temps. En particulier dans les restaurants, les bars, les boîtes. Le ministre l'explique : c'est l'intérêt de la société qu'un fumeur cesse de fumer. Gentleman, il ajoute qu'un autre volet du projet consisterait à aider le fumeur invétéré, notamment en remboursant les substituts de nicotine, si j'ai bien compris.

Derrière cette argument fort classique et respectable du "bien commun" - décliné de façon mélo -, c'est encore à une crise de boboïsation que l'on assiste : dernier avatar d'un très politiquement correct hygiénisme, l'interdiction totale de fumer suivra sans doute les considérations sur les spermatozoïdes à lire sur les paquets de clopes, l'étiquetage des bouteilles de vins (qui précisera que le vin contient de l'alcool ?) ou encore l'abaissement de la limitation de vitesse à 120 km/h.

Comprenons-nous bien : il ne s'agit pas de ronchonner par principe parce que l'on préfère se tuer en voiture ou avoir un cancer du poumon aux frais de la sécu : la prévention c'est très bien. Et c'est très bien aussi que les citoyens s'organisent eux-mêmes et prennent leurs responsabilités : zones fumeurs et non-fumeurs prévues par le patron du bar, questions polies ("est-ce que ça vous dérange?"), etc.

En revanche cette lubie de vouloir tout réguler, tout interdire, tout contrôler "pour notre bien" a des relents insupportables (et ce n'est pas un grand libéral qui le dit) : nous sommes pris pour de grands enfants et et notre liberté est peu à peu rognée. La ritournelle est aussi claire que lassante : ne buvez pas (mais mettez vous des énormes rasses de temps en temps, comme les ados), ne fumez pas (du moment que vous avez un jour testé un joint, ça fait de vous un mec cool, comme Jospin), pratiquez le sexe (mais avec un préservatif - comme le rappelle la campagne d'affichage de la ville de Paris l'été) : en un mot, amusez-vous selon le modèle proposé - modèle inoffensif et bon enfant, sans aucun espoir de comportements subversifs...

Ces injonctions infantilisantes, débilitantes même, achèvent alors peu à peu de transmuter les citoyens en grands benêts mis sous tutelle. Ainsi s'efface peu à peu la démocratie.

par Peronito publié dans : Actualités
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Mercredi 27 septembre 2006
Voilà quelques mois déjà que de beaux et irresponsables esprits nous rebattent les oreilles avec de vieux mensonges bien connus de tous. Stigmatisant la politique, prétendument inhumaine, appliquée par l’Etat, ils s’évertuent piteusement à en appeler aux mannes de la Résistance française face à un nouveau Vichy imaginaire.
  
Songez donc ! Des forces obscures, bottées et casquées, toutes vêtues de noires, arracheraient en masse de paisibles et honnêtes familles, parfaitement intégrées, bien sûr, à la société nationale, désireuse par-dessus tout de concourir au destin collectif français !
  
La réalité des chiffres des expulsions fait pourtant mentir ces menteurs. Et c’est d’ailleurs bien regrettable, puisque c’est bien le seul élément sur lequel il faudrait donner raison à ces Don Quichotte de bazar, j’y reviendrai.
   
La caractéristique du discours pro-clandestin, et du discours immigrationniste en général, est qu’il avance masqué. Il se pare avec facilité des oripeaux de la générosité, de l’humanité, du noble refus de l’homme libre contre l’Etat sans visage qui broie tout. On nous rejoue des centaines de fois Antigone contre Créon ! Comme l’ombre de l’amour de son prochain est confortable ! Combien de projets déraisonnables s’y cachent avec aisance!
    
La réalité, elle, est d’une transparence absolue. La vie en collectivité n’est source de paix et de concorde qu’à la condition que les lois votées par les représentants démocratiquement élus par les citoyens soient source du respect de tous. Quand elles ne le sont pas,
elles doivent être appliquées sans faille. Non par un quelconque goût pour la force ou par une obscure vénération pour l’Etat, mais bien parce que c’est là un des fondements non négociables de ce qu’est la vie dans une société démocratique équilibrée. Le vœu du souverain doit être respecté et en démocratie, le souverain, c’est le peuple. En l’espèce, son bras armé, l’Etat, doit appliquer la loi et reconduire  à la frontière tous les clandestins.
  
Donc : s’opposer à l’expulsion des clandestins (je ne sais pas ce qu’est un « sans papier »), entré sur notre territoire en violation des lois que, moi, citoyen, j’ai librement choisies, c’est violer délibérément la loi.
  
Donc : apporter un soutien, par tous moyens, aux clandestins, c’est créer un appel d’air irresponsable en direction de populations respectables et fragiles, c’est se rendre complice d’une violation de la loi des Français.
  
Alors, pourquoi ? Oui, pourquoi faire cela ? Pourquoi entretenir de telles chimères ? Chimère de la France, pays de Cocagne, chez les candidats au voyage ; chimère d’une immigration absolument bénéfique pour la collectivité (sans se poser la question d’un seuil optimal) ?
  
Ces Français, heureusement minoritaires, ces complices d’un malheur et d’une désillusion ne sont pas innocents. Ils ne peuvent se cacher derrière le petit doigt de leur petite posture humanitaire d’individus isolés. Ce serait trop facile. Ils sont citoyens et accomplissent une action politique, c’est-à-dire une action qui ne peut se concevoir et porter ses fruits que dans sa dimension collective.
  
Alors, quel est ce but politique ?
  
Je pense que le but inavouable est de déstabiliser une France qu’ils fantasment et qu’ils détestent : quelque chose comme un pays de paysans conservateurs, racistes, égoïstes, catholiques, fascistes (sans se demander si tout ça va bien ensemble…). Ils veulent changer la France parce qu’ils ne l’aiment pas. Mes pauvres amis… Cette France de vos fantasmes paranoïdes n’existe pas ! La France est aujourd’hui ouverte au monde comme peu de pays, curieuse des différences, généreuse sans faillir, ferme avec les forts, bienveillante avec les faibles, respectueuse des droits, propagatrice d’espoir et de liberté pour tous les peuples. Bien sûr, il reste tant à faire ! Et c’est précisément pour cela qu’il faut réguler l’immigration pour garantir les équilibres subtils et fragiles de notre démocratie perfectible. Pour relever les défis de demain.
  
C’est toute la différence. Nous voulons bâtir, améliorer, réformer, résoudre les difficultés sans nous payer de mots. Nous prenons tout doucement la France, comme elle est, vieille dame belle et imparfaite, dans sa grandeur absolue et dans sa fragilité infinie…
  
Mauriac avait écrit, après la guerre, ces mots pleins de justesse à propos des fascistes qui applaudissaient l’accroupissement de Munich au nom du bien, an nom de la paix : « Il faudra s’interroger un jour sur ce qui a conduit ces nationalistes à une haine inconsciente de leur pays ». Chers amis, cette question, il faut se la poser aujourd’hui pour le public de ces belles âmes qui veulent nous pousser vers l’abîme…
par Agathon publié dans : France
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Mercredi 27 septembre 2006

          J'essaie de suivre un peu les news et j'ai décidé d'en parler un peu parce qu'il y a vraiment des trucs qui commencent à m'énerver. 

          Commençons par le (vaste) dossier du nucléaire iranien : je suis attéré de constater que tous les hommes politiques se sont fixés comme programme présidentiel sur ce sujet de baisser leur froc devant le président iranien sous prétexte de non-alignement avec les Etats-Unis, suivant ainsi la voie que Chirac est en train d'instituer... 

          Le problème, c'est qu'il n'ont pas face à eux un homme qui raisonne de façon sensée : je passe sur ses propos sur l'éradication d'Israël, sur ses interventions toujours provocantes sur la scène internationale, sur son concours de carricatures sur la Shoah... après tout il ne s'agit là que de provocations.
           Là où les choses se compliquent, c'est lorsqu'on voit les réponses qu'il envoie à la face de George Bush et Angela Merkel... Il s'agit vraiment de paroles de fanatique illuminé. N'importe quel dictateur (même Saddam) tente de ménager les opinions internationales pour ne pas se faire d'ennemis trop puissants pour lui. Mais lui court droit au suicide...
          
           Il a refusé la main généreuse que lui a tendue Vladimir Poutine qui voulait s'assurer des soutiens dans la région. Il s'agissait d'un traité très généreux qui lui offrait un programme nucléaire civil complet, à condition que le traitement de l'uranium (procédé également indispensable pour la conception d'une arme nucléaire) ait lieu en Russie. N'importe quel être doté de raison et d'un minimum d'intelligence aurait accepté : il gagnait ainsi la protection d'une grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité, faisait un progrès immense dans son programme nucléaire et pouvait continuer (si c'est bien son intention) à développer une arme nucléaire clandestine. Mais non.
           M Ahmadinedjad envoie chier (et le terme est gentil) le président russe. Pire, il le provoque sur la question tchétchène, comme il provoque les Etats-Unis sur la question irakienne, perdant ainsi son seul soutien possible au Conseil de Sécurité de l'ONU (à part la France, bien sûr, "pays des Droits de l'Homme", qui ne voudra sans doute pas "heurter les sensibilités"...).
           Tout cela démontre que le président iranien n'est pas un pas un islamiste pragmatique, mais dogmatique, qui ne mesure pas les conséquences des ses actions mais est prêt à tout pour atteindre ses objectifs, quitte à se mettre volontairement à dos les plus grandes puissances mondiales. Le régime iranien des Mollahs n'a pas changé mais le visage du pays est en train de se durcir...
     
           M Amhmadinedjad gagne donc ostensiblement du temps, dans le but probable (?) de doter l'Iran de l'arme nucléaire. Il apparait donc un jour provocant, un jour plus conciliant. Il critique ouvertement les propos (insultants?) du Pape sur l'Islam, convoque l'ambassadeur du Vatican à Téhéran et exige des excuses. Puis il déclare hier aux Nations Unies qu'il est près à suspendre son programme d'enrichissement de l'uranium s'il obtient des "conditions équitables" (qu'il ne précise pas). Et aujourd'hui il revient à la charge en faisant défiler ses troupes et ses miliciens aux cris de "Mort à l'Amérique !" et "Mort à Israël !" et en affirmant en guise de provocation qu'il frappera "comme la foudre" ses ennemis en cas d'attaque. Mais tout va bien puisqu'il a précisé : "Nous avons dit que l'arme atomique n'a pas de place dans notre doctrine de défense et notre guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) a déclaré que l'utilisation de l'arme atomique était haram (proscrite par l'Islam)". Me voilà rassuré !
 
           Une dernière chose : que faites vous quand vous voulez gagner du temps ? Une diversion ! Le Hezbollah ("le parti de Dieu"), parti musulman chiite libanais minoritaire, qui comprend un bras armé composé de milices formés par les Gardiens de la Révolution iraniens est soutenu et financé par les deux puissances chiites de la région : la Syrie et surtout l'Iran. 
           Jusqu'ici, les milices du Hezbollah se livraient régulièrement à des provocations en tirant des roquettes sur les territoires israëliens. Pourtant si on regarde les chiffres (je ne les ai plus exactement en tête), pour plusieurs centaines de roquettes tirées, il n'y a eu que quelques dizaines de morts (dont, je crois 8 crises cardiaques d'octogénaires) . Comment l'expliquer puisque les miliciens ont été correctement formés ? Ils pourraient provoquer plus de dégâts. La réponse est simple : leur chef Hassan Nasrallah est un pragmatique. Il est bien conscient qu'une provocation trop importante pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le Liban. Le Hezbollah se contente donc généralement de tirer une roquette au hasard (le plus souvent en plein champ) et de déguerpir.
    
           Et pourtant...le 12 juillet de cette année, le Hezbollah déclenche un nouveau tir de roquettes et, chose nouvelle, mène une incursion en territoire israëlien. Bilan de l'opération côté israëlien : 8 morts et 2  soldats prisonniers du Hezbollah. L'échec de l'opération de sauvetage conduira à la mort de 5 autres soldats israëliens, membre du commando de récuparation. Vous connaissez la suite... La riposte israëlienne a été disproportionée, ce qui est essentiellement dû à l'incompétence totale (chose rare) du nouveau gouvernement israëlien en matière militaire.  
            Nasrallah a lui-même déclaré que s'il avait pu prévoir les conséquences, il n'aurait pas donné l'ordre de cette opération. Et pourtant, il  avait prévu puisque depuis des années il évitait toute provocation grave à l'encontre d'Israël. Alors ? Tout simplement l'ordre n'est pas venu directement de lui mais de Téhéran, ce que Chirac a compris, comme les spécialistes du Moyen-Orient, puisqu'il affirme que le Hezbollah est soutenu par "on ne sait qui" (lire entre les lignes).
 
            M Ahmadinedjad gagne donc ainsi du temps en forçant les Nations-Unies à s'enliser dans une difficile et coûteuse opération de rétablissement de la paix (mais certes indispensable pour maintenir la stabilité de la région). De plus, Hassan Nasrallah réapparait, se posant en vainqueur et en libérateur  du Liban (lui qui s'est planqué pendant l'offensive israëlienne), puisque les Israëliens se sont retirés. Il oublie au passage de préciser qu'environ 80% de ses miliciens ont été mis hors de combat par Tsahal. Il ne semble pas non plus trop pressé de désarmer ce qui lui reste de partisans, comme l'ordonne la résolution 1701 de l'ONU.
 
            Soit, me direz-vous, mais pourquoi soucier de cette question? L'Iran n'a qu'à trouver une bonne raison (pas trop dur) pour dénoncer le Traité de Non-Prolifération et il pourra développer sa bombe en toute légalité. C'est vrai, mais le problème est que cette bombe serait forcément proliférante. Rien ne ferait plus peur aux états musulmans sunnite du Proche-Orient que de voir une bombe atomique entre les mains d'une puissance chiite, surtout si celle-ci se nomme Ahmadinedjad.
            Donc que croyez-vous que vont faire nos alliés et partenaires musulmans, notamment la Turquie et l'Arabie Saoudite s'il se rendent compte que les grandes puissances sont incapables de les protéger d'une nucléarisation de l'Iran? Ils vont se demander à quoi servent leurs alliances et mettre au point leurs propres bombes. Et ça sera rapide, car Riyad en a largement les moyens...
 
           C'est vrai, la bombe atomique sunnite existe déjà au Pakistan, mais dans cette région, elle est "équilibrée" par la puissance nucléaire indienne. Au Moyen-Orient, c'est différent : la situation entre sunnites et chiites et vraiment tendue et pas seulement en Irak (où la tension est décuplée par des années de persécutions).
           Si vous ne me croyez pas, regardez le temps qu'a mis la ligue arabe à se réunir (et encore, par délégation, au niveau des ministres des affaires étrangères) après le déclenchement de l'offensive israëlienne, elle d'habitude si prompte à fustiger la moindre action israëlienne (assez souvent à juste titre d'ailleurs). Et encore ! Pour aboutir à quelle conclusion ? La condamnation de l'agression israëlienne ? Pas du tout. Les pays n'ont pas réussi à se mettre d'accord entre cette option et la condamnation du Hezbollah pour ses provocations... On croit rêver ! 
          Tout cela prouve bien que la menace chiite fait bien plus peur aux sunnites que la menace israëlienne, qui, après tout, ne concerne que les quelques pays limitrophes...
 
           Voilà, à part ça tout va bien sous le soleil de Téhéran. Les membres du Conseil de Sécurité n'arrivent pas à se mettre d'accord et Ahmadinedjad jubile.
            Que peuvent faire les grandes puissances ? Déjà parler fermement et tous d'une même voix. Ca ne sert à rien de faire de l'anti-américanisme primaire sur ce sujet. A partir de là, les Nations-Unies pourront prendre des sanctions si l'Iran refuse l'envoi d'inspecteurs. Un embargo serait efficace. Même s'il serait très couteux pour nous à cause de la hausse des prix du pétrole, il paralisera l'économie de l'Iran qui est incapable de raffiner son pétrole et importe donc ses carburants.
            
             J'ai l'impression que les hommes politiques français, même à droite, se désintéressent totalement de la question, ce qui est plutôt inquiétant. On a jamais réglé une crise en jouant à l'autruche...
             Sinon, il faut savoir qu'il y a aussi une crise interne en Iran, dont on ne parle pas trop (justement entre pragmatiques et dogmatiques) et que Ahmadinedjad a déjà survécu à deux attentats le visant, et probablement pas commandités par le Mossad...à suivre...     
   
             Voilà, si vous avez tout lu jusqu'ici, vous êtes bien courageux, parce que je m'aperçois qu'en fait c'est super long et probalement assez sopo... Mais bon j'avais quand même envie de réagir...
par Monsieur N - de Buenos Aires publié dans : Le monde est fou communauté : Vu de droite
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Mercredi 27 septembre 2006

Parmi les amis de la Démocratie Nationale, en voici un à la célébrité récente. La biographie, hélas, n'est pas tirée d'un journal de très grande qualité : on prend ce qu'on trouve...

Un look de "gendre idéal" mais une réputation de faucon. Promis à diriger le Japon dans moins d'une semaine en remplacement du Premier ministre Junichiro Koizumi, Shinzo Abe sera à 52 ans le plus jeune chef de gouvernement de l'après-guerre du pays. Héritier d'une illustre dynastie d'hommes politiques conservateurs, il a été éduqué depuis son plus jeune âge pour accéder aux plus hautes marches du pouvoir.

Né le 21 septembre 1954 à Nagata (sud), Shinzo Abe a étudié la science politique au Japon et aux Etats-Unis. C’est en 1982 qu’il fait ses premiers pas en politique comme secrétaire particulier de son père Shintaro Abe, alors ministre des Affaires étrangères. A sa mort, il hérite de son fief électoral dans la préfecture de Yamaguchi (sud) où il est élu député en 1993. "Abe est un pur-sang de la politique, une sorte de seigneur féodal. Il a un sens très fort de sa mission qui est de représenter son clan politique et si possible, de faire mieux que son père qui n'a pas été Premier ministre", note un diplomate étranger.

Idole de l'aile droite du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, il doit sa popularité à la ligne intransigeante qu'il prône depuis des années à l'égard de la dictature communiste de Pyongyang. C'est lui qui a géré la crise des missiles nord-coréens en juillet tandis que Koizumi se mettait en retrait. Spécialiste des questions de sécurité, il envisage de doter le Japon d'une capacité de frappe préventive, un tabou dans ce pays pacifiste et une source d'inquiétude pour les pays asiatiques victimes du militarisme nippon, comme la Chine. Depuis sa jeunesse, il plaide aussi en faveur d'une révision de la Constitution pacifiste qui interdit au Japon d'avoir de véritables forces armées.

"Shinzo Abe considère qu'il est essentiel pour un responsable politique d'avoir des convictions fortes et de s'y tenir", une valeur héritée de son grand-père, l'ex-Premier ministre Nobusuke Kishi (1957-1960), selon le politologue Kabashima. Shinzo Abe ne cache pas son admiration pour ce grand-père, figure conservatrice de l'après-guerre qui fut emprisonné par les Américains comme criminel de guerre (il n'a jamais été jugé). Ce dernier est resté dans l'histoire pour avoir imposé le renouvellement de l'impopulaire Traité de sécurité nippo-américain en dépit d'une virulente contestation gauchiste.

Comme son mentor Koizumi, le futur Premier ministre est partisan des visites au sanctuaire shintoïste du Yasukuni, haut-lieu du nationalisme nippon où sont célébrés enterrés d’anciens criminels de guerre. Un lieu au coeur des relations conflictuelles avec les Chinois et les Coréens. Mais plus pragmatique que son aîné, il refuse désormais d'évoquer cette pomme de discorde et devrait faire bientôt un geste d'apaisement envers Pékin. Moins excentrique que Junichiro Koizumi, Shinzo Abe, très apprécié des femmes, joue sur une image d’homme "honnête et prévenant". Ses détracteurs lui reprochent en revanche son manque d'expérience, "une malléabilité", et une "santé fragile" sujette au stress. A lui de démontrer que diriger le pays du Soleil Levant ne l’empêchera pas de rester zen.

par Peronito publié dans : Nos amis d'aujourd'hui
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Samedi 29 avril 2006

La Démocratie Nationale, c'est d'abord une histoire : l'Histoire de France. De Vercingétorix à de Gaulle, en passant par Saint Louis, Louis XIV, Richelieu, Clemenceau et Bonaparte, elle s'inscrit en fille directe des grands hommes qui firent notre pays. C'est aussi une histoire dans laquelle elle ne s'inscrit pas, celle de l'anti France, de Ravaillac à Edgar Pisani. Une histoire plus récente aussi : par une belle après-midi de printemps, le RDN fut fondé en un lieu mythique, l'Abbaye, où l'Affligem fut source d'une réflexion politique puissante et neuve, comme ce blog entend le montrer et le démontrer.

Cependant, la Démocratie Nationale c'est surtout l'avenir, un avenir radieux. Quelque chose comme le soleil d'Austerlitz. C'est pourquoi nous vous posons la question : êtes-vous national-démocrate ?

par Peronito publié dans : Démocratie Nationale
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Vendredi 28 avril 2006

Il a suffit de quelques gazouillis printaniers d'émeutiers en herbe aux portes des facs pour arrêter net le lyrisme réformiste de notre cher premier ministre Domi de V. Soyons fair play pour sa personne, qui n'est certainement pas la cause première de la reculade ; le résultat reste quand même confondant...

On peut se consoler si l'on n'est ni jeune en recherche d'emploi, ni vieux qui craint le licenciement : le statu quo avantage ceux en place. Au pire, nous pouvons tous devenir fonctionnaires, c'est encore un secteur qui recrute quoi qu'on dise. Mais faut-il se résoudre à voir le pays devenir l'administration du monde, tandis que les industries se délocalisent ? Le plus confortable serait d'être une autruche socialiste, la tête dans le trou noir des avantages acquis et de la pensée économique nulle. Et puis c'est beau, c'est romantique ces jolies étudiantes chefs de manifs, cette fraternité du squat des universités! On peut se noyer dans la masse festive sans se faire des noeuds au cerveau. Ah le beau sentiment d'exaltation sans une once de réflexion lucide... Choix facile mais peu constructif : la lobotomie et la mort en somme. 

Moins reposant (et plus audacieux admettons-le), soutenir "malgré tout" ceux censés voir plus loin, même s'ils n'aboutissent pas : le villepinisme malgré l'échec. Voire le sarkozysme, qui dans l'affaire du CPE a si bien contribué à l'échec. L'espoir qu'un jour peut-être ça change doit faire oublier les mauvais résultats présents. Mais... si la solution était ailleurs ?

Le RDN vous le promet : la Démocratie Nationale, c'est l'assurance d'un monde plus beau où l'enfant caressera le tigre. Ce blog entend le montrer.

par Peronito publié dans : France
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Vendredi 7 avril 2006

Aujourd'hui est un grand jour pour la France et pour l'humanité.
Le blog de la Démocratie Nationale est enfin créé !

par Peronito publié dans : Démocratie Nationale
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